Tickle Toe par les Double six

Été 2020 : le best of 1

Un parti pris de ce blog est de ne pas être un site de critiques. Je ne dis qu’occasionnellement ce que j’aime ou pas (parce qu’on s’en fout entre nous soit dit). Mais cet été, il en va tout autrement, puisque le temps est venu du best of ! Jusque vers mi-septembre, je vous présente les meilleures chansons passées dans le blog depuis le début. Un choix réalisé en toute objectivité (subjective). Il y aura peu de blabla, juste une belle chanson chaque jour. Il a fallu se résoudre à bien des sacrifices, et de ce point de vue ça a été la série la plus cruelle à écrire …

Aujourd’hui, Les Double Six nous chantent Tickle Toe. Passé dans le blog le 17 mars 2016. J’adore, parce que c’est génial. Mais parle donc pas tant…

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Le colporteur

Les Juifs et la chanson V – Chansons de Corvol 10

Pour conclure cette série, une de mes chansons de Corvol préférées, Le colporteur. C’est apparemment une adaptation d’un chant du folklore russe (la musique ressemble un peu à celle de Tétris d’ailleurs, voir le billet qu’on lui a consacrée dans la série sur la chanson geek). La traduction des paroles est de très bonne facture, à mon goût du moins, je me demande à qui on la doit. Et puisqu’on parle de culture geek, je trouve un je ne sais quoi de Tolkinien au troisième couplet… Je n’ai pas trouvé de version satisfaisante en français sur la toile, je vous propose une version en russe par Sarah Gorby (qu’on a déjà vu dans la série sur la chanson yiddish).

Les paroles en français.

Seul dans la steppe aride
Je m’en vais tristement vagabond
Marchant toujours
Et mes poches sont vides
Et mon cœur depuis longtemps déjà
Est sans amour (bis)

Refrain
Eih di hei di hei di hei la la la… (bis)

Je n’ai plus rien à vendre
Ni rubans, ni mouchoirs, ni colliers
Je n’ai plus rien
On a dû me les prendre
Car sinon j’aurai donc tout perdu
Jusqu’à mon chien (bis)

Refrain

La route immense et grise
Qui là-bas disparaît dans la nuit
Je ne sais où
Egaré je l’ai prise
Je suis un pauvre colporteur
Un pauvre fou (bis)

Refrain

Ne fuis pas sur la route
Ne fuis pas douce enfant
Mais écoute ma chanson
Et si ton cœur est tendre
Va-t’en conter mes peines
Et qu’on ait pitié de moi (bis)

À ceux qui lisent les billets jusqu’au bout : merci pour votre fidélité. Les séries thématiques sont finies pour cette étrange année. À partir de demain, on commence une série d’été, le best of des chansons passées dans le Jardin depuis le début. On se retrouve en septembre. Il n’y aura pas de thème de l’année, mais plein de sujets dans le désordre le plus complet, la chronique Balade au jardin actuel de Jean-Christophe, et une fréquence plus raisonnable d’un billet tous les deux jours.

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Sixteen tons

Les Juifs et la chanson V – Chansons de Corvol 9

Je vous propose aujourd’hui une chanson intéressante du répertoire corvolois,
Seize tonnes, par Jean Bertola.

C’est une adaptation de Sixteen tons. Voici l’original par Tennessee Ernie Ford.

Voici encore le drolatique Sixteen tons of latkes par Mickey Katz. Sachez que les latkes sont une délicieuse spécialité à base de pommes de terre râpées. Explication détaillée des paroles ici.

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Jonasz et Sanson

Les Juifs et la chanson V – Chansons de Corvol 8

Évidemment, chaque génération de colon ou de moniteur apporte avec elle à Corvol les chansons à la mode de son époque, ce qui aura laissé sur chacun telle ou telle empreinte… Les fidèle de ce blog auront peut-être remarqué chez l’auteur de ces lignes une perte totale d’objectivité à propos de Véronique Sanson. Elle s’explique probablement par ses chansons passées volume à fond sur l’électrophone posé sur la fenêtre donnant sur le parc… dans les soleils couchant de juillet, interminables tout comme les vibratos de la belle Véronique.

Tiens, c’est juillet aujourd’hui… Ma musique s’en va.

Autre souvenir musical marquant, la voix de Michel Jonasz. Lucile.

Allez, les deux ensemble.

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Mon oncle Benjamin

Les Juifs et la chanson V – Chansons de Corvol 7

Le village de Corvol l’Orgueilleux se trouve tout près de la ville de Clamecy, patrie de Claude Tillier, un écrivain peu connu du XIXe siècle. Il se trouve que son roman Mon oncle Benjamin était l’un des livres préférés de Georges Brassens, et aussi de Jacques Brel qui tient le rôle principal dans son adaptation au cinéma. Pour en savoir plus, regardez cette vidéo très intéressante de Georges Brassens et René Fallet, interviewés par Michel Polac.

Un personnage important du roman est le Docteur Minxit, apparemment inspiré de l’authentique médecin corvolois Thomas-François Belin. Je vous propose un extrait du film d’Édouard Molinaro avec Jacques Brel, et un peu de chanson à boire au début. Écoutez bien au début de la vidéo : « Vous docteur Minxit, mon respecté confrère de Corvol ».

Malheureusement, cette connexion entre la grande chanson française et le village de Corvol l’Orgueilleux ne transparait dans aucune chanson chantée aux colonies du CLEJ. Je lance un appel aux responsables de la commission pédagogique pour réparer d’urgence cette lacune ! Je propose Mourir pour mourir.

Le billet d’hier a suscité plusieurs commentaires d’anciens de Corvol. Je disais que la Shoah y était rarement évoqué en chanson. Rosette me signale Zog Nit Keynmol, chanté à certaines époques et qui a déjà été passé deux fois dans blog, ici et ici. Mathilde cite la même chanson, ainsi que le Chant des marais, passé dans le blog ici.

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Confusion et questionnements

Les Juifs et la chanson V – Chansons de Corvol 6

Les paroles des chansons de Corvol étaient un peu difficiles à comprendre pour les enfants. D’autant que dans les années qui ont suivi la guerre, l’histoire immédiate de la plupart des familles des enfants de Corvol était plutôt marquée par la Shoah que par les grandes grèves de 36 ou autre. Je donne juste un exemple au hasard, extrait de Amitié, liberté :

Hier l’usine broyait notre vie,
Sous les coups de ces pesants marteaux
Aujourd’hui la forge refroidie
Et la joie grandit à nouveau

Cette histoire de « forge refroidie » et de « marteaux » était parfaitement incompréhensible. Dans la tête d’un enfant, le ton martial de ces chansons les rattachait plutôt naturellement aux histoires de la dernière guerre, et donc de camps ou de ghettos. Bien qu’évidemment, les paroles des chants révolutionnaires ne collaient qu’imparfaitement à cette histoire. D’où une certaine confusion teintée de questionnements que j’ai expérimentée. Je me demande si je suis le seul… Je note d’ailleurs que l’histoire de la Shoah n’était pas du tout éludée dans les colonies du CLEJ : elle était évoquée dans des spectacles, ou chaque 16 juillet lors de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv. Mais pour autant que je me souvienne, elle était peu évoquée en chansons.

En l’absence de chanson donc, et puisqu’on parle de ton martial, je vous passe, L’Appel du komintern, très souvent chanté à Corvol sous le titre Quittez les machines.

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Tous ces trucs

La balade aux jardins actuels, 15

Tous ces trucs

Été comme hiver

on alourdit le fardeau. On oublie les Les plaisirs simples.

Jean-Louis nous chante La photo d’Alice Carroll

La chanson de Wendy Barrie

Le vertige de Carlotta Valdes

Le film de Dorothy Baum.

Il rêve de la femme de [sa] vie

l’amour Poupée russe

l’âme sœur rencontrée Dans la file d’attente,

au Supermarché,

amenée (ou oubliée ?) à Venise,

ou plaquée or.

Il rêve de la connaître, qu’elle vide [son] sac

qu’elle lui dise tout qu’elle partage les secrets de sa Toilette intime.

À laisser Les rides gagner,

nos amours risquent le coup de grisou

Mais ce soir

Tout va bien

nous allons pouvoir retrouver notre petit bar

le Clubbing at home

Puis, nous allons enfin pouvoir nous offrir nos Vacances de rêve

dans la Douceur d’été.

Pause estivale bien méritée pour Une guitare [qui] se rappelle.

En rentrant, si on vous y invite, soirée entre amis, Am’nez-y vos souvenirs

puis vous aborderez Le nouveau monde.

Bon été à tous.

Plus de Jean-Louis Chinaski sur sa page pro, sa page Facebook et sur Youtube.

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Le grand répertoire de gauche

Les Juifs et la chanson V – Chansons de Corvol 4

Le répertoire engagé, anticlérical ou pacifiste, est bien sûr à l’honneur à Corvol. Avec par exemple Giroflé Girofla, musique d’Henri Goubier, paroles de Rosa Holt. Par Yves Montand.

Autre exemple : le grand classique d’Aristide Bruant, Le chant des canuts, présent à Corvol quoique rarement chanté (parce que trop difficile à mon avis… le rythme et la mélodie ne sont pas évidents). Encore par Yves Montand.

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