Encore un peu de The Who

Quand le rythme devient envahissant 6/6
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Pour conclure cette série sur le rythme envahissant, on revient au point de départ de la série : The Who, et son batteur Keith Moon. Lorsque Mick Jagger s’est retrouvé en prison pour une sombre affaire de stupéfiants, quelques artistes publièrent pour le soutenir des reprises des Stones. The Who se fendit d’une version très spéciale d’Under My Thumb, chanson qu’on a déjà rencontrée dans ce blog dans notre série sur le féminisme et le sexisme, ici.
Alors que la version originale tient debout par le contraste entre l’ostinato entêtant du marimba de Brian Jones et le chant syncopé de Mick Jagger, la version de The Who sonne un peu amateur et se tient tout entière par la batterie littéralement hors de contrôle de ce cher Keith… On notera aussi le traitement très spécial des chœurs, une autre spécificité de The Who, dont on reparlera quand j’y aurai compris quelque chose. Tout ça donne un je ne sais quoi de frais et d’humoristique à cette version.

Pour comparer, l’original des Stones :

 

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Êtes-vous sexiste-Beatles ou macho-Rolling Stones ?

Féminisme / Sexisme – 3/6
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Personne ne propose de chanson, alors je vous laisse jusqu’à demain pour trouver la chanson la plus sexiste de Léo Ferré (voir post précédent). Pour patienter, on traverse la Manche, et on se se demande qui des Rolling Stones ou des Beatles étaient les plus sexistes. On pensera probablement d’abord aux Stones, mauvais garçons autoproclamés, plutôt qu’aux gentils Beatles. Voire. Je vous propose deux classiques, et vous pourrez vous faire votre opinion par vous même. (À propos, je n’ai jamais dit que ce blog était sur la chanson française …).

Effectivement, les Stones y vont fort, avec leur tube Under my thumb. Mike Jagger raconte paraît-il sa liaison avec le mannequin Chrissie Shrimpton qui fini « sous sa coupe » (« under my thumb » se traduit mot à mot par « sous mon pouce »). Je vous laisse écouter les paroles, assez outrancières puisque l’héroïne est comparée à un chat siamois (« siamese cat of a girl »), et plus généralement à un animal de compagnie (« pet » en anglais).

Mais que dire du machisme, certes beaucoup plus petit bourgeois, des Beatles ? Il y en a plusieurs exemples, bien cachés dans nombre de leurs innocentes bluettes. Mon choix : Paul rentre enfin en URSS. Que dit-il à sa petite copine ? « Tu rangeras ma valise demain, et débranche le téléphone chérie ». Sympa.

« Leave it till tomorrow to unpack my case
Honey disconnect the phone
I’m back in the U.S.S.R. »

Je vous mets une version de Back in U.S.S.R. par Lemmy, le fondateur de Motorhead, paix à son âme. Ça envoie quand même plus que les Beatles.

En bonus, l’URSS, le communisme, le sexisme et les valises, c’est une vieille histoire …