Il en est

L’homosexualité en chanson 12/15
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Dans les années 1950 et 1960, l’homosexualité reste donc cantonnée à la caricature. C’est le règne des expressions supposément utilisées par les homos et singeant des codes de sociétés secrètes, par exemple « il en est » (de la jaquette flottante ?). En 1968, On dit qu’il en est par Fernandel.

Je vous passe quelques vidéos du même tonneau. Extrait du film La cage aux folles, adaptation d’une pièce de théâtre de 1973 écrite par Jean Poiret, la merveilleuse scène des biscottes. La vision de l’homosexuel (joué par Michel Serrault) est certes stéréotypée et caricaturale, mais les stéréotypes « virils » en prennent aussi pour leur grade, si bien qu’on ne sait plus qui se moque de qui…

Une interview de Jean Poiret.

Ensuite, La guerre en dentelles, sketch un peu lourdingue de Roger Pierre et Jean-Marc Thibaut en 1956 (la vidéo est sans doute plus récente). La « guerre en dentelles », avant d’être un sketch désigne des guerres du XVIIIè siècle se déroulant selon un schéma très codifié, sous le commandement d’aristocrates qui portent justement de la dentelle.

POur finir, vous pouvez aussi regarder sketchs des Deschiens qui recyclent quelques poncifs sur les garçons coiffeurs.

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Les CRS réhabilités

La chanson anti-soixante-huitarde 4/8
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Mai 68 fut le théâtre d’un affrontement entre étudiants et C.R.S. Il paraît que les étudiants criaient « CRS, SS », ce à quoi les CRS rétorquaient « Étudiant, diant-diant ».

Jean Yanne a écrit un hymne des C.R.S, suffisamment ironique pour avoir figuré un moment dans la playlist de Radio Libertaire. Mais comment savoir ce qu’il pensait vraiment ce bougre ? Générique de son film Moi y en a vouloir des sous, La marche des C.R.S., musique de Michel Magne.

Notez l’apparition dans le film du groupe Magma (déjà évoqué dans le billet sur l’avant-garde en Mai 68, ici), avec comme spectateurs Michel Serrault et Jean-Roger Caussimon en ecclésiastiques. Teddy Lasri est au saxophone soprano et le fondateur du groupe, Christian Vander, à la batterie.

Par la suite, le C.R.S. a été discrètement réhabilité comme personnage de chanson comique. L’idée est de jouer sur le décalage entre réputation de brute et situations plus romantiques. Bref, le C.R.S. presque aussi sympa et rigolo qu’Obélix. Dans la chanson comique, ce rôle contrasté est plus souvent tenu par le boucher, type moins polémique (avant que les vegans ne s’en mêlent bien sûr). On consacrera bientôt une série aux chansons de boucherie, il y en a plus qu’on ne le suppose. En attendant, Mon C.R.S. chanté par Annie Cordy.

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