Le moyenâgeux

Brassens et les poètes 8/8
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C’est le dernier post de la série sur Brassens et les poètes. Si vous a plu, abonnez-vous au blog ! Il faut cliquer quelque part à droite (sur un ordinateur), ou tout en bas, après les mots-clefs (sur un smartphone).

On a vu Antoine Pol qui disait ce que Brassens ne savait pas dire. On vu Paul Fort, héritier de Gustave Nadeau et testateur au profit de Brassens. On a vu Victor Hugo remis au goût du jour par le génie musical de Brassens.  Dans le dernier billet, Brassens chantait Villon, plus célèbre poète français du Moyen Âge. Alors, Brassens moyenâgeux ? Bien sûr, il le dit lui-même dans Le moyenâgeux.

Vous avez entendu ce bel hommage à Villon :

Ma dernière parole soit
Quelques vers de Maître François
Et que j’emporte entre les dents
Un flocon des neiges d’antan

Pour conclure cette série sur Brassens et les poètes, voilà quelques vers que j’aime bien. Petit plaidoyer pour la poésie, tiré de la chanson La femme d’Hector :

Ne jetons pas les morceaux
De nos cœœurs aux pourceaux
Perdons pas notre latin
Au profit des pantins
Chantons pas la langue des dieux
Pour les balourds, les fesse-mathieu
Les paltoquets, ni les bobèches
Les foutriquets, ni les pimbêches

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Ils chantent Brassens qui chante Villon

Brassens et les poètes 7bis/8
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C’est mercredi aujourd’hui, en général, je propose une annonce de concert autour de Lyon pour le week-end (voir ici toutes les annonces déjà passées). Mais rien ce mercredi : j’ai épluché tout le petit bulletin, je n’ai rien trouvé, ou alors détrompez-moi. J’en profite pour reparler un peu de Brassens et Villon. Merci à Pierre Delorme pour nous avoir signalé dans un commentaire les travaux de Paul Verhuyck. Sur wikipedia, on peut lire :

En 1989, dans son article François Villon et les neiges d’antan, Paul Verhuyck propose une hypothèse inédite. Il rattache les figures féminines évoquées par Villon à la tradition hivernale des statues de neige dans les régions de l’Artois et des Flandres

L’article est téléchargeable ici, c’est une excellente lecture, la thèse de Paul Verhuyck est assez convaincante.  Aller, on réécoute la Ballade des dames du temps jadis, chantée par Juliette Nourredine (plus souvent simplement appelée Juliette), Madame Raymonde, Jean-François Novelli.

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Brassens chante Villon

Brassens et les poètes 7/8
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On arrive à la fin de la série sur Brassens et les poètes. Toutes mes excuses aux fans de Louis Aragon, Francis Jammes, Alfred de Musset, Jean Richepin, Géo Norge, Pierre Corneille, Tristan Bernard, Hégésippe Moreau, Paul Verlaine, Gustave Nadeau ou Théodore de Banville.
Brassens les a certes chantés, mais on parlera d’eux une autre fois, peut-être. Le dernier sera François Villon, poète du moyen-âge. La ballade des dames du temps jadis.

Rien à dire : la musique épouse le texte merveilleusement (petite confidence : je crois que c’est la chanson de Brassens que je préfère). L’accompagnement à la guitare est assez original et ajoute à l’exotisme de ce Moyen Âge si cher au cœur de Brassens, on en parle dans le prochain post.

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