Hélas, les carabins…

Paralipomènes 29/67
(la série qui revient en 68 billets sur les 44 premiers thèmes du blog)
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Dans la vingtième série du blog, on s’intéressait à l’image des scientifiques dans la chanson, et on notait qu’elle était toujours négative. On mentionnait L’ancêtre, de Georges Brassens, qui donne une image plutôt négative des médecins (carabins en argot). Mais je n’ai pas passé la chanson, oubli réparé (la vidéo avec son contrebassiste Pierre Nicolas est très intéressante, Brassens chante en fumant la pipe, on comprend qu’il s’entende mal avec les médecins).

Les « mignonnes qui fument, crénom de nom », elles seraient bien allées dans la série sur les prostituées…

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Brassens transi

Brassens et les poètes 2/8
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Je vous ai proposé Les passantes dans le dernier billet, adaptation par Brassens d’un poème d’Antoine Pol. Conformément à l’esprit de la série, j’alterne une adaptation et une chanson purement de Brassens, sur un thème similaire.

Mais j’ai rencontré une difficulté assez intéressante : Brassens n’a écrit quasiment aucune chanson d’amoureux éconduit qui, à l’instar de ce qu’on entend dans Les passantes,  passe à côté du grand amour ou plus simplement de l’occasion. Il raconte quantités de ruptures (par exemple dans Auprès de mon arbre, Comme une sœur, Cupidon s’en fout, Je suis un voyou, L’orage, Le parapluie, P… de toi, Sale petit bonhomme, Sauf le respect que je vous dois, Le temps passé, La traitresse, Le vingt-deux septembre). Mais l’amour non consommé ou l’amoureux transi, ce n’est pas son truc. On comprend donc que pour aborder ce thème, il fasse appel au texte d’un autre. Il y a bien sûr Gastibelza, mais tiens tiens : les paroles sont de Victor Hugo, on en reparle dans la série. En cherchant bien, il y a La princesse et le croque-note, déjà vue ici, n’en parlons plus. Il y a peut-être Pénélope, Marinette ou L’amandier, mais Pénélope est une chanson sociale, Marinette une chanson comique, et L’amandier une fable, on est bien loin des jérémiades de Brel sur l’Amour Impossible.

Bref, la seule, l’unique, l’authentique chanson de Brassens sur l’amour non-consommé, c’est bien sûr Fernande ! Elle est parue dans le même album que Les passantes, et la différence d’approche entre les deux chansons se passe très bien d’explications…

On reconnaît encore Joël Favreau à la deuxième guitare et Pierre Nicolas à la contrebasse. À la petite table à côté, Alain Souchon et Michel Jonasz ont l’air de s’amuser comme des fous… Caché par les sous-titres, on dirait Laurent Voulzy.

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La cane de Jef

Post spécial scoop

J’interromps la série en cours pour un scoop incroyable, que j’ai obtenu par un lanceur d’alerte anonyme, stagiaire au Soir de Bruxelles.  L’article doit sortir ce soir même sur cinq colonnes à la une… Héhé, je les grille de quelques heures, je sens que ça va buzzer.

Voilà, l’arrière grand-père de Jacques Brel, Hans Breexhsens, suite à la faillite frauduleuse de la pêcherie de harengs dont il avait la gérance au Spitzberg, a dû immigrer dans le sud de la France, où il s’est fait passer pour Italien afin de brouiller les pistes. Il a francisé son nom en Brassens et a refait sa vie, tous les lecteurs de ce blog connaissent le plus célèbre de ses rejetons. Il abandonnait derrière lui dans un orphelinat en Belgique un fils qui n’est autre que le grand-père maternel de Jacques Brel.

Jacques Brel et Georges Brassens étaient donc cousins au deuxième degré ! Le plus incroyable est que le producteur Jacques Canetti avait appris la chose. Il avait même proposé dans le plus grand secret une résidence d’artiste aux deux chanteurs pour composer une chanson ensemble. La seule contrainte était le titre : La cane de Jef. Il y en aurait un enregistrement pirate, je vous le passe dès que je mets la main dessus. En attendant, une chanson de Brassens tirée au sort, Histoire de Faussaire, accompagnée par Joël Favreau à la deuxième guitare et Pierre Nicolas à la contrebasse.

Pfou, comme dirait Brel, ça sent la morue jusque dans le cœur des frites aujourd’hui…

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