La peinture en bâtiment est-elle un art majeur ?

La chanson, art majeur ou art mineur VIII. Chanson et peinture 5/17

À force de se casser la tête sur les arts majeurs, on oublie qu’en peinture, il y a aussi les peintres en bâtiment.

Y a toujours un peintre, par Marcel Amont.

Les peintres en bâtiment sont souvent cantonnés à la chanson comique. Bourvil, La Rumba du pinceau (par la fenêtre).

Mon oncle a tout repeint, par Marianne Oswald, une chanson de Jean Nohain.

Bourvil et Marcel Amont sont les seuls chanteurs qui joignent le geste à la parole : ils peignent en même temps qu’ils chantent, bravo.

La figure de l’artiste peintre étant plutôt positive, lorsqu’un ex-peintre tourne mal, on s’imagine qu’il ne pouvait être peintre qu’en bâtiment… Tout en prenant quelques précautions pour ne pas heurter cette noble profession. Voir la chanson Il travaille au pinceau, de Georgius, « l’amuseur public numéro 1 ». On en est 1938.

1 – Pourquoy n’aura mon langage, son or et ses douces fleurs ?
2 – Être Dieu
3 – Brel à Gauguin
4 – Goya et la chanson
4bis – Goya bis
5 – La peinture en bâtiment est-elle un art majeur ?
6 – Figure mythique du peintre
7 – Van Gogh, peintre par excellence de la chanson
8 – Autres personnages de peintres
9 – Les arbres de Corot
10 – Regard impressioniste
11 – La Joconde
12 – Nicolas Schöffer
13 – Ekphrasis
14 – Serge Rezvani
15 – Nino Ferrer
16 – Mick Micheyl
17 – Serge Gainsbourg

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La sonate au clair de lune de Beethoven

La chanson, art majeur ou art mineur VI. Musique classique, chanson, et réciproquement, 12/18
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En chanson, on entend parfois une citation classique subreptice. Dans Les bonbons de Jacques Brel, au moment de « sur le kiosque on joue Mozart », l’orchestre se prend pour Mozart un quart de seconde.

 

Dans Couché dans le foin, une chanson de Mireille et Jean Nohain, il y a un emprunt rapide à Carmen de Georges Bizet (sur « Hélas le métier de toréador », vers 1:02). Je vous propose une interprétation par Pills et Tabet. On aperçoit Jean Nohain au début de la vidéo.

Dans Il fait des …, l’une des 87 chansons écrites par Édith Piaf, Yves Montand nous fait entendre quelques passages classiques, dont un petit bout de la Sonate au clair de lune de Beethoven, c’est vers la fin.

J’en profite pour vous repasser l’excellent sketch de Bernard Haller.

Il est vrai que cette sacrée sonate se prête volontiers à toutes sortes de massacres. Au kazoo, Joël Van Der Mark.

Puisqu’on parle de Beethoven, je vous raconte un souvenir personnel. En cours de solfège, la prof nous demande pourquoi à la fin de la Cinquième symphonie, l’orchestre joue plusieurs fois l’accord de tonique. J’ai répondu : « parce que Beethoven était sourd ». On m’a viré de l’école de musique.

Meuh non, on ne m’a pas viré, personne n’a entendu ma bonne blague. Et la vraie réponse c’était plutôt que vue la colossale quantité d’énergie harmonique accumulée, il fallait résoudre plusieurs fois.

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