Brassens et NTM nous parlent du système

Paralipomènes 17bis

Merci pour vos propositions de chansons qui parlent du « système ». Nathalie, internaute de Lyon 7è, nous propose La maîtresse d’école, une chanson de Georges Brassens, ici chantée par Maxime Le Forestier. « Ce système ne fut jamais admis… »

Bastien, lui aussi internaute de Lyon 7è (ils doivent probablement être voisins ?), nous propose Laisse pas traîner ton fils de Suprême NTM. « Le système a la tête sous l’eau ».

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Petite fugue, grands malentendus

Paralipomènes 4

Le troisième thème abordé par le Jardin était la place de Jean-Sébastien Bach dans la chanson, ou disons dans la musique populaire. On notait les similitudes entre la musique de Bach et les solos du guitariste de hard rock Eddie Van Halen (ici). Et j’avais posé une devinette : quelle chanson française cite nommément Van Halen ? Personne n’a trouvé, et je n’ai pas encore donné la solution ! Je ne vous donne pas la réponse tout de suite, il vous reste quelques jours pour trouver, réponse le 11 juillet prochain, restez en ligne.

Pour revenir à Bach, le billet consacré à La petite fugue de Maxime Le Forestier a donné lieu à quelques malentendus dans des discussions ultérieures sur Facebook. Quand j’ai évoqué la « froideur » de la musique de Bach, ça n’était pas du tout mon jugement sur sa musique, je m’en serais bien gardé. C’était plutôt le constat d’une opinion implicitement partagée faisant partie d’un « mythe Bach » assez répandu.

Et la musique qui sert de support à la chanson de Maxime Le Forestier, c’est
Prélude et fugue N° 11 en F Maj BWV 856 (merci à Marie sur Facebook pour l’info). Ça n’est pas si évident, mais effectivement, le prélude ressemble à la chanson de Le Forestier. Ici joué par Sviatoslav Richter.

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Brassens et les poètes : Les passantes

Brassens et les poètes 1/8
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Bienvenue sur Le jardin aux chansons qui bifurquent, le blog qui explore la chanson à travers des séries thématiques ! La série que vous avez sous les yeux, c’est Brassens et les poètes, mais il y a en eu plein d’autres, voir la liste ici.

On s’intéresse donc aux poètes mis en musique par Georges Brassens. On va procéder par contraste, en alternant les poèmes chantés par Brassens avec des chansons dont il a lui-même écrit les paroles : excellent moyen de découvrir des aspects méconnus du grand Georges, de son rapport à la poésie et à tout plein de choses.

On garde le meilleur pour le début avec la mise en musique la plus rocambolesque de l’histoire de la chanson. Les lecteurs qui nous arrivent de MusikTips connaissent déjà l’histoire : dans les années 1940, Georges Brassens déniche sur un marché aux puces Émotions Poétiques, recueil édité à compte d’auteur en 1918 par un inconnu, Antoine Pol.  Il remarque plus particulièrement un poème : Les passantes. Brassens a mis des années avant de lui trouver une musique convenable. Il y parvient vers la fin des années 1960, et se met en quête de l’auteur pour obtenir son autorisation.  Mais impossible de le retrouver. En 1971, incroyable coïncidence, c’est Antoine Pol qui écrit à Georges Brassens pour une tout autre raison : il souhaite publier un recueil de ses textes. Brassens n’en revient pas bien sûr et propose un rendez-vous à Pol. Mais jamais la rencontre n’a pu se faire parce qu’Antoine Pol est mort quelques semaines plus tard.
Vous pouvez aller voir le site du petit-fils d’Antoine Pol, ici.

Je vous propose trois versions de la chanson, ce qui sera très utile à notre étude. Écoutez bien, ça vaut pas la peine. D’abord la version d’Iggy Pop (et oui…).

Puis une version par Georges Brassens. Il parait que c’est le premier enregistrement de la chanson, c’est effectivement un peu brut de décoffrage. Vous noterez que les arpèges (les ti-gi-li-gi-li-gi-li de la guitare) sont à l’arrière plan, surtout au début, la « pompe » typique de Brassens (le « boom-tchak boom-tchak ») prenant toute la place. La version de Brassens sonne donc beaucoup plus rock que le truc vaguement mièvre d’Iggy Pop, yeah, well done Georges.
Brassens disait souvent qu’il était obligé de varier un peu ses accompagnements, mais que sur bien des chansons, il aurait préféré garder sa bonne vieille pompe… C’est vrai qu’il n’y a rien de tel.

La dernière version, c’est Georges Brassens et Maxime Le Forestier, au Grand Échiquier, émission de Jacques Chancel. On reconnaît sur la vidéo Lino Ventura, dont Les Passantes était parait-il la chanson préférée. Il y a aussi Joël Favreau à la deuxième guitare. Ce qui est intéressant, ce sont les paroles : écoutez bien, Maxime Le Forestier ajoute un couplet ! Plus exactement, c’est Brassens qui a supprimé une strophe du poème d’Antoine Pol, une pratique dont il était coutumier, on en reparle dans la suite de la série.

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Élégie à un rat de cave

Le silence en chanson 8/8
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Dernier post de notre série sur le silence en chanson. Je vous demandais le plus long silence dans une chanson française. Ma réponse, Georges Brassens, dans Élégie à un rat de cave. Écoutez bien le magnifique silence vers 0:43, presque deux mesures, presque trois secondes, et bien plus si ce « gras du bide de Moustache » ne le brisait pas d’un petit coup de baguette…

Sur la vidéo, on reconnaît Moustache à la batterie, Marcel Zanini à la clarinette et Joël Favreau à la guitare.

Dans le post 2bis de la série, je demandais une chanson citant Sambre et Meuse. Bravo à Pierre Delorme qui a trouvé une de mes deux  solutions, Lèche-cocu. L’autre, c’est  Les chateaux de sables, de Brassens aussiD’après le site de la sacem, la musique est de Gérard Bourgeois.

 

Les chateaux de sable, chanté par Maxime Le Forestier.

Si ce thème vous a intéressé, cliquez sur ce lien qui m’a bien aidé à préparer cette série :
silence-une-musique-a-nulle-autre-pareille

J’arrête là, parce que comme disait Ludwig Wittgenstein dans son Tractatus logico-philosophicus : « Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence ».

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Ubu

L’énigme VF 3/9
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Je vous rappelle qu’on cherche le lien secret unissant les chansons de la série. La chanson du jour est Le père Ubu, de Dick Annegarn. On l’a déjà passée dans le blog pour « fêter » l’élection d’un père Ubu véritable à la tête des USA, voir ici.

Je vous en propose aujourd’hui une version par le collectif Sol en Si, avec Maxime Le Forestier  à la voix lead et une petite chorale de luxe : Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maurane, Alain Souchon et Zazie.

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Une petite cantate

L’énigme LdV 4/6
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On cherche toujours le lien secret unissant les chansons de la série. Ceux qui auraient déjà trouvé peuvent chercher pourquoi l’énigme s’appelle LdV (pas simple). Après Trenet, Brassens chanté par Jaroussky et les Jackson 5, je vous propose Une Petite Cantate, de Barbara. D’ailleurs, j’aurais pu vous proposer La Petite Fugue de Maxime Le Forestier à la place de la Petite Cantate, mais on l’a déjà vue dans le blog dans la série sur Bach, ici.  Ne connaîtriez-vous pas une Petite Symphonie, un Petit Concerto, ou un Petit Opéra pour la prochaine fois ?

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Chansonnette à celle qui reste

Quand l’esprit d’épicerie rencontre la révolution sexuelle 11/11
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Il est temps de conclure cette série d’été…  Chansonnette à celle qui reste. Paroles de Georges Brassens, musique de Jean Bertola, interprétée par Maxime Le Forestier.

 

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