Le flipper

Jeu et chanson 4

Il est temps de révéler la réponse à la première devinette : le jeu plus souvent cité en chanson. J’ai eu toute sorte de réponses (voir le billet précédent) et personne n’a trouvé la mienne. Diego propose la chasse, réponse intéressante avec beaucoup de chansons, mais je ne range pas la chasse dans les jeux.

Je propose donc : le flipper. Tout comme un bon coup au jeu de go, le flipper remplit plusieurs objectifs. D’abord, le jeu est musical en lui-même, il se prête bien à la musique figurative à l’instar de la machine écrire ou du train par exemple. Ensuite, ce jeu des copains, adolescent et générationnel permet d’actionner le ressort (c’est le cas de le dire) le plus efficace de la chanson : la nostalgie. Le flipper a aussi une valeur métaphorique : les rebonds illogiques de la boule de bumper en bumper sont la vie même. En fait, certains flippers étaient même des petites allégories, avec dans un univers bien défini des zones chanceuses et d’autres adverses, des prisons, des gains inespérées, etc. Bref, le flipper a tout pour plaire au parolier.

Même Édith Piaf a chanté le flipper. Le billard électrique.

Parmi les nombreuses chansons de flipper, je trouve que celle qui exploite le mieux tout le potentiel du jeu, c’est Flipper, du groupe Téléphone.

Pour la valeur nostalgique du flipper, je propose Les forbans, La fille du flipper.

Comme chanson qui exploite le potentiel métaphorique du flipper, je propose Corynne Charby, Boule de flipper. Il faut juste qu’on m’explique pourquoi le clip montre surtout des boules de bowling et une boule de pétanque bien astiquée sur un billard … La musique est de Christophe en personne.

Sur le plan musical, ma chanson de flipper préféré est Pinball wizard des Who. Avec Elton John au chant, le version du film Tommy exploite un peu le potentiel musical du jeu.

Pour les vrais fans des Who, une version live avec Roger Deltrey au chant. Au festival de l’ile de Wight, en 1970. Le tempo s’embourbe quelque peu… Keith Moon devait être un peu défoncé, mais merde, ça a de la gueule.

Version française, par Richard Anthony, un beau massacre, merci. Le sorcier du flipper. Les paroles sont de Boris Bergman, il a quand même fait mieux après …

Tant qu’à rester en France, je préfère de très loin la pop déjantée d’un autre Richard (Gotainer). L’empereur du flipper.

Même Chantal Goya a chanté le flipper, dans sa période yéyé au début de sa carrière. Si tu gagnes au flipper. Tout comme le yaourt avec de vrais morceaux de fruits, il y a de vrais bruits de flipper au début.


Les nuits sans Kim Wilde de Laurent Voulzy exploite le côté obsessionnel du flipper. Paroles d’Alain Souchon.

Je conclus ce billet par une anecdote personnelle. Soucieuse de mon éducation, ma maman m’emmenait parfois sur les lieux de tel ou tel événement historique. Ainsi nous sommes-nous retrouvés il y a une bonne quarantaine d’années dans le café où Jean Jaurès avait été assassiné quelque décennies auparavant, rue Montmartre à Paris pour autant que je me souvienne. Elle a demandé où se trouvait le grand homme au moment du coup de feu. Le garçon nous a répondu : « il était au flipper ». Tout comme Bob qu’était au flip quoi. Marche à l’ombre de Renaud.

Je me suis limité aux chansons centrées sur le flipper. Pour aller chercher l’extra-balle, ou même peut-être « claquer » et gagner une partie gratuite, quelques chansons qui l’évoquent incidemment :
Laisse béton, encore Renaud
Rock autopsie ou Les dingues et les paumés d’Hubert-Félix Thiéfaine
J’ai eu 30 ans de Maxime Le Forestier
Nos amours cassées de Félix Gray & Didier Barbelivien
Couleur menthe à l’eau d’Eddy Mitchell
Cœur en stéréo de Jeanne Mas

Vous venez de lire le 1200e billet du Jardin aux chansons qui bifurquent.

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Le juif non-dit

Les Juifs et la chanson IV – Image des juifs dans la chanson 4/19

Les billets précédents rassemblaient plusieurs chansons parlant des juifs explicitement. Ici on aborde le juif non-dit, allusif, dont on ne sait qu’il est juif que parce qu’on connait l’histoire de la chanson ou de son auteur. En lien avec les billets précédents, vous verrez d’ailleurs que ne pas dire le mot permet de se libérer un peu et d’évoquer plus concrètement le judaïsme.

Tout d’abord, comme on l’avait déjà remarqué dans une série précédente (ici), la discrétion sur le judaïsme est plutôt la règle chez les chanteurs juifs eux-même, à l’exception notable d’Enrico Macias et de Serge Gainsbourg (mais dans des chansons peu connues de son répertoire, on en reparle dans le prochain billet). Par exemple, Le chandelier, première chanson passée dans cette série fait allusion au judaïsme sans le nommer, on peut facilement passer à côté. Je ne reviens pas sur cette question à laquelle on a déjà consacré une série, je rappelle juste que de nombreux chanteuses et chanteurs juifs ne mentionnent simplement jamais leurs origines dans leurs chansons, le plus emblématique étant peut-être Francis Lemarque. Plusieurs n’en parlent que par allusion, comme Jean Ferrat. Ou Jean-Jacques Goldman dans Je te donne :

Je te donne nos doutes et notre indicible espoir
Les questions que les routes ont laissées dans l’histoire
Nos filles sont brunes et l’on parle un peu fort
Et l’humour et l’amour sont nos trésors

Ou Barbara, dont l’errance de la famille en fuite pendant la guerre occupe dans toutes ses chansons en tout et pour tout quatre vers de Mon enfance.

La guerre nous avait jetés là, d’autres furent moins heureux je crois
Au temps joli de leur enfance
La guerre nous avait jetés là, nous vivions comme hors-la-loi
Et j’aimais cela quand j’y pense

Je vous propose dans un style encore plus allusif, une chanson d’Eddy Marnay et Emil Stern, chantée par Renée Lebas. On doit à ce trio ce qui semble être la première chanson française évoquant à demi-mot la Shoah : La fontaine endormie, voir ici. La chanson Tire l’aiguille (laï laï laï) est inspirée d’une musique klezmer et évoque le métier de tailleur, très répandu dans l’immigration juive d’Europe de l’Est.

Chez les chanteurs non-juifs, le judaïsme est aussi parfois évoqué par allusion.
Tout d’abord, curieusement, le parolier qui puise le plus abondamment aux références bibliques est celui qui ne parle rigoureusement jamais des juifs : dans le petit théâtre de Georges Brassens, dans son village anachronique, au milieu de ses curés, cocus et bergères, dans ses chansons dont le personnage principal est Dieu en personne (le mot est cité dans plus de soixante de ses chansons), les juifs ou le judaïsme n’existent pour ainsi dire pas. Son seul personnage juif est sans doute le Christ (ajoutez-y Simon de Cyrène si vous voulez). La Prière, adaptation d’un poème de Francis Jammes.

Maxime Le Forestier a écrit La vie d’un homme, en soutien à Pierre Goldman, le demi-frère de Jean-Jacques, voir ici le billet qu’on a déjà consacré à cette affaire qui a fait grand bruit en son temps. Les paroles n’évoquent les origines juives du héros de la chanson que par soustraction :

À ceux qui sont dans la moyenne,
À ceux qui n’ont jamais volé,
À ceux de confession chrétienne,
À ceux d’opinion modérée…

Je vous propose maintenant une trouvaille intéressante datant du début de l’époque où pour faire vibrer la fibre antisémite du public, il a fallu inventer des formules ambiguës du type « l’anarchiste allemand Cohn-Bendit », qui ont l’avantage de combiner une critique admise et explicite à une critique taboue et implicite, flattant un auditoire potentiellement antisémite qui dans un étrange compagnonnage sera le seul avec les juifs à saisir l’allusion. Les communistes utilisaient « cosmopolite » de cette manière et de nos jours « finance internationale » ou « sionisme » ont plutôt la côte.

Sur la vidéo à suivre, Jacques Bodoin nous propose des imitations de Tino Rossi, Dario Moreno et Luis Mariano. La tonalité générale est désuète et xénophobe. Dario Moreno est présenté comme « Français, s’il l’on ose dire » puis chanteur « dont le pseudonyme sud-américain dissimule tant bien que mal et plutôt mal que bien un accent qui fleure bon l’islam ». Alors que Dario Moreno était de père turc, de mère mexicaine, tous les deux juifs, et que sa langue maternelle était l’espagnol ! Mais va pour l’islam.

Par ailleurs, les imitations de Bodoin sont assez réussies techniquement… et peut-être ignorait-il les origines de Moreno. J’observe qu’il a connu son plus grand succès en s’attaquant à un autre peuple habituellement taxé de radinerie : les écossais bien sûr. La panse de brebis farcie, célèbre sketch de Jacques Bodoin.

 

1 – Le chandelier
2 – Le mot « juif » dans des listes
3 – La chanson anticléricale œcuménique
3bis – Souchon et Ferré
4 – Le juif non-dit
5 – Les juifs chez Gainsbourg
6 – Un juif célèbre
7 – L’Aziza
8 – La chanson pro-israélienne
9 – Le conflit israélo-palestinien
10 – Image des juifs dans le rap
11 – L’anti-antisémitisme de Pierre Perret
12 – La chanson antisémite
13 – On peut rire de tout, mais pas en mangeant du couscous
14 – Les mères juives
15 – Betty Boop
16 – Noirs et juifs aux USA
17 – Nica
18 – Noirs et juifs en chanson chez Jean-Paul Sartre
19 – Azoy
19bis – Retour sur quelques commentaires

 

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Vers d’anthologie

Neuf devinettes (pas que sur Brassens) 10/10

Pas de devinette aujourd’hui, simplement la réponse à la devinette d’hier. On demandait quel alexandrin de Brassens est obtenu en recollant les titres de trois chansons.

Dans mon Panthéon inversé (car au Panthéon, des vers bouffent des gens, tandis qu’ici des gens bouffent des vers), il s’agit de son meilleur vers, digne des anthologies :

Bel ami, Seul ce soir, J’ai pleuré sur tes pas 

Il vient de la chanson Honte à qui peut chanter, bravo à Arnaud pour l’avoir trouvé dès potron-minet.

Bel ami, par Tino Rossi.

Seul ce soir, par Léo Marjane.

J’ai pleuré sur tes pas, par André Claveau. Ce chanteur était l’un des plus célèbres et appréciés en son temps, avant de sombrer dans un oubli presque complet. Injustice suprême : n’apparaître pour la première fois qu’au 1057e billet de ce blog !

Et puis Honte à qui peut chanter, par Maxime Le Forestier.

Maintenant, la collecte de plus beaux vers de Brassens des lecteurs:

Selon Nadia :
Aie, vous m’avez fêlé le postérieur en deux !
Il est morne, il est taciturne, il préside aux choses du temps (super chanson pour se réveiller le matin sous la douche)
En priant dieu qu’il fit du vent, qu’il fit du vent

Selon Arnaud Chalaud :
Pour le vers, j’aime beaucoup ce qu’il dit de la mort qui mettra Oncle Archibald
hors de portée
Des chiens, des loups, des hommes et des imbéciles…
une belle gradation…

Pour Patrick Hannais :
Pour la phrase il y a pléthore mais en ce moment j’aime beaucoup « JE NE CROIS PAS UN MOT DE TOUTES CES HISTOIRES… »

Diego68 nous propose:
Je reçus de l’amour la première leçon, // Avalai la première arête.

NP nous propose :
Il suffit de passer le pont
C’est tout de suite l’aventure

Moi je vous l’ai dit, c’est « Bel ami, Seul ce soir, J’ai pleuré sur tes pas ». Et puis j’ai un faible pour ce passage de La femme d’Hector,

Chantons pas la langue des dieux
Pour les balourds, les fess’-mathieux,
Les paltoquets, ni les bobèches
Les foutriquets, ni les pimbêches.

1 – Devinettes
2 – Les premiers seront les premiers
3 – 13 à la douzaine
4 – Renaud dans le rap
5 – Brassens nous parle de chansons
6 – Johnny dans une faille spatiotemporelle
7 – Les toponymes de Georges
8 – Le plus cité
9 – Recollage
10 – Vers d’anthologie

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San Francisco

Lieux possibles, impossibles et imaginaires de la chanson 16/17

Le lieu le plus mythique de toute la chanson, c’est bien sûr Paris. Les chansons qui l’évoquent, et pas seulement des chansons françaises, se comptent peut-être par milliers. On en parlera une autre fois, le sujet est bien trop vaste pour un petit billet, ça pourrait même être un thème pour toute une année. Paris est donc la capitale du Pays des chansons. Mais ce beau pays compte bien d’autres principautés d’importance. Je vous propose par exemple San Francisco, popularisée en chanson par le Summer of love.

San Francisco, par Scott McKenzie.

Let’s go to San Francisco, par The flower pot men.

Il parait que la chanson (The lights went out in) Massachusetts des Bee Gees a été suggérée par le Summer of love. Les lumières étaient éteintes dans le Massachusetts parce que tout le monde était à San Francisco. Mais curieusement, il parait que les Bee Gees n’avaient encore jamais mis les pieds dans le Massachusetts, l’état des États-Unis aux sonorités les plus suaves.

En France, le mythe de San Francisco a été propagé jusqu’aujourd’hui par la célèbre maison bleue où Maxime Le Forestier a vraiment séjourné. Il a ensuite oublié l’adresse, et quand des amis lui demandaient : « mais au fait, où est-elle cette maison ?», il répondait « adossée à la colline ». San Francisco.

Même Johnny s’y est mis, il adorait les hippies de San Francisco, doux et gentils.

Lieux possibles, impossibles et imaginaires de la chanson
1 – Entre Cuba et Manille
2 – Ménilmontant
3 – Le paradis
4 – La Molvanie
4bis – Le kamklep
5 – Chez Laurette
6 – L’underground café déménage rue Watt
6bis – La rue Watt
7 – Café Pouchkine
8 – Rue de la Grange aux Loups
9 – Le café des délices
10 – Quand la RATP invalide les chansons
11 – Les chants du Pelennor
12 – Comment se rendre en Transylvanie Transsexuelle
13 – Leindenstadt
14 – Porte des Lilas et Paimpol
14bis – Porte des Lilas (bis)
15 – La gare Saint Lazare de Brel
16 – San Francisco
17 – Rochefort
17bis – Saint-Lazare, bis
17ter – Gare du nord et Lountatchimo

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Chienne d’énigme

L’énigme ALF 9/9
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Voici l’heure tant attendue de la solution. Vous l’avez tous deviné, le point commun de toutes les chansons passées dans l’énigme, c’est qu’elles parlent d’un sujet qui n’est révélé qu’à la fin de la chanson (A La Fin = ALF) : la solitude, l’âne gris, les deux amoureux qui s’ennuient, pourquoi LV88 dit Hou La La, le sujet la lettre reçue par Renan Luce, le motif de la sieste du dormeur du val, le père de Barbara, etc.

Dans le même style, Pierre Delorme nous propose Le monsieur et le jeune homme, de Guy Béart. Par Juliette Gréco.

Pour conclure, je vous propose un exemple encore plus extrême : une chanson où on ne dit pas du tout de quoi ça parle, même à la fin. Chienne d’idée, Maxime Le Forestier et Vanessa Paradis.

Et oui, c’est quoi cette chienne d’idée ? C’est la liberté, mais ça n’est jamais dit explicitement. Je tiens l’info d’une interview du parolier, Boris Bergman.

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La chaude pisse

Expressions et mots venant de la chanson : les sources et les robinets 9bis/13
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Je vous fais un petit point sur quelques propositions d’internaute.

Nadia (internaute de Meylan) nous propose les expressions « ouvrez la cage aux oiseaux » ou « les jolies colonies de vacances » de Pierre Perret. Ou encore des expressions inventées par Georges Brassens et qui tirent plus vers la maxime (prouvant par là que Brassens était un bon fabuliste) : « Le temps ne fait rien à l’affaire  » ou « mourons pour des idées, d’accord mais de mort lente ».

À propos de la filiation entre Gustave Nadaud et Georges Brassens, Pierre (internaute de Grenoble), nous propose une variante de Carcassonne et du Nombril des femmes d’agent : La chaude pisse, interprétée par Maxime Le Forestier (que j’aurais aussi pu passer dans la série sur l’homosexualité, ici).

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Hippie, beatnik et babacool

Les cultures soixante-huitardes 2/8
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Mai 68 fut l’époque des communautés de hippies, chantées par Maxime Le Forestier dans San Francisco. Vers 1:10, il dit « défoncés », mais je crois plutôt que c’est « enlacés » dans les paroles officielles. T’as fumé quoi Maxime ?

 

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Brassens et NTM nous parlent du système

Paralipomènes 17bis/67
(la série qui revient en 68 billets sur les 44 premiers thèmes du blog)
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Merci pour vos propositions de chansons qui parlent du « système ». Nathalie, internaute de Lyon 7è, nous propose La maîtresse d’école, une chanson de Georges Brassens, ici chantée par Maxime Le Forestier. « Ce système ne fut jamais admis… »

Bastien, lui aussi internaute de Lyon 7è (ils doivent probablement être voisins ?), nous propose Laisse pas traîner ton fils de Suprême NTM. « Le système a la tête sous l’eau ».

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Petite fugue, grands malentendus

Paralipomènes 4/67
(la série qui revient en 68 billets sur les 44 premiers thèmes du blog)
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Le troisième thème abordé par le Jardin était la place de Jean-Sébastien Bach dans la chanson, ou disons dans la musique populaire. On notait les similitudes entre la musique de Bach et les solos du guitariste de hard rock Eddie Van Halen (ici). Et j’avais posé une devinette : quelle chanson française cite nommément Van Halen ? Personne n’a trouvé, et je n’ai pas encore donné la solution ! Je ne vous donne pas la réponse tout de suite, il vous reste quelques jours pour trouver, réponse le 11 juillet prochain, restez en ligne.

Pour revenir à Bach, le billet consacré à La petite fugue de Maxime Le Forestier a donné lieu à quelques malentendus dans des discussions ultérieures sur Facebook. Quand j’ai évoqué la « froideur » de la musique de Bach, ça n’était pas du tout mon jugement sur sa musique, je m’en serais bien gardé. C’était plutôt le constat d’une opinion implicitement partagée faisant partie d’un « mythe Bach » assez répandu.

Et la musique qui sert de support à la chanson de Maxime Le Forestier, c’est
Prélude et fugue N° 11 en F Maj BWV 856 (merci à Marie sur Facebook pour l’info). Ça n’est pas si évident, mais effectivement, le prélude ressemble à la chanson de Le Forestier. Ici joué par Sviatoslav Richter.

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