Souchon et Ferré

Les Juifs et la chanson IV – Image des juifs dans la chanson 3bis

Cette série suscite de nombreux commentaires, merci à tous. Simon me propose Et si en plus y’a personne d’Alain Souchon. Je note que la chanson s’inscrit bien dans le répertoire « anticlérical œcuménique », avec bien sûr le supplément de finesse du grand Souchon.

 

Patrick Hannais me propose Marizibil, poème de Guillaume Apollinaire, qui a été mis en musique par plusieurs compositeurs (sur le site de la SACEM, je trouve parmi quelques autres Léo Ferré, Bernard Lavilliers, François Béranger et George van Parys).

Elle se mettait sur la paille
Pour un maquereau roux et rose
C’était un juif il sentait l’ail
Et l’avait venant de Formose
Tirée d’un bordel de Changaï

Ce texte vieux de plus d’un siècle ne suit pas du tout les sortes de règles non-écrites qui (probablement depuis la Shoah) régissent l’évocation des juifs en chanson, et que j’ai découvert en préparant cette série. Il me sembler dater d’un temps révolu, où les juifs vivant aux marges de la société évoquaient un monde interlope, la prostitution ou la délinquance. Procurez-vous le roman Les contrebandiers d’Oser Warszawski traduit du yiddish par Aby Wieviorka et Henri Raczymow pour un témoignage sur ce monde perdu. Marizibil par le groupe Entre 2 Caisses.

Je connais gens de toutes sortes

Ils n’égalent pas leurs destins
Indécis comme feuilles mortes
Leurs yeux sont des feux mal éteints
Leurs cœurs bougent comme leurs portes

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