Le vin que j’ai bu

Vin, alcool et ivrognerie 8bis

Louis de Grenoble nous propose quelques vers de Jacques Prévert, récités par Serge Reggiani au début de sa chanson Le petit garçon.

Ce n’est pas moi qui chante
c’est les fleurs que j’ai vues
ce n’est pas moi qui ris
c’est le vin que j’ai bu
ce n’est pas moi qui pleure
c’est mon amour perdu.

Je profite de ce billet supplémentaire pour insérer une extrait de Mon oncle Benjamin de Claude Tillier. C’était parait-il le livre préféré de Georges Brassens.  

Boire et manger sont deux êtres qui se ressemblent: au premier aspect, vous les prendriez pour deux cousins-germains. Mais boire est autant au-dessus de manger que l’aigle qui s’abat sur la pointe des rochers est au-dessus du corbeau qui perche sur la cime des arbres. Manger est un besoin de l’estomac; boire est un besoin de l’âme. Manger n’est qu’un vulgaire artisan, tandis que boire est un artiste. Boire inspire de riantes idées aux poëtes, de nobles pensées aux philosophes, des sons mélodieux aux musiciens; manger ne leur donne que des indigestions.

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Mon oncle Benjamin

Les Juifs et la chanson V – Chansons de Corvol 7/10

Le village de Corvol l’Orgueilleux se trouve tout près de la ville de Clamecy, patrie de Claude Tillier, un écrivain peu connu du XIXe siècle. Il se trouve que son roman Mon oncle Benjamin était l’un des livres préférés de Georges Brassens, et aussi de Jacques Brel qui tient le rôle principal dans son adaptation au cinéma. Pour en savoir plus, regardez cette vidéo très intéressante de Georges Brassens et René Fallet, interviewés par Michel Polac.

Un personnage important du roman est le Docteur Minxit, apparemment inspiré de l’authentique médecin corvolois Thomas-François Belin. Je vous propose un extrait du film d’Édouard Molinaro avec Jacques Brel, et un peu de chanson à boire au début. Écoutez bien au début de la vidéo : « Vous docteur Minxit, mon respecté confrère de Corvol ».

Malheureusement, cette connexion entre la grande chanson française et le village de Corvol l’Orgueilleux ne transparait dans aucune chanson chantée aux colonies du CLEJ. Je lance un appel aux responsables de la commission pédagogique pour réparer d’urgence cette lacune ! Je propose Mourir pour mourir.

Le billet d’hier a suscité plusieurs commentaires d’anciens de Corvol. Je disais que la Shoah y était rarement évoqué en chanson. Rosette me signale Zog Nit Keynmol, chanté à certaines époques et qui a déjà été passé deux fois dans blog, ici et ici. Mathilde cite la même chanson, ainsi que le Chant des marais, passé dans le blog ici.

1 – Die Arbeiter von Wien
2 – Mir kumen on
3 – Répertoires scout et de colonie de vacances
4 – Le grand répertoire de gauche
5 – Shabes
6 – Confusion et questionnements
7 – Mon oncle Benjamin
8 – Jonasz et Sanson
9 – Sixteen tons
10 – Le colporteur

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