Brassens transi

Brassens et les poètes 2/8
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Je vous ai proposé Les passantes dans le dernier billet, adaptation par Brassens d’un poème d’Antoine Pol. Conformément à l’esprit de la série, j’alterne une adaptation et une chanson purement de Brassens, sur un thème similaire.

Mais j’ai rencontré une difficulté assez intéressante : Brassens n’a écrit quasiment aucune chanson d’amoureux éconduit qui, à l’instar de ce qu’on entend dans Les passantes,  passe à côté du grand amour ou plus simplement de l’occasion. Il raconte quantités de ruptures (par exemple dans Auprès de mon arbre, Comme une sœur, Cupidon s’en fout, Je suis un voyou, L’orage, Le parapluie, P… de toi, Sale petit bonhomme, Sauf le respect que je vous dois, Le temps passé, La traitresse, Le vingt-deux septembre). Mais l’amour non consommé ou l’amoureux transi, ce n’est pas son truc. On comprend donc que pour aborder ce thème, il fasse appel au texte d’un autre. Il y a bien sûr Gastibelza, mais tiens tiens : les paroles sont de Victor Hugo, on en reparle dans la série. En cherchant bien, il y a La princesse et le croque-note, déjà vue ici, n’en parlons plus. Il y a peut-être Pénélope, Marinette ou L’amandier, mais Pénélope est une chanson sociale, Marinette une chanson comique, et L’amandier une fable, on est bien loin des jérémiades de Brel sur l’Amour Impossible.

Bref, la seule, l’unique, l’authentique chanson de Brassens sur l’amour non-consommé, c’est bien sûr Fernande ! Elle est parue dans le même album que Les passantes, et la différence d’approche entre les deux chansons se passe très bien d’explications…

On reconnaît encore Joël Favreau à la deuxième guitare et Pierre Nicolas à la contrebasse. À la petite table à côté, Alain Souchon et Michel Jonasz ont l’air de s’amuser comme des fous… Caché par les sous-titres, on dirait Laurent Voulzy.

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Ubu

L’énigme VF 3/9
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Je vous rappelle qu’on cherche le lien secret unissant les chansons de la série. La chanson du jour est Le père Ubu, de Dick Annegarn. On l’a déjà passée dans le blog pour « fêter » l’élection d’un père Ubu véritable à la tête des USA, voir ici.

Je vous en propose aujourd’hui une version par le collectif Sol en Si, avec Maxime Le Forestier  à la voix lead et une petite chorale de luxe : Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maurane, Alain Souchon et Zazie.

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Michel Jonasz et la science

Les scientifiques dans la chanson 8/12
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On s’intéresse toujours à l’image des scientifiques dans la chanson. On a vu qu’elle n’était pas excellente. Faut-il en déduire que les chanteurs n’aiment pas les scientifiques ? Aller, on écoute une belle chanson qui n’a rien à voir, et on en rediscute après. Les fourmis rouges, de Michel Jonasz.

Alors, Michel Jonasz aime-t-il les scientifiques ? Je ne suis pas sûr que la réponse se trouve dans ses chansons. Mais il doit bien les aimer, puisqu’il interviewe Étienne Klein pendant une heure. Pourquoi n’y a-t-il rien dans ses chansons alors ?

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João Gilberto

Samba de uma nota só – 4/6
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Après le chef d’œuvre d’hier (tiens c’était le 1er avril), on continue la série Samba de uma nota. La version la plus belle, par João Gilberto. Pas de fioriture : juste la guitare et la voix. Admirez la précision de l’accompagnement, le placement et tout et tout.

Avez-vous bien écouté Jonasz au début de cette série ? Il disait qu’il avait de « l’affinité pour Desafinado« . Explication :

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Au pays de la samba de uma nota

Samba de uma nota só – 1/6
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L’auteur de ces lignes a besoin de repos. Pourquoi n’irait-il pas au Brésil, profiter du soleil sur une plage de sable blanc ? On va commencer une longue série brésilienne centrée sur une seule chanson, ça sera encore plus reposant. Et pour que le repos soit complet, cette chanson sera bâtie sur une seule petite note de musique. Mais pour briser cette monotonie, il y aura de temps en temps une deuxième chanson !

La Samba de uma nota só, composée par Carlos Jobim. D’abord chantée par Stacey Kent.


Énigme : qui dit que le Brésil est « le pays de la Samba de uma nota » ? Puisque c’est repos, on donne la réponse tout de suite : Michel Jonasz, bien sûr, le « pauvre chanteur un peu cabot » de La samba. 

 

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