Francis Carco

La chanson, art majeur ou art mineur VII. Été 2019, chaque jour un poète, 43/68
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C’est l’été 2019, chaque jour un poète. Aujourd’hui Francis Carco, né en 1886.

Valérie Ambroise nous chante Il pleut (au Petit conservatoire de Mireille).

La chanson la plus connue de Carco est peut-être Le doux caboulot. Par Jean Sablon.

Parolier connu donc, au point que dans le cœur de Jean-Roger Caussimon, « y’a des rengaines dont les rimes incertaines se prenaient pour du Verlaine, du Bruant ou du Carco ». Soit. Tout ceci n’empêche pas certains sites de le confondre avec le sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux ! Voir ici.

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Gérard Manset

La chanson, art majeur ou art mineur VI. Musique classique, chanson, et réciproquement, 18/18
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Nous voilà au terme de cette série sur la musique classique et la chanson, et plus ou moins au terme de notre réflexion sur le thème de l’année, la chanson art majeur ou mineur. Il y aura encore une longue série d’été sur les poètes mis en musique, mais sans explication particulière ni théorie fumeuse (si je trouve le temps de la préparer cette fichue série)…

Comme promis au début de l’année, il n’y a pas la réponse. Vous ne saurez pas si la chanson est un art majeur ou mineur, débrouillez-vous tout seul si vous y tenez. Et pensez bien à me la dire la réponse, je la ferai suivre très volontiers ! Rappelons que la question vient à l’origine de l’altercation entre Gainsbourg et Béart. Situation étrange, puisque le partisan de la chanson-art-mineur est l’un des plus éminents représentants de la chanson. Mais certains vont bien plus loin que Gainsbourg dans le dénigrement de leur art, dénigrement qui confine au déni tout court. Extraits de l’interview de Gérard Manset par Hélène Hazéra, le 13 janvier 2017 (en réécoute ici). À propos de la chanson :

À part Charles Trenet et des gens comme Brassens, et des poètes genre peintres du dimanche de la rime, à part ça, je trouve pas ça très respectable. 

Un peu plus loin dans l’émission :

HZ : J’espère que vous ne prenez pas ça pour une insulte, mais vous êtes dans la chanson poétique, sauf que, à la différence d’une certaine chanson qu’on a entendue à Saint-Germain des Prés où la mélodie commençait à être vraiment extrêmement plate, pour vous la musique, c’est plus que la moitié de la chanson.

GM : Écoutez, je suis très peiné d’être obligé de revenir là-dessus, je ne suis pas un chanteur, et je ne suis pas dans la chanson, chanson quelle qu’elle soit, de quelque nature que ce soit. Je suis un compositeur, je suis contraint de chanter ce que je compose. Chanter, oui je chante, c’est pas parce que je chante que je suis un chanteur.

HZ : Vous écrivez des textes aussi.

GM : Oui, je suis un artiste.

À la fin de l’entretien : « Si j’avais à me rattacher à quelqu’un, ce serait toujours Charles Trenet ».

Je vous passe le plus grand succès de Gérard Manset, Il voyage en solitaire. Attention, ce n’est pas du tout de la chanson. Tout en se rattachant à Charles Trenet. Mais oui bien sûr.

Encore une. Animal, on est mal, de Gérard Manset.

 

Une dernière chanson, Un p’tit air, paroles d’Albert Willemetz, musique de Mireille. Contient une définition de la chanson :

Un p’tit air
Avec des paroles pas bien méchantes
Un p’tit air
Avec une musique pas trop savante
Un p’tit air
Qu’on peut siffler comme un Vittel menthe
Un p’tit air tralalalalère
Un p’tit air po po po
Un p’tit air ha ha !
Un p’tit air

Par Maurice Chevalier :

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La sonate au clair de lune de Beethoven

La chanson, art majeur ou art mineur VI. Musique classique, chanson, et réciproquement, 12/18
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En chanson, on entend parfois une citation classique subreptice. Dans Les bonbons de Jacques Brel, au moment de « sur le kiosque on joue Mozart », l’orchestre se prend pour Mozart un quart de seconde.

 

Dans Couché dans le foin, une chanson de Mireille et Jean Nohain, il y a un emprunt rapide à Carmen de Georges Bizet (sur « Hélas le métier de toréador », vers 1:02). Je vous propose une interprétation par Pills et Tabet. On aperçoit Jean Nohain au début de la vidéo.

Dans Il fait des …, l’une des 87 chansons écrites par Édith Piaf, Yves Montand nous fait entendre quelques passages classiques, dont un petit bout de la Sonate au clair de lune de Beethoven, c’est vers la fin.

J’en profite pour vous repasser l’excellent sketch de Bernard Haller.

Il est vrai que cette sacrée sonate se prête volontiers à toutes sortes de massacres. Au kazoo, Joël Van Der Mark.

Puisqu’on parle de Beethoven, je vous raconte un souvenir personnel. En cours de solfège, la prof nous demande pourquoi à la fin de la Cinquième symphonie, l’orchestre joue plusieurs fois l’accord de tonique. J’ai répondu : « parce que Beethoven était sourd ». On m’a viré de l’école de musique.

Meuh non, on ne m’a pas viré, personne n’a entendu ma bonne blague. Et la vraie réponse c’était plutôt que vue la colossale quantité d’énergie harmonique accumulée, il fallait résoudre plusieurs fois.

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Monique Tarbès

L’énigme de l’été 2018, 38/63
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C’est la série d’été du Jardin aux Chansons. Je vous rappelle qu’on cherche ce qui se cache derrière 62 chansons… Aujourd’hui, Le joli mois de mai, par Monique Tarbès au Petit Conservatoire de Mireille.

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Mireille

L’énigme de l’été 2018, 11/63
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C’est la série d’été du Jardin aux Chansons. Je vous rappelle qu’on cherche ce qui se cache derrière 62 chansons… Aujourd’hui, Le petit chemin de Mireille.

Reportage sur Mireille : https://www.youtube.com/watch?v=zAWciTEll40

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Le plus grand bluesman français est une femme

Qui est le plus grand bluesman français ? 8/8
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Voilà, on est tout au bout du chemin, et on n’a pas trouvé le plus grand bluesman français. Tout simplement parce que la question était mal posée. Le plus grand bluesman français, c’est une blueswoman, c’est une femme bien sûr : Madame Colette Magny.

Bravo à Partageux, qui a trouvé la bonne (quoique subjective) réponse dans un commentaire du 30 décembre. Précédemment, Pierre Delorme et NP s’étaient approchés de la vérité en proposant respectivement les blueswomen Édith Piaf et Véronique Sanson.

Je vous laisse écouter.

Saint James Infirmary, au Petit Conservatoire de Mireille, avec une interview à ne pas manquer au milieu de la vidéo.

Nobody knows you when you’re down and out (chanson déjà entendue dans la série, par Scrapper Blackwell).

Any Woman’s Blues.

L’original, par Bessie Smith.

Un reportage sur elle.

Partageux m’a aussi proposé des chansons de Annkrist, merci pour cette découverte. Par exemple Prison 101. Peut-être une référence à 1984 de Georges Orwell ?

Ou encore Par la rue haute, qui sonne moitié celtique moitié blues d’Afrique de l’ouest.

 

Et pour finir, un autre blues d’une autre blueswoman. Janis Joplin, Turtle Blues. Paroles traduites ici.

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