Une bien triste bamba

Paralipomènes 16

Dans la dixième série du blog, consacrée au mot « société » en chanson, je vous disais que Pierre Billon, parolier de J’ai oublié de vivre,  était lié à une devinette non-résolue du blog. Il s’agissait de trouver une chanson française qui cite nommément Eddie Van Halen, célèbre guitariste de hard rock. Je vous ai reposé la question il y a quelques jours (ici) à, le jour tant attendu de la réponse est enfin venu ! Bravo à Michael, célèbre hackeur, qui a trouvé la réponse grâce à une requête google particulièrement rusée (essayez pour voir, c’est vraiment pas simple de trouver la réponse avec une requête google basique).

La réponse du jour, c’est du super lourd les gars, appréciez cette chanson à sa juste valeur. Ce que je préfère, ce sont toutes les références au solfège, mais chacun y trouvera son miel. La bamba triste, de Pierre Billon.

Sinon, on comparait dans la série le mot « société » au mot « système », mais on ne donnait pas de chanson avec le mot « système ». Il n’est pas si simple d’en trouver. Il y a Paradoxal système de Laurent Voulzy, mais là je parle de chanson un peu politique. Il y a donc Ça fait d’excellents Français qui nous dit : « La République, c’est encore le meilleur des systèmes ici-bas ». Je vous l’ai passée dans la série sur le comique troupier, ici. Mais il y a au moins une autre chanson qui parle du « système ». Je vous laisse jusqu’à demain pour chercher. Ça doit pas être si compliqué maintenant que tout le monde est contre le Système (un indice : allez voir du côté des chanteurs de droite).

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Brassens transi

Brassens et les poètes 2/8
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Je vous ai proposé Les passantes dans le dernier billet, adaptation par Brassens d’un poème d’Antoine Pol. Conformément à l’esprit de la série, j’alterne une adaptation et une chanson purement de Brassens, sur un thème similaire.

Mais j’ai rencontré une difficulté assez intéressante : Brassens n’a écrit quasiment aucune chanson d’amoureux éconduit qui, à l’instar de ce qu’on entend dans Les passantes,  passe à côté du grand amour ou plus simplement de l’occasion. Il raconte quantités de ruptures (par exemple dans Auprès de mon arbre, Comme une sœur, Cupidon s’en fout, Je suis un voyou, L’orage, Le parapluie, P… de toi, Sale petit bonhomme, Sauf le respect que je vous dois, Le temps passé, La traitresse, Le vingt-deux septembre). Mais l’amour non consommé ou l’amoureux transi, ce n’est pas son truc. On comprend donc que pour aborder ce thème, il fasse appel au texte d’un autre. Il y a bien sûr Gastibelza, mais tiens tiens : les paroles sont de Victor Hugo, on en reparle dans la série. En cherchant bien, il y a La princesse et le croque-note, déjà vue ici, n’en parlons plus. Il y a peut-être Pénélope, Marinette ou L’amandier, mais Pénélope est une chanson sociale, Marinette une chanson comique, et L’amandier une fable, on est bien loin des jérémiades de Brel sur l’Amour Impossible.

Bref, la seule, l’unique, l’authentique chanson de Brassens sur l’amour non-consommé, c’est bien sûr Fernande ! Elle est parue dans le même album que Les passantes, et la différence d’approche entre les deux chansons se passe très bien d’explications…

On reconnaît encore Joël Favreau à la deuxième guitare et Pierre Nicolas à la contrebasse. À la petite table à côté, Alain Souchon et Michel Jonasz ont l’air de s’amuser comme des fous… Caché par les sous-titres, on dirait Laurent Voulzy.

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