Brel voit grand

Petite géopolitique de Jacques Brel 12/13
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On arrive presque au bout de la géopolitique de Brel (et oui, j’arrive, j’arrive). Une géopolitique pas toujours très réaliste qui procède par invocation de grands blocs essentiels. J’ai omis de nombreux territoires ou peuples que Brel aborde incidemment : le Brésil, l’Inde ou Varsovie apparaissent dans ses chansons. Dans Voir ami pleurer, il chante « Ni le courage d’être juif, ni l’élégance d’être nègre », mais on en reparlera dans une prochaine série sur les juifs dans la chanson.

Sa géopolitique est un peu expressionniste, plus introspective que documentée, et traversée par ses propres passions. Aucun chanteur ne donne une vision du monde aussi riche, curieuse, personnelle et incarnée. À la manière de Victor Hugo, qui lui aussi voyait grand, et n’hésitait pas à convoquer Napoléon ou Waterloo à tout propos (voir ici) ! Je vous passe une dernière chanson de Brel, qui en fait un rien trop, dans Knokke-Le-Zoute Tango, tour d’horizon délirant de sa propre géographie, plein de saveur et d’autodérision.

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