Le métèque

Quand l’esprit d’épicerie rencontre la révolution sexuelle 1/11
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Encore une longue série d’été du Jardin aux Chansons qui Bifurquent, dernière et plus basse tentative pour faire monter l’audience. Vous vous rappelez la série sur l’usage du mot « société » en chanson (ici), un truc typique de la chanson du début des années 1970 ? On en explore une autre caractéristique, une sorte de débat souterrain qui traverse un nombre surprenant de chansons de l’époque : l’âge qui convient aux rapports sexuels, en particulier aux premiers.

On commence en douceur, avec Le Métèque, de Georges Moustaki. On n’est plus à l’époque de Ronsard, il faut donner des chiffres, ici 20 ans.

 

Tiens, et puis puisque j’ai parlé de Ronsard, lisez plutôt :

Mignonne, allons voir si la rose
À Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

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