Les fesses

La chanson sexuellement explicite 2/18
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Merci à Loïc, Jacquouille, Catherine, Nadia, Arnaud et Bertrand pour leurs gentils « appels de phares », voir le billet du 24 décembre.

Pas facile de concevoir cette série sur la chanson sexuellement explicite… D’abord, je croule sous le nombre. Le nombre incroyable de chansons parlant de sexe. Toute une psychanalyse de bazar nous explique d’ailleurs que chaque comptine pour enfant recèle un sens sexuel caché : « Il court, il court, le furet » doit en fait s’entendre « il fourre, il fourre le curé », évident. Au clair de la lune, « ma chandelle est morte », « plus de feu », « ouvre moi ta porte » : du sexe. Fais dodo Colas mon p’tit frère, « papa est en haut, maman est en bas », à moins que ça ne soit le contraire. Les parents font comme ils veulent, ce n’est pas l’affaire des enfants. Etc. Le pire en fait, c’est que je pense que c’est vrai…

Autre exemple : Michel Sardou chante en faveur de la peine de mort, scandale national. Il cherche une chanson populaire, pour se réconcilier avec la France. Son parolier lui offre En chantant, chanson naïve et entrainante pour enfin réjouir les chaumières. Mais qu’est-ce qu’il a besoin de dire qu’il fait l’amour dix fois dedans ? Quel fanfaron à la fin. Je la passerai une autre fois, aujourd’hui il est censuré, bien fait pour lui.

Un autre. Le grand capteur d’air du temps, Jacques Lanzman, qui en avril 1968 fait chanter à une sorte de dandy décadent que Paris s’éveille : quelle intuition, quel sociologue, bravo. Mais qu’est-ce que cette « obélisque bien dressée entre la nuit et la journée » ? Vieux dégoutant, on a compris le sens caché de tes glorieuses matinées…

Je peux continuer cette litanie lubrique : La chasse aux papillons, ça consiste en quoi exactement ? La petite entreprise, pourquoi ne connait-elle pas la crise ? Et si vous chantez La quête de Jacques Brel, surtout, ne bégayez pas au moment d’entonner crescendo « Telle est ma quête ! ». Bref, chaque chanteur, chaque chanson, parle de sexe, et quand elle n’en parle pas, c’est bien sûr pour mieux l’évoquer en creux, ou le refouler. Du sexe, du sexe, du sexe, partout de la fesse. Les fesses, par les Frères Jacques,

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7 commentaires sur “Les fesses

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