Le verbe mourirer

Paralipomènes 53

Attention, ce billet contient un spoil. Si vous le lisez, l’énigme VF proposée dans la trente-septième série du blog perdra tout son intérêt.

 

 

Dans la série on notait que Michèle Bernard et Yvan Dautin faisaient la même faute intentionnelle dans la conjugaison du verbe mourir. Je proposais quelques explications plus moins tirées par les cheveux. En voilà une nouvelle : c’est une citation de En relisant ta lettre de Serge Gainsbourg ! Sur la vidéo, la chanson est présentée par Jean-Roger Caussimon.

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Une audition

Paralipomènes 50

La trente-quatrième série du blog explorait les compétitions dans les films musicaux américains. Pour la compléter, je vous propose un extrait du film La La Land, qui nous propose cette variante de la compétition qu’est l’audition passée devant un jury. The fools who dream, par Emma Stone.

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Sur Amsterdam

Paralipomènes 48

La trente-troisième série du blog tentait de présenter la géopolitique formant le sous-bassement implicite aux chansons de Jacques Brel. On notait ici que cet arrière-plan était plus introspectif que documenté. La série se concluait par une sorte de réponse à la chanson Amsterdam, par le groupe Parabellum. On n’a peut-être pas assez insisté sur le côté singulier de Amsterdam dans l’œuvre de Brel, et même dans la chanson en général : chanson jamais enregistrée en studio et succès unique dans toutes les annales du music-hall. Sur wikipedia, on lit :

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Jacques Brel avait l’habitude de chanter ses chansons – qu’il composait en tournée avec ses musiciens – pour la première fois en public, aussitôt qu’il les sentait achevées, avant de les enregistrer ensuite en studio. Dans le cas d’Amsterdam, il n’est pas convaincu par la chanson, qu’il considère sans la moindre importance. À tel point que, comptant la chanter pour la première fois lors d’une série de concerts à l’Olympia à Paris, il décide de l’utiliser comme la chanson « sacrifiée » de son concert, en la plaçant tout au début, au moment où peuvent encore se faire quelques ultimes réglages pour le concert, et où les gens du métier savent que le public fait de toute façon bien plus attention aux artistes qu’aux chansons ; « comme ça, on n’en parlera plus, de celle-là », dit-il.

La première est prévue pour le 16 octobre 1964. Mais, comme à l’habitude pour l’Olympia, une représentation servant de répétition générale est donnée la veille, dans un théâtre de Versailles également dirigé par Bruno Coquatrix (directeur de l’Olympia). Constatant alors que la chanson séduit le public, Jacques Brel décide finalement de la déplacer en troisième position de son prochain concert. Lors de la première à l’Olympia, le 16 octobre, la chanson obtient un immense succès auprès des 2 000 spectateurs qui, debout l’ovationnent interminablement ; à tel point que les musiciens, ayant après quelques instants entamé l’introduction de la chanson suivante, sont contraints de la rejouer en boucle un certain nombre de fois devant les applaudissements qui n’en finissent pas. À ces spectateurs s’ajoutent des millions d’auditeurs d’Europe 1 qui retransmet en direct la soirée, auprès desquels la chanson fait également sensation.
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Il semble que cette chanson tracasse particulièrement les chanteurs contemporains de Brel, qui à l’instar de Parabellum semblent lui adresser des réponses, avec « leur » Amsterdam. Sont-ils jaloux du succès incroyable de cette chanson, qui lorsqu’on l’écoute un peu froidement paraît en dessous de bien d’autres chansons de Brel ?

Par exemple, À Amsterdam, de Guy Béart. Il semble que la vidéo ne soit pas disponible sans aller directement sur YouTube, ici.

Au fait, on a déjà passé Amsterdam de Brel dans le blog, ici.

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Si les vaches avaient des ailes

Paralipomènes 47

La trente-deuxième série du blog était consacrée à Matthieu Côte. Son succès m’a étonné… J’en déduis qu’on a un cruel besoin de chansons nouvelles. Il n’en manque pas, mais de la qualité de celles du regretté Matthieu, ça n’est pas si simple d’en trouver. Dans la série, on a vu M. Côte abordé la chanson sociale, la chanson comique, la chanson paillarde. On le voit aujourd’hui s’essayer à la fantaisie absurde. Si les vaches avaient des ailes.

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Questions pour des chansons

Paralipomènes 46

La trente-et-unième série du blog était consacrée au jeu Questions Pour Un Champion. Vous avez compris que je suis un fanatique de ce jeu… J’avais envisagé à un moment d’écrire une brochure de conseils aux joueurs, puis j’ai laissé tomber. La série a été conçue à partir des brouillons de ce projet, d’où l’impression de bizarrerie qui en émane. J’ai quand même eu quelques retours positifs de lecteurs…

Sinon, ça n’a vraiment pas été facile de trouver des chansons pour illustrer le jeu. Et je n’ai même pas pensé à vous passer le générique, composé par Alain Wisniak !

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Nombres

Paralipomènes 45

La trentième série du blog a eu beaucoup de succès, c’est celle qui suscité le plus de commentaires et de propositions de chansons de mes lecteurs. Elle était pourtant consacrée à un thème a priori rébarbatif : les nombres dans les chansons. Retournez voir le post où je recense toutes vos propositions. Je propose aujourd’hui une chanson de Hubert-Félix Thiéfaine, probablement l’auteur de chansons faisant l’usage le plus glouton de nombres de toutes sortes.

113ème cigarette sans dormir.

Thiéfaine adore vraiment les nombres, la tournée dont est tiré le clip s’appelle VIXI Tour XVII !!

Et puisqu’on parle de nombres : vous venez de lire le 400è billet du Jardin aux chansons qui bifurquent. Quel esclavage d’écrire tout ça à la fin…

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