Les échecs

Jeu et chanson 1

Pour le premier thème de l’année, le Jardin joue : chanteurs joueurs, joueurs chanteurs, jeux en chansons, etc. Vous aussi, chères lectrices et chers lecteurs, êtes invités à jouer puisque je vous propose quatre devinettes :

  • Quel est le jeu le plus souvent cité en chanson ? Je ne prétends pas avoir la réponse ultime, qui supposerait de connaître toutes les chansons… et tous les jeux. J’attends vos propositions, les plus foutraques s’il vous plait.
  • Quelle chanteuse dont la carrière fut assez brève a la particularité que ses deux plus grands succès mentionnent chacun un jeu dans leur titre (mais pas le même jeu) ? Indice : cherchez du côté des années 1980.
  • Georges Brassens ne semble pas avoir eu le démon du jeu. Aussi, peu de jeux sont-ils cités dans ses chansons. Quel est le seul d’entre eux qui soit mentionné dans deux d’entre elles ? Indice : la réponse ne se trouve pas au début de la chanson Le moyenâgeux.
  • La devinette la plus difficile. Quelle chanteuse qui a pour nom un jeu de carte chante une chanson sur un autre jeu de carte ? Bravo à qui la résout, celle-là…

Mais entrons dans le vif du sujet et commençons notre étude par le jeu d’échecs. Saviez-vous que le meilleur joueur de son temps, le premier véritable théoricien du jeu, François-André Danican Philidor, était aussi un compositeur renommé ? Probablement l’exemple le plus éclatant de double carrière dans le jeu et la musique jusqu’à l’avènement de Patrick Bruel.

En chanson, le jeu d’échecs est rarement évoqué. Je vous propose La partie d’échecs de Jacques Douai, dans un disque de La fine fleur de la chanson française.

Les échecs inspirent donc assez peu les chanteurs. Ce jeu élitiste serait-il incompatible avec un art aussi populaire que la chanson ? À l’encontre de cette théorie, j’observe que le jeu d’échecs inspire assez les rappeurs.

Échec et mat par Sofiane

Jeu d’échec par Malakine

Mon hypothèse : la confrontation titanesque de deux égos s’accommode bien de l’univers violent du rap. La grandiloquence ésotérique du jeu est en outre une variante originale de l’étalage d’armes à feu, ce qui divertit quelque peu la mégalomanie fatiguée du rappeur.

Je note que les chansons de ce billet sont assez inintéressantes du point de vue du jeu. Il faut dire que les échecs, et plus généralement les sujets techniques ou scientifiques, sont souvent maltraités dans la culture populaire. Voyez cet extrait du film Revolver, avec l’exposé laborieux d’une théorie tout aussi bouffonne que la partie qui l’illustre.

Les joueurs d’échec curieux peuvent consulter ce lien, où la combinaison est reconstituée et commentée.

En fait, même dans des films apparemment bien documentés, les parties d’échecs sont généralement assez fantaisistes. Voir par exemple La diagonale du fou, Oscar du meilleur film étranger en 1984, qui relate un affrontement échiquéen sur fond de guerre froide. La vidéo ci-dessous nous montre une combinaison dont le personnage joué par Michel Piccoli semble assez fier, et qui désarçonne son adversaire. Mais même avec mon niveau très faible aux échecs, elle me parait un peu simplette pour des joueurs en compétition pour le titre mondial.

Je m’en suis ouvert à mon collègue Édouard Bonnet, excellent joueur d’échec (dans le top 150 français), voilà ce qu’il m’écrit :

Le coup Dxh3+ (dame prend pion, échec) n’est pas difficile pour des joueurs candidats au titre mondial. Donc le joueur ayant les Blancs ne devrait pas être surpris. Après ce coup, tout joueur à ce supposé niveau abandonnerait immédiatement, en tout cas en cadence lente.

Même si ce n’est pas la pire dépiction des échecs au cinéma, cette scène comporte plein de mauvais choix des acteurs et/ou du metteur en scène, qui font sourire ou grincer des dents les habitués du monde échiquéen.

Voici une liste non exhaustive d’éléments problématiques.

  • Le déplacement des pièces surtout par Piccoli n’est pas convaincant. Le mouvement sautant du cavalier n’est pas approprié. Sans pièce venant obstruer sa trajectoire, les joueurs d’échecs feraient typiquement glisser cette pièce (surtout que c’est un déplacement court).
  • La main en suspens de son adversaire est aussi totalement déplacée.
  • Ce même adversaire appuie beaucoup trop fort sur la pendule.
  • La tenue à la table pourrait être améliorée.
  • Les joueurs ont chacun une feuille de partie (c’est normal) mais ils ne notent pas les coups (c’est obligatoire après chaque coup).
  • Les applaudissements alors que l’adversaire de Piccoli n’a pas encore abandonné viennent de nulle part.

Finalement, la meilleure partie d’échecs au cinéma, c’est dans Le septième sceau d’Ingmar Bergman.

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Mon oncle Benjamin

Les Juifs et la chanson V – Chansons de Corvol 7/10

Le village de Corvol l’Orgueilleux se trouve tout près de la ville de Clamecy, patrie de Claude Tillier, un écrivain peu connu du XIXe siècle. Il se trouve que son roman Mon oncle Benjamin était l’un des livres préférés de Georges Brassens, et aussi de Jacques Brel qui tient le rôle principal dans son adaptation au cinéma. Pour en savoir plus, regardez cette vidéo très intéressante de Georges Brassens et René Fallet, interviewés par Michel Polac.

Un personnage important du roman est le Docteur Minxit, apparemment inspiré de l’authentique médecin corvolois Thomas-François Belin. Je vous propose un extrait du film d’Édouard Molinaro avec Jacques Brel, et un peu de chanson à boire au début. Écoutez bien au début de la vidéo : « Vous docteur Minxit, mon respecté confrère de Corvol ».

Malheureusement, cette connexion entre la grande chanson française et le village de Corvol l’Orgueilleux ne transparait dans aucune chanson chantée aux colonies du CLEJ. Je lance un appel aux responsables de la commission pédagogique pour réparer d’urgence cette lacune ! Je propose Mourir pour mourir.

Le billet d’hier a suscité plusieurs commentaires d’anciens de Corvol. Je disais que la Shoah y était rarement évoqué en chanson. Rosette me signale Zog Nit Keynmol, chanté à certaines époques et qui a déjà été passé deux fois dans blog, ici et ici. Mathilde cite la même chanson, ainsi que le Chant des marais, passé dans le blog ici.

1 – Die Arbeiter von Wien
2 – Mir kumen on
3 – Répertoires scout et de colonie de vacances
4 – Le grand répertoire de gauche
5 – Shabes
6 – Confusion et questionnements
7 – Mon oncle Benjamin
8 – Jonasz et Sanson
9 – Sixteen tons
10 – Le colporteur

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Le juif non-dit

Les Juifs et la chanson IV – Image des juifs dans la chanson 4/19

Les billets précédents rassemblaient plusieurs chansons parlant des juifs explicitement. Ici on aborde le juif non-dit, allusif, dont on ne sait qu’il est juif que parce qu’on connait l’histoire de la chanson ou de son auteur. En lien avec les billets précédents, vous verrez d’ailleurs que ne pas dire le mot permet de se libérer un peu et d’évoquer plus concrètement le judaïsme.

Tout d’abord, comme on l’avait déjà remarqué dans une série précédente (ici), la discrétion sur le judaïsme est plutôt la règle chez les chanteurs juifs eux-même, à l’exception notable d’Enrico Macias et de Serge Gainsbourg (mais dans des chansons peu connues de son répertoire, on en reparle dans le prochain billet). Par exemple, Le chandelier, première chanson passée dans cette série fait allusion au judaïsme sans le nommer, on peut facilement passer à côté. Je ne reviens pas sur cette question à laquelle on a déjà consacré une série, je rappelle juste que de nombreux chanteuses et chanteurs juifs ne mentionnent simplement jamais leurs origines dans leurs chansons, le plus emblématique étant peut-être Francis Lemarque. Plusieurs n’en parlent que par allusion, comme Jean Ferrat. Ou Jean-Jacques Goldman dans Je te donne :

Je te donne nos doutes et notre indicible espoir
Les questions que les routes ont laissées dans l’histoire
Nos filles sont brunes et l’on parle un peu fort
Et l’humour et l’amour sont nos trésors

Ou Barbara, dont l’errance de la famille en fuite pendant la guerre occupe dans toutes ses chansons en tout et pour tout quatre vers de Mon enfance.

La guerre nous avait jetés là, d’autres furent moins heureux je crois
Au temps joli de leur enfance
La guerre nous avait jetés là, nous vivions comme hors-la-loi
Et j’aimais cela quand j’y pense

Je vous propose dans un style encore plus allusif, une chanson d’Eddy Marnay et Emil Stern, chantée par Renée Lebas. On doit à ce trio ce qui semble être la première chanson française évoquant à demi-mot la Shoah : La fontaine endormie, voir ici. La chanson Tire l’aiguille (laï laï laï) est inspirée d’une musique klezmer et évoque le métier de tailleur, très répandu dans l’immigration juive d’Europe de l’Est.

Chez les chanteurs non-juifs, le judaïsme est aussi parfois évoqué par allusion.
Tout d’abord, curieusement, le parolier qui puise le plus abondamment aux références bibliques est celui qui ne parle rigoureusement jamais des juifs : dans le petit théâtre de Georges Brassens, dans son village anachronique, au milieu de ses curés, cocus et bergères, dans ses chansons dont le personnage principal est Dieu en personne (le mot est cité dans plus de soixante de ses chansons), les juifs ou le judaïsme n’existent pour ainsi dire pas. Son seul personnage juif est sans doute le Christ (ajoutez-y Simon de Cyrène si vous voulez). La Prière, adaptation d’un poème de Francis Jammes.

Maxime Le Forestier a écrit La vie d’un homme, en soutien à Pierre Goldman, le demi-frère de Jean-Jacques, voir ici le billet qu’on a déjà consacré à cette affaire qui a fait grand bruit en son temps. Les paroles n’évoquent les origines juives du héros de la chanson que par soustraction :

À ceux qui sont dans la moyenne,
À ceux qui n’ont jamais volé,
À ceux de confession chrétienne,
À ceux d’opinion modérée…

Je vous propose maintenant une trouvaille intéressante datant du début de l’époque où pour faire vibrer la fibre antisémite du public, il a fallu inventer des formules ambiguës du type « l’anarchiste allemand Cohn-Bendit », qui ont l’avantage de combiner une critique admise et explicite à une critique taboue et implicite, flattant un auditoire potentiellement antisémite qui dans un étrange compagnonnage sera le seul avec les juifs à saisir l’allusion. Les communistes utilisaient « cosmopolite » de cette manière et de nos jours « finance internationale » ou « sionisme » ont plutôt la côte.

Sur la vidéo à suivre, Jacques Bodoin nous propose des imitations de Tino Rossi, Dario Moreno et Luis Mariano. La tonalité générale est désuète et xénophobe. Dario Moreno est présenté comme « Français, s’il l’on ose dire » puis chanteur « dont le pseudonyme sud-américain dissimule tant bien que mal et plutôt mal que bien un accent qui fleure bon l’islam ». Alors que Dario Moreno était de père turc, de mère mexicaine, tous les deux juifs, et que sa langue maternelle était l’espagnol ! Mais va pour l’islam.

Par ailleurs, les imitations de Bodoin sont assez réussies techniquement… et peut-être ignorait-il les origines de Moreno. J’observe qu’il a connu son plus grand succès en s’attaquant à un autre peuple habituellement taxé de radinerie : les écossais bien sûr. La panse de brebis farcie, célèbre sketch de Jacques Bodoin.

 

1 – Le chandelier
2 – Le mot « juif » dans des listes
3 – La chanson anticléricale œcuménique
3bis – Souchon et Ferré
4 – Le juif non-dit
5 – Les juifs chez Gainsbourg
6 – Un juif célèbre
7 – L’Aziza
8 – La chanson pro-israélienne
9 – Le conflit israélo-palestinien
10 – Image des juifs dans le rap
11 – L’anti-antisémitisme de Pierre Perret
12 – La chanson antisémite
13 – On peut rire de tout, mais pas en mangeant du couscous
14 – Les mères juives
15 – Betty Boop
16 – Noirs et juifs aux USA
17 – Nica
18 – Noirs et juifs en chanson chez Jean-Paul Sartre
19 – Azoy
19bis – Retour sur quelques commentaires

 

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Vers d’anthologie

Neuf devinettes (pas que sur Brassens) 10/10

Pas de devinette aujourd’hui, simplement la réponse à la devinette d’hier. On demandait quel alexandrin de Brassens est obtenu en recollant les titres de trois chansons.

Dans mon Panthéon inversé (car au Panthéon, des vers bouffent des gens, tandis qu’ici des gens bouffent des vers), il s’agit de son meilleur vers, digne des anthologies :

Bel ami, Seul ce soir, J’ai pleuré sur tes pas 

Il vient de la chanson Honte à qui peut chanter, bravo à Arnaud pour l’avoir trouvé dès potron-minet.

Bel ami, par Tino Rossi.

Seul ce soir, par Léo Marjane.

J’ai pleuré sur tes pas, par André Claveau. Ce chanteur était l’un des plus célèbres et appréciés en son temps, avant de sombrer dans un oubli presque complet. Injustice suprême : n’apparaître pour la première fois qu’au 1057e billet de ce blog !

Et puis Honte à qui peut chanter, par Maxime Le Forestier.

Maintenant, la collecte de plus beaux vers de Brassens des lecteurs:

Selon Nadia :
Aie, vous m’avez fêlé le postérieur en deux !
Il est morne, il est taciturne, il préside aux choses du temps (super chanson pour se réveiller le matin sous la douche)
En priant dieu qu’il fit du vent, qu’il fit du vent

Selon Arnaud Chalaud :
Pour le vers, j’aime beaucoup ce qu’il dit de la mort qui mettra Oncle Archibald
hors de portée
Des chiens, des loups, des hommes et des imbéciles…
une belle gradation…

Pour Patrick Hannais :
Pour la phrase il y a pléthore mais en ce moment j’aime beaucoup « JE NE CROIS PAS UN MOT DE TOUTES CES HISTOIRES… »

Diego68 nous propose:
Je reçus de l’amour la première leçon, // Avalai la première arête.

NP nous propose :
Il suffit de passer le pont
C’est tout de suite l’aventure

Moi je vous l’ai dit, c’est « Bel ami, Seul ce soir, J’ai pleuré sur tes pas ». Et puis j’ai un faible pour ce passage de La femme d’Hector,

Chantons pas la langue des dieux
Pour les balourds, les fess’-mathieux,
Les paltoquets, ni les bobèches
Les foutriquets, ni les pimbêches.

1 – Devinettes
2 – Les premiers seront les premiers
3 – 13 à la douzaine
4 – Renaud dans le rap
5 – Brassens nous parle de chansons
6 – Johnny dans une faille spatiotemporelle
7 – Les toponymes de Georges
8 – Le plus cité
9 – Recollage
10 – Vers d’anthologie

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Recollage

Neuf devinettes (pas que sur Brassens) 9/10

Je vous rappelle que j’attends toujours vos vers préférés chez Brassens ! Je fais le point demain sur les différentes propositions.

Devinette du jour : quel alexandrin de Brassens est obtenu en recollant les titres de trois chansons ?

Réponse à la devinette d’hier. On demandait quelle célébrité a la particularité de voir son nom cité dans des chansons de Adamo, Alizée, Art Mengo, Pierre Bachelet, Barbara, Didier Barbelivien, Claude Barzotti, Bénabar, Benjamin Biolay, Georges Brassens, Jean-Roger Caussimon, Alain Chamfort, Julien Clerc, Vincent Delerm, Bob Dylan, Lara Fabian, Jean Ferrat, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, Mark Knopfler, Serge Lama, Allain Leprest, Yves Montand, Mouloudji, Pascal Obispo, Pierre Perret, Renaud, Yves Simon, Charles Trenet et Zazie.

Il s’agit bien sûr de Paul Verlaine, bravo a Pierre Delorme qui a trouvé la réponse le premier, suivi de près par Patrick Hannais et Nadia (de Meylan). Simon me propose même une chanson à ajouter à la liste, Rive gauche d’Alain Souchon qui n’hésite pas à couper en deux le nom de ce pauvre Verlaine. Vous pouvez retourner voir la série qu’on a consacré à cet étrange phénomène, ici. Je ne vais pas vous passer toutes les chansons… Je me contente d’une des plus inattendues : Bob Dylan, You’re gonna make me lonesome when you go.

Et si vous ne me croyez pas, voici la liste des chansons, allez-y voir !

Pauvre Verlaine, Adamo
À cause de l’automne, Alizée
L’enterrement de la lune, Art Mengo
En ce temps là j’avais 20 ans, Pierre Bachelet
La Solitude, Barbara
Gottingen, Barbara
Hop Là !, Barbara
L’absinthe, Barbara
Dinky Toys, Didier Barbelivien
Quitter l’autoroute, Didier Barbelivien
Je ne t’écrirai plus, Claude Barzotti
Remember Paris, Bénabar
Si tu suis mon regard, Benjamin Biolay
À Mireille [parlé, texte de Paul Fort], Georges Brassens
L’enterrement de Verlaine [parlé, texte de Paul Fort, mais il existe des versions chantées], Georges Brassens
Paris jadis, Jean-Roger Caussimon
Jamais je t’aime, Alain Chamfort
Hélène, Julien Clerc
Les chanteurs sont tous les mêmes, Vincent Delerm
You’re gonna make me lonesome when you go, Bob Dylan
La différence, Lara Fabian
Les poètes, Jean Ferrat
Ma môme, Jean Ferrat
Blues, Léo Ferré
La fortune, Léo Ferré
Paris, Léo Ferré
À Saint-Germain des Prés, Léo Ferré
Monsieur Barclay, de Léo Ferré
Je suis venu te dire que je m’en vais, Serge Gainsbourg
Metroland, Mark Knopfler
Jardins ouvriers, Serge Lama
Des éclairs et des révolvers, Serge Lama
Neige, Serge Lama
Pauvre Lélian, Allain Leprest
Ma môme, ma p’tite môme, Yves Montand
Rue de Crimée, Marcel Mouloudji
Et bleu…, Pascal Obispo
Je rentre, Pascal Obispo
Ce qu’on voit… allée Rimbaud, Pascal Obispo
L’arbre si beau, Pierre Perret
T’as pas la couleur, Pierre Perret
La femme grillagée, Pierre Perret
Peau Aime [parlé], Renaud
Mon bistrot préféré, Renaud
Les gauloises bleues, Yves Simon
Aux fontaines de la cloche, Charles Trenet
Ohé Paris, Charles Trenet
Adam et Yves, Zazie

1 – Devinettes
2 – Les premiers seront les premiers
3 – 13 à la douzaine
4 – Renaud dans le rap
5 – Brassens nous parle de chansons
6 – Johnny dans une faille spatiotemporelle
7 – Les toponymes de Georges
8 – Le plus cité
9 – Recollage
10 – Vers d’anthologie

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