Numance

Avec Lise Médini 1

Je vous propose à partir d’aujourd’hui une balade dans la discographie trop méconnue à mon goût de Lise Médini. J’ai découvert cette chanteuse sur une compilation consacrée aux poètes en chanson, avec Numance. La chanson évoque les ruines d’une ville antique située dans l’Espagne actuelle et détruite par les légions romaines. Les paroles sont de Luc Bérimont (dont on reparle dans la série), la musique et l’interprétation de Lise Médini.

Numance m’a frappé, alors qu’elle était perdue au milieu de dizaines de chansons de Ferré, Brassens, Aragon, Hugo, Villon, etc. J’ai voulu en savoir plus sur Lise Médini. J’ai découvert une compositrice et interprète (plus rarement auteure) talentueuse, dont la carrière se situe de part et d’autre de Mai 68. Nous verrons à travers son œuvre plusieurs aspects de la période : thèmes en vogue dans la chanson poétique des années 1960, fin de l’époque des cabarets rive gauche et renouveau de la chanson engagée.

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La solution

La chanson, art majeur ou art mineur I. L’énigme ART 9/9
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Voici venue l’heure tant attendue de la solution. Vous l’avez tous deviné, le point commun entre toutes les chansons, c’est le poncif le plus éculé de toute la poésie : « amour » y rime avec « toujours ». ART = Amour Rime avec Toujours donc. De la variétoche-pour-femme-d’un-certain-âge de Frank Michael au grand poète de la chanson Brassens, de la belle amoureuse Barbara à l’artiste d’avant-garde Patrick Vian, de la chanson paillarde à la suave intimité de Mathieu Boogaerts, de la poésie faussement naïve de Paul Fort à la pop kitsch années 1980 de Léopold nord et vous, et jusqu’au héros national Aznavour : tout le monde est d’accord pour se vautrer dans cette facilité.

Certains petits malins se jouent du poncif, comme Michel Berger qui dit « L’amour, le vrai, celui qui ne rime pas avec jamais », ou Souchon, qui fait rimer « toujours » avec « hou hou ». J’ai dit qu’Emmenez-moi et Mes amis, mes emmerdes de Charles Aznavour n’étaient pas loin de l’énigme sans pouvoir y figurer. C’est qu’amour y rime avec « jour », ce qui ne suffit pas, loin s’en faut.

Cette rime facile devrait suffire à clore le débat : la chanson serait un art mineur. Mais regardez ce qu’on lit dans Phèdre de Racine.

Œnone
Quel fruit recevront-ils de leurs vaines amours ?
Ils ne se verront plus.

Phèdre

                                     Ils s’aimeront toujours.

Bon, la chanson serait donc à l’instar de la tragédie classique, un-art-majeur-qui-fait-rimer-amour-avec-toujours, catégorie injustement oubliée par l’Esthétique ? Pfouuu, c’est compliqué, je m’y perds. Je vous passe un petit Brigitte Fontaine en attendant la suite. Pipeau.

À partir de samedi prochain, on s’intéresse à une chanteuse des années 1960, je ne vous dis pas qui, c’est une surprise. On se retrouve quelques jours plus tard pour la deuxième série sur la chanson, art majeur ou art mineur.

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La marine

La chanson, art majeur ou art mineur I. L’énigme ART 6bis/9
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De plus en plus de lecteurs trouvent la solution (Diego notamment, bravo). Bon, personne ne m’a dit pourquoi l’énigme s’appelle ART. Je réalise que j’ai oublié cette chanson de Brassens, qui colle très bien. La marine, adaptation d’un poème de Paul Fort.

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Aznavour dans l’énigme

La chanson, art majeur ou art mineur I. L’énigme ART 5bis/9
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Ça patine cette énigme, personne ne trouve alors que ce n’est pas si compliqué. Je vous rappelle qu’on cherche le point commun entre quelques chansons, de Barbara, Brassens, Frank Michael, Patrick Vian ou Mathieu Boogaerts. Il y a même une chanson paillarde, voir les billets précédents. Je vous propose un indice en bonus.

Si la mort du grand Aznavour vous a laissé mélancolique, soignez le mal par le mal et regardez la vidéo de l’INA avec ses chansons les plus marquantes. La première chanson, Et pourtant, possède le point commun entre toutes les chansons de l’énigme ART. Je le dis même pour les impatients : il suffit d’écouter la première minute de la vidéo ! Pour le reste, Emmenez-moi et Mes amis, mes emmerdes ne sont pas loin, mais non, elles ne peuvent pas faire partie de l’énigme.

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Léo Ferré

L’énigme de l’été 2018, 39/63
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C’est la série d’été du Jardin aux Chansons. Je vous rappelle qu’on cherche ce qui se cache derrière 62 chansons… Aujourd’hui, Les étrangers de Léo Ferré.

Je profite de ce billet pour donner quelques statistiques, à propos des articles les plus lus. Le record est pour Satisfaction, le premier des billets sur Mai 68 qui culmine à 695 vues. Le deuxième, c’est Brassens et les poètes : Les passantes, 406 vues. Ces deux succès s’expliquent par des redirections depuis MusikTips, une liste de diffusion avec des milliers d »abonnés. Mais qui est le troisième, qui culmine à 251 vues sans aucune publicité ? C’est Léo Ferré est-il misogyne ? Les moteurs de recherche redirigent cette importante question vers mon blog ! Ne vous étonnez pas si vous voyez bientôt des billets intitulés Brassens était-il raciste, Sardou était-il de gauche, etc. Ce sera juste pour faire monter l’audience.

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Georges Brassens

L’énigme de l’été 2018, 20/63
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C’est la série d’été du Jardin aux Chansons. Je vous rappelle qu’on cherche ce qui se cache derrière 62 chansons… Aujourd’hui, le chanteur qu’on entend le plus souvent dans ce blog : Georges Brassens, La rose, la bouteille et la poignée de main.

Je vous rappelle que je suis en vacances. Ce que vous lisez a été écrit à l’avance. Au moment où j’écris ces lignes, j’anticipe qu’au milieu de l’été la fréquentation du blog sera au plus bas. J’en profite pour donner quelques informations spécialement barbantes. J’ai calculé qu’au rythme où je passe les chansons de Brassens, il me faudra à peu près 10 ans pour les passer toutes… Je ne sais pas si je le ferai. Le plus compliqué, c’est évidemment de tenir à jour des statistiques sur les chansons déjà passées… Et de trouver des thèmes où caser les dernières qui resteront, quel casse-tête.

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Peau de vache

Paralipomènes (de vache) 1/8
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Cet été, il y aura une grande série, une énigme géante… En attendant, pour finir l’année, je vous propose des paralipomènes (= choses oubliées) : différentes chansons oubliées dans les thèmes passés ces derniers mois. Il n’y aura rien sur Mai 68. Ceux que ça chagrine peuvent se rabattre sur l’émission Tour de Chant, qui y a consacré deux excellents épisodes. En réécoute sur le site de France Musique, ici.

Dans le billet du 1er avril 2018, j’ai annoncé un tournant radical de ma ligne éditoriale en direction de la chanson pour vache. Dès le 2 avril, j’ai hélas laissé tomber cette bonne idée. Le sujet était pourtant prometteur… Le blog avait déjà passé Si les vaches avaient des ailes de Matthieu Côte ou le clip de Vice et versa des Inconnus. Il y a eu aussi Hécatombe, où une mégère crie « mort aux vaches ». Pour rester chez Brassens, je vous passe aujourd’hui Une jolie fleur (dans une peau d’vache).

 

Bonus : une vidéo de Georges Brassens très jeune, qui chante une ancienne version de la chanson, Le bout du cœur. Ces deux versions illustrent bien le travail de Brassens, qui laissait ses chansons sur le métier pendant de longues années.

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Gauchisme à la mode

Mai 68 V, Les nostalgiques de Mai 68, 8/11
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Il est de bon ton de critiquer la chanson engagée (il y aura bientôt une série dans le blog sur toutes les parodies de chansons engagées). Dans cet exercice, on peut même se prévaloir du haut patronage de Brassens : Mourir pour des idées, etc. Le bon Georges n’en demandait probablement pas tant… Jean-Roger Caussimon défend franchement la cause du chanteur engagé dans Le gauchisme à la mode.

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La chaude pisse

Expressions et mots venant de la chanson : les sources et les robinets 9bis/13
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Je vous fais un petit point sur quelques propositions d’internaute.

Nadia (internaute de Meylan) nous propose les expressions « ouvrez la cage aux oiseaux » ou « les jolies colonies de vacances » de Pierre Perret. Ou encore des expressions inventées par Georges Brassens et qui tirent plus vers la maxime (prouvant par là que Brassens était un bon fabuliste) : « Le temps ne fait rien à l’affaire  » ou « mourons pour des idées, d’accord mais de mort lente ».

À propos de la filiation entre Gustave Nadeau et Georges Brassens, Pierre (internaute de Grenoble), nous propose une variante de Carcassonne et du Nombril des femmes d’agent : La chaude pisse, interprétée par Maxime Le Forestier (que j’aurais aussi pu passer dans la série sur l’homosexualité, ici).

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