Cigarettes sur cigarettes

La cigarette 6

Plusieurs lecteurs et lectrices m’ont réclamé de nouveaux pastiches, je suis désolé mais je suis au bout du rouleau de ce côté. Je vous suggère les excellents pastiches de Paul Strocmer, a voir ici.

Sinon, j’ai entendu à la radio que la nicotine protègerait contre le coronavirus ! Je reprends donc pour quelques jours la série des chansons sur la cigarette, c’est ma pause clope en quelque sorte. Il parait que Zog Ier, roi d’Albanie, fumait 150 cigarettes par jours. Je confirme qu’il n’est pas mort du coronavirus. Michel Corringe nous chante Cigarettes sur cigarettes

Une petite pub de mon sponsor.

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Gustave Flaubert confiné (dans sa correspondance)

Cinq écrivains confinés 6/6

Je vous ai dit qu’il y avait cinq écrivains pastichés dans la série, mais il y a six épisodes ! Car Flaubert a le droit à un deuxième pastiche, le confinement vu non plus dans ses romans, mais dans sa correspondance.

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À Louis Bouilhet, Croisset, le 7 avril 2020

Mon pauvre Louis,

Avec ce confinement, je m’abrutis de travail depuis bientôt quatre semaines. J’ai pioché durant cinq jours pour écrire seulement deux pages, une scène assez drôle où le père Bonveau range des côtes de bœuf tandis que son fils envoie des émoticones de poireaux à la belle, tableau. Du reste, je pose les premiers jalons de la baisade entre la jeune Louise et le fils Bonveau, mais comme elle sera enchâssée dans la faillite de la start-up du père, les tournures du HTML et du régime fiscal du capital-risque (sur lesquels je viens de lire trente quatre volumes !) me posent des problèmes d’assonance presque insurmontables… quelle bêtise. Les Rabelais, Homère, Shakespeare n’avaient pas à les endurer, aussi nous passent-ils de très loin et je vomis mon époque. J’aurai essayé au moins d’approcher le Beau. J’ai lu hier l’appel aux infirmières de Lamartine, c’est gigantesque, à se tordre. J’en viens à me souhaiter le sort commun, à vouloir crever une bonne fois pour toutes de ce Covid.

Merci pour les quatre cents vers que tu m’as envoyés. Garde courage. Je perçois dans ton tableau en octosyllabes des mœurs de l’Abyssinie au Ier siècle l’avenir de la littérature sans doute, qui n’aura bientôt plus que faire de se vautrer dans le bourgeois… la postérité t’en saura gré. Je les lirai demain, ils ont l’air bien roides. J’embrasse ta bonne balle (et ton couillon (gausche)),

Ton G.
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Pour conclure cette série, Michèle Bernard nous chante l’histoire d’un petit asticot blanc : L’éducation sentimentale.

Je vous recommande aussi les excellents pastiches de Paul Strocmer, a voir ici.

1 – Gustave Flaubert confiné
2 – Georges Perec confiné
3 – Jean Racine confiné
4 – René Goscinny confiné
5 – Jorge Luis Borges confiné
6 – Gustave Flaubert confiné (dans sa correspondance)

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