Goya bis

La chanson, art majeur ou art mineur VIII. Chanson et peinture 3bis

Sur Facebook, Floréal Melgar écrit à propos de Goya :

Chaque fois qu’il est question de cet artiste, je ne peux m’empêcher de penser à cet extrait du livre de notre ami René Troin « Chantier Schéhérazade », dans lequel il évoque avec beaucoup d’humour des chanteurs de la période yé-yé. Dans l’extrait en question, René évoque Jean-Jacques Debout invité dans une émission de télévision animée par Albert Raisner :

« Evidemment, Albert Raisner ne le rata pas. A l’occasion du baptême télévisuel du jeune chanteur, il le cueillit ainsi : “Jean-Jacques, je suis heureux de te recevoir sur le plateau d’Age tendre et tête… Debout… de bois!”. Tout près de là, dissimulée, mais plus pour très longtemps, dans le public tassé sur les gradins, une jeune et jolie inconnue, mais plus pour très longtemps, sourit avec un rien de commisération à la commissure des lèvres. Elle s’appelait Chantal Cézanne mais venait, l’après-midi même, de se rebaptiser Goya, son manager l’ayant persuadée qu’on ne réussit pas dans la chanson avec un nom de peintre.

Cette bonne blague est sans doute apocryphe, mais Jean-Jacques Debout est bien passé à Âge tendre et tête de bois, l’émission d’Albert Raisner, la preuve ici !

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Robert Desnos

La chanson, art majeur ou art mineur VII. Été 2019, chaque jour un poète, 50/68
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C’est l’été 2019, chaque jour un poète. Aujourd’hui Robert Desnos, né en 1900.

Les Têtes Raides nous chantent On ne quitte pas son ami.

Cher lecteur, sache que cette vidéo est, sans en avoir l’air, le point de départ de cette série. Je ne sais plus qui, a déniché une interview de Christian Olivier, le chanteur des Têtes raides. Il disait qu’il n’aimait pas certaines chansons de Léo Ferré. Un propos aussi scandaleux a déclenché une controverse sur Facebook. Où la présente chanson est apparue comme une pièce à conviction, une preuve irréfutable, mais je ne sais plus de quoi. Suite à cet incident, Floréal Melgar a publié sur son mur de très nombreuses poésies mises en chanson. Merci à lui, j’y ai découvert au moins la moitié des chansons de la série.

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Timbres révolutionnaires

Mai 68 politique 2bis/8
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Sur Facebook, Floréal Melgar m’indique un lien vers son histoire des différents mouvements trotskystes, très intéressant, ici. Comme dit le proverbe, « deux trotskystes = une organisation, trois trotskystes = un mouvement de masse, quatre trotskyste = une scission ».

Je réalise que le billet sur le trotskysme d’hier était un peu court, mais c’est vraiment difficile de trouver des chansons typiquement trotskystes. Je fais un petit effort. Vous pouvez écouter une chanson normalement appréciée des militants trotskystes, Le chant des partisans de l’Amour (attention, l’Amour ici, c’est le fleuve).  On la connaît aussi sous titre À l’appel du grand Lénine.

En fait sur Wikipedia, on apprend que de nombreuses paroles ont été proposées pour cette mélodie russe de 1828, qui s’apparente donc à ce qu’on appelait un timbre, une musique de chanson dont on change les paroles selon les circonstances. Il y a même une version russe blanche. Voir ici.

Le même air a été utilisé par des anarchistes pour chanter la Makhnovchtchina, une armée crée pendant la révolution russe par l’anarchiste ukrainien Nestor Makhno. La Makhnovchtchina, extrait du disque Pour en finir avec le travail dont on reparle bientôt (ainsi que de l’anarchisme qui ne sera pas oublié !).

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L’ombre qui perd son temps à dessiner mon théorème

Paroles cryptiques 6/9
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Le maître incontesté de la chanson cryptique est Léo Ferré (déjà mentionné dans le dernier post).  On continue donc avec une reprise par Bernard Lavilliers (qui prétend posséder quelques clefs secrètes…) de La mémoire et la mer. Notez les références mathématiques !

Je vous propose une explication des vers suivants :

Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole

D’après le Dictionnaire amoureux de la chanson française de Bertrand Dicale : « Léo Ferré raconte qu’un jour à la pêche, il a rejeté à la mer un poisson emmêlé dans des algues parce qu’il avait une bonne tête canine ». Merci monsieur Dicale , mais la nécropole alors ? Les fans de Francis Cabrel (dont je suis) reconnaitront la célèbre cabane du pêcheur.

Sur le site de l’INA, Léo Ferré parle de poésie : ici. Je vous signale aussi une intéressante discussion sur facebook début janvier 2017 à propos des très nombreuses reprises de La mémoire et la mer, animée par Floréal Melgar, à retrouver sur son mur facebook, ici.

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