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Les annonces du mercredi

Tout d’abord, je m’excuse auprès de mes abonnés qui ont reçu un billet envoyé par erreur hier, ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Ce billet repassera dans le blog bientôt.

Je vous suggère ce jeudi 16 novembre à 18h10 de regarder Question Pour Un Champion sur France 3, il y a une surprise (pour ceux qui me connaissent). Auparavant vous pouvez lire deux billets que j’ai écrit sur cette émission que je connais un peu.

Tout d’abord un billet sur la prime à l’ignorance, où je montre comment on peut triompher de ses adversaire dans le sujet où on est le moins fort, en devinant par exemple l’équipe championne de France de rugby. Yeah, c’est cool ça. Ici.

Puis un billet prémonitoire, dans lequel j’imaginais quelqu’un qui croit s’y connaître en chanson française et qui échoue lamentablement à un questionnaire chanson au « 4 à la suite ». Pfff, si j’avais su, j’aurais écrit moins de bêtises. Ici.

Ensuite, écoutez cette chanson, et vous êtes parés pour bien profiter de l’émission (et constater que je n’en veux pas à Robert Charlebois). Je reviendrai à Montréal (et pas Je retournerai à Montréal, rhaaaaaa, zut).

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A song about Uranus?

Cinq devinettes sur Georges Brassens 4/6
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Voici la réponse à notre troisième devinette sur Brassens : quelle planète n’est citée dans aucune de ses chansons ? Il s’agit bien sûr d’Uranus ! Merci à Stéphan de Lyon 7è, concepteur de cette énigme il y a bien des années. Voyez plutôt :

– Mercure est cité dans Stances à un cambrioleur, déjà passées ici.

– Vénus est citée dans 22 chansons, je me demande vraiment pourquoi c’était la planète préférée de Brassens, quel coquin. Une fois dans le titre, Vénus callipyge, et les 21 autres fois dans le texte, je vous épargne la liste. J’ai trouvé ça sur le site Analyse Brassens qui propose un moteur de recherche spécialisé dans ce genre de questions urgentes, allez-y voir (attention, le moteur confond Vénus et venus du verbe venir, il faut faire le tri à la main).

– La Terre est citée plein de chansons, comme ce Pauvre Martin qui bêche la terre. En tant que planète, on la trouve dans L’orage ou Une jolie fleur par exemple.

– Mars est cité dans La guerre de 14-18.

– Jupiter est cité dans L’orage et La marche nuptiale (déjà passée ici).

– Saturne est bien sûr cité dans Saturne (déjà passée trois fois dans le blog, ici, ici et ici).

– Neptune est cité dans Supplique pour être enterré sur la plage de Sète (déjà passée ici).

– Pluton est cité dans Le grand Pan (déjà passée ici).

Pluton n’est plus classé comme une planète me direz-vous ? On pourrait donc chercher la Lune (dans Celui qui a mal tourné), Europe (dans Les deux oncles) ou Charon (dans Le grand Pan). Voire même la Grande Ourse dans Auprès de mon arbre… mais il manque toujours Uranus.

Je vous passe L’orage (comme ça on aura la Terre et Jupiter). C’est une chanson pas évidente à reprendre, en alexandrins, sur une mélodie un peu monotone, avec une rythmique un rien lourde (de longues séries de noires, et ça tombe souvent sur le temps, un vrai hachoir)… Très difficile de s’extraire de la version originale sans tomber dans des ornières. Je vous passe une version par Joe Dassin et le bien nommé Big Bazar, avec Michel Fugain dans les choux. Joe Dassin fait du bon boulot. C’est le grand n’importe quoi sur les paroles, ils s’arrêtent avant la fin, mais c’est pas mal.

 

Il reste encore deux devinettes !!

Quatrième devinette : quand Brassens se livre-t-il à la censure ?
Brassens, chanteur anarchiste épris de liberté et dont nombre de chansons furent censurées était donc logiquement l’ennemi de la censure. Pourtant il n’hésite pas à censurer des poètes… Où donc ?

Cinquième devinette : quand Brassens se livre-t-il à l’auto-censure ?
D’accord, Brassens censure, l’affaire est entendue. Mais dans quelle chanson Brassens s’autocensure-t-il ? Évidemment, c’est impossible à déduire de la simple écoute de la chanson, puisque le couplet caviardé ne s’y trouve pas (ce ne serait pas de la censure sinon)… Attention, il y a au moins deux réponses possibles.

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Let’s go get stoned

Les cultures soixante-huitardes 6/8
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On a eu le sexe dans le billet précédent et le rock’n roll un peu partout. Il manque la drogue… Joe Cocker, Let’s go get stoned, au mythique concert de Woodstock en 1969. La chanson est un classique du Rythm’n Blues, popularisée par Ray Charles, qui l’a chantée pour évoquer son addiction à l’héroïne.

Vers 1:28 on assiste à un moment historique : Joe Coker invente la Air Guitar, mais c’est une autre histoire. La version de Ray Charles.

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Les routard bis

Les cultures soixante-huitardes 4bis/8
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Sur Facebook, Pierre Delorme me signale que le thème du voyage était très à la mode au milieu des années 1960. Par exemple, Antoine a chanté pas moins de trois chansons autour du thème : Une autre autoroute, Autoroute européenne n°4 et Je reprends la route demain (qui insiste sur les raisons de partir plutôt que sur les agréments du voyage lui-même….) :

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Gérard Lambert

L’énigme JB 4/5
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Bravo à Pierre C., internaute de la Barbade, qui a le premier trouvé la réponse à l’énigme (voir dans les commentaires). S’il pouvait m’obtenir une interview avec sa compatriote Rihanna, ça m’arrangerait beaucoup pour faire buzzer un peu…

Quatrième et dernier volet de l’énigme pour ceux qui voudraient encore chercher : il faut trouver le lien entre Cabrel, Lavilliers, Capdevielle, et donc Renaud. Pas compliqué pour ceux qui connaissent bien Renaud !
Les aventures de Gérard Lambert, version banlieusarde du Petit Prince.

Le clip, c’est des extraits du dessin animé Akira.

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C’est pas l’homme qui prend la mer

L’énigme VF 6/9
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Le premier volet de l’énigme, c’était une chanson de Brassens chantée par Renaud, le sixième volet, c’est une chanson de Renaud chanté par le collectif « La bande à Renaud ». Et puis, au troisième volet, on a eu une chanson de Dick Annegarn chantée par le collectif Sol en Si, totalement disjoint de la Bande à Renaud.  Hum… 3 et 3 font 6… Y aurait-il là-dessous quelque diablerie mathématique ? Vérifions vite les décimales du nombre d’or à tout hasard…

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Plus de patrons

L’énigme VF 4/9
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Grand jour : c’est aujourd’hui le 277è post du blog, et je réalise que j’ai pas encore mis une seule chanson du plus ancien et vénérable maître de la chanson française : Aristide Bruant ! Oubli réparé. Plus de patrons, de Bruant, chanté par Marc Ogeret.

Vous avez remarqué le mot « latronspem » dans la chanson ? Je crains qu’il ne soit pas dans le dico… C’est du loucherbem, l’argot des bouchers de Paris au XIXè siècle. Pour dire un mot en loucherbem, il faut d’abord enlever la première lettre du mot, et la remplacer par « L ». Par exemple, Boucher donne Loucher. Ensuite, la première lettre qu’on a enlevé (le « B » donc), on la remet à la fin du mot : loucherb. Ensuite, on rajoute un suffixe quelconque, par exemple « em » : « boucher » se dit donc « loucherbem ». L’argot loucherbem servait surtout a échanger rapidement quelques information sans être compris d’un client ou d’un policier.

Sur le même modèle, « patron » se dit  « latronspem », utilisé dans la chanson. Les expressions « partir en loucedé » ou le mot « loufoque » veulent respectivement dire « partir en douce » et « fou » en loucherbem, ce sont les seuls cas que je connaisse passés dans le langage courant. Si vous écoutez Bruant, vous trouverez d’autres exemple, bonne pêche (pardon, bonne lêchepuche)… Et maintenant, si on vous parle du lardinjok aux lansonchups, vous saurez ce que c’est.

Ouh la, je parle, je parle, je vais finir par donner la solution de l’énigme… Je vous rappelle qu’on cherche le lien secret entre toutes les chansons de la série.

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Ils sont le morse

Parodies 3/6
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Dans un ancien post de ce blog, on se demandait si les Beatles étaient vraiment « le morse » (ici). « Morse » (une sorte de phoque avec de longues dents) se dit en anglais « walrus », il s’agissait donc d’une allusion à I am the walrus des Beatles. On en passe aujourd’hui une  version légèrement parodique, par Jim Carrey qu’on connait mieux comme acteur dans des comédies américaines. C’est réjouissant de le voir s’amuser comme un fou (il s’excuse de ses aigus, fait l’Anglais vers 2:15, le tout assaisonné de grimaces). On notera l’autodérision de George Martin, le fameux  « 5è Beatles », à qui on doit les arrangements d’origine, et qui dirige ici l’orchestre.

 

Évidemment, un morceau « poétique-psychédélique-génial » comme I am the walrus, ne pouvait pas échapper au tribunal Zappatiste.  Petite parodie par Frank Zappa, avec en guest-star un véritable morse en peluche. Au fait, pour ceux qui ne le connaîtrait pas, Zappa, c’est le moustachu qui bat la mesure au début de la vidéo.

 

I am the walrus a fait couler beaucoup d’encre, notamment en raison de ses paroles énigmatiques (voir ici). La chanson s’inspire paraît-il du poème de Lewis Carroll, Le Morse et le Charpentier. En chanson :


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À l’intérieur du rock

Les péchés originels du rock français 7/8
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Il a fallu un peu de temps pour que le rock soit pris au sérieux en France. Un exemple qui combine prophétiquement rock et musique électronique : Psyche Rock de Pierre Henry et Michel Colombier en 1967.

 

Aux États-Unis aussi évidemment, les meilleurs musiciens se rendent compte qu’il se passe quelque chose avec le rock. Un document extraordinaire de 1967 (encore), Inside Pop, The Rock Revolution, de Leonard Bernstein, grand compositeur et chef d’orchestre. Il dit par exemple  à 10′ :
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Never Forget that this new music employs a highly limited musical vocabulary. Limited harmonically, rythmically, and melodically. But within a restricted language, all these new adventures are simply extraordinary.
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