Bach jazzman

J.-S. Bach dans la chanson 5

Jean-Sébastien Bach a intéressé les jazzmen. Enfin, on le dit. On s’en félicite. On s’en flatte, ce qui est assez curieux vu qu’en général on n’est ni jazzman ni bien sûr Jean-Sébastien Bach, et je me demande à quelle partie de soi il agrée que les jazzmen s’intéressent à Bach. Alors que si les mariachi s’intéressent à Haydn ou les rappeurs à Purcell, et bien tout le monde s’en fout un peu. C’est un peu comme comme on dit qu’il y a le nombre d’or dans une pyramide, c’est génial, tandis que le nombre douze virgule cinq dans un camembert, tout le monde s’en fout, alors que fondamentalement, c’est peut-être aussi intéressant, voire plus même.

En fait, il est assez rare de retrouver la manière de Bach dans du jazz disons classique si vous me suivez. Un exemple tout de même, Nina Simone, Love me or leave me, avec un pont en contrepoint à partir de 0:50, et une fin assez à la Bach je trouve.

Après, du côté des spécialistes, il y a Jacques Loussier.

Plus récemment, il y a Édouard Ferlet, très beau travail, très impressionnant.

Comme point de comparaison, l’interprétation classique de Sviatoslav Richter.

Un peu de Keith Jarrett pour finir ce billet.

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