Bien manger et bien boire : un art majeur

La chanson, art majeur ou art mineur V. Les nanards de la chanson, 2/11
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En fait, le Jardin aux chansons qui bifurquent a déjà exploré quelques chansons nanards. J’suis pas rassuré de Zambla, Terre, tu peux compter sur moi par les Enfants du phare, la Bamba triste de Pierre Billon, Autoroute A6 de Mario d’Alba, Je t’aime moi non plus magnifié par l’Ensemble vocal Garnier. On a aussi passé Florence Jenkins, la cantatrice qui chante faux. Tous ces artistes ont atteint des sommets, merci à eux. Mais on a oublié le grand Patrick Topaloff, et son tube J’ai bien mangé, j’ai bien bu.

C’est l’un des plus grands succès des disques Flèche, le label créé par Claude François. Les mauvaises langues disent que Claude François voulait lancer des chanteurs le moins glamour possible pour rester au top par contraste… Vile calomnie, puisqu’Alain Chamfort a été produit par les disques Flèche, en contradiction totale avec cette théorie du complot. On notera sur la vidéo que Patrick Topaloff sait bien battre la mesure, tout comme Pierre Billon, déjà passé dans le blog. Allez, je vous la remets quand même cette bamba, plus grande chanson-hon de tous les temps dans mon petit Panthéon. La bamba triste.

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Fautes de goût et décalages divers

La chanson sexuellement explicite 14/18
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La chanson sexuellement explicite est évidemment un espace privilégié pour diverses fautes de goût intentionnelles et autres décalages balourds. Par exemple, prenez l’homme le moins sexy du monde et faites lui chanter des bidules plus ou moins suggestifs entre de longues paires de jambes chaussées de cuissardes. Qu’est-ce qu’on rigole. Marcel Zanini, Tu veux ou tu veux pas ?

Je t’aime moi non plus, chanté par le chœur d’hommes de l’opéra Garnier, ça prend un relief bouffon. Cette reprise était la chanson-hôn préférée de Philippe Meyer il me semble.

Les sucettes encore, par l’ensemble vocal Garnier, dirigée par Gainsbourg en personne et présentée par Jacques Martin, probablement lors d’une de ses tentatives pour battre le record du mauvais gout dans la catégorie rire gras. Je ne vous sers pas une n-ième resucée  de l’histoire des Sucettes, y en a marre. Ceux qui ne connaissent pas peuvent aller voir ici.

À la décharge de Gainsbourg, il n’était pas le seul à écrire des paroles équivoques pour France Gall. La petite, en duo avec Maurice Biraud. Et croyez-le ou pas, les paroles sont de Robert Gall, père de la jeune France.

Puisqu’on parlait des Sucettes, je vous passe Banana split, un rien moins rabâchée et plutôt meilleure comme chanson. Lio, qui fait une entrée bien tardive au 745è billet du blog.

Une reprise toute récente, avec les Fatals Picards, et Lio la magnifique, bien sûr.

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