La musique instrumentale : un art majeur

La chanson, art majeur ou art mineur V. Les nanards de la chanson, 1/11
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On poursuit notre étude de la question « La chanson est-elle un art majeur ou un art mineur ? ». On a vu les poncifs en chanson dans les trois premières séries (I, II, III). On a vu dans la quatrième série des avatars de la question chez les meilleurs auteurs du temps jadis.

Dans la série présente, on explore le côté obscur de la chanson, son versant le plus éminemment mineur : les nanards, les chansons ratées, les chanson-hôns chères à Philippe Meyer. On écoutera ce qu’il y a de pire, les dernières extrémités du mauvais goût. Il faut dire qu’entre tous les arts, la chanson excelle dans le kitsch, c’est son génie propre, une part d’elle-même que personne ne lui enlèvera. À quoi cela tient-il ? On en reparle plus tard dans la série… où l’on verra que ce qui est simple est en fait compliqué, que ce qui naïf est savant, et ce qui est brut est raffiné. On le verra : ce qui est nul est génial. Et si ce qu’il y a de pire est génial, alors la chanson doit bien être un art un peu majeur, non ? À moins que ça ne soit l’inverse ? Car tout est dans tout. Mais le contraire est-il vrai ?

On commence très fort avec Mario Mathy. Il ne lui manque que la parole. Jumping Dance.

Si on évalue la qualité d’une musique au nombre de claviers, Mario Mathy fait un bon score, son art est des plus majeurs. Il s’en explique dans une interview, assez émouvante au final.

Aller, encore une pour les fans. Liberty.

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Fautes de goût et décalages divers

La chanson sexuellement explicite 14/18
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La chanson sexuellement explicite est évidemment un espace privilégié pour diverses fautes de goût intentionnelles et autres décalages balourds. Par exemple, prenez l’homme le moins sexy du monde et faites lui chanter des bidules plus ou moins suggestifs entre de longues paires de jambes chaussées de cuissardes. Qu’est-ce qu’on rigole. Marcel Zanini, Tu veux ou tu veux pas ?

Je t’aime moi non plus, chanté par le chœur d’hommes de l’opéra Garnier, ça prend un relief bouffon. Cette reprise était la chanson-hôn préférée de Philippe Meyer il me semble.

Les sucettes encore, par l’ensemble vocal Garnier, dirigée par Gainsbourg en personne et présentée par Jacques Martin, probablement lors d’une de ses tentatives pour battre le record du mauvais gout dans la catégorie rire gras. Je ne vous sers pas une n-ième resucée  de l’histoire des Sucettes, y en a marre. Ceux qui ne connaissent pas peuvent aller voir ici.

À la décharge de Gainsbourg, il n’était pas le seul à écrire des paroles équivoques pour France Gall. La petite, en duo avec Maurice Biraud. Et croyez-le ou pas, les paroles sont de Robert Gall, père de la jeune France.

Puisqu’on parlait des Sucettes, je vous passe Banana split, un rien moins rabâchée et plutôt meilleure comme chanson. Lio, qui fait une entrée bien tardive au 745è billet du blog.

Une reprise toute récente, avec les Fatals Picards, et Lio la magnifique, bien sûr.

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Pollution, je dis non

La chanson sexuellement explicite 6/18
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Le diable (du sexe) se cache dans les détails (des paroles). Prenez la plus mièvre des chansons d’amour. Et cherchez dedans le détail qui tue, ou plutôt qui pollue en l’espèce. J’ai encore rêvé d’elle, par le groupe Il était une fois.

Vous avez tous trouvé : « j’en ai rêvé si fort que les draps s’en souviennent ». Mais quelle idée d’écrire ça. D’après les interviews des membres d’Il était une fois, le succès de la chanson n’a été prévu ni par le groupe ni par ses producteurs, qui misaient sur une autre piste de l’album. Personne n’a dû relire les paroles.

Philippe Meyer disait que cette chanson est une bûche de Noël musicale : trop de sucre, trop de gras, trop de tout. Elle n’est pas si mal finalement. Il y a même un contrepoint, c’est assez rare dans la variété. Bon, pas pire que ce qui est moins bien en tout cas. J’aime assez Il était une fois d’ailleurs, et sa belle et mystérieuse Joëlle… Je vous en remets, on écoute Pomme, je trouve ça rigolo, même si je ne comprends rien aux paroles. Vous me direz s’il y a du sexe dedans.

Vous pouvez aussi écouter France Musique, émission du mercredi 2 janvier 2019, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe et la musique… En réécoute, ici.

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Pierre Delanoë galactique

Pierre Delanoë, parolier géopolitique 8/8
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Lorsque les pays ne suffisaient plus, Pierre Delanoë mettait en scène les empires ou les continents. Et lorsque ceux-ci devenaient trop étroits pour sa vision, il invoquait la Terre, les étoiles, ou Dieu tout simplement. La ballade des gens heureux, par Gérard Lenorman.

Bon, et au delà du soleil et des étoiles, qu’y a-t-il ? La galaxie, attaquée par les infâmes suppôts de Véga. Heureusement, Goldorak veille sur nous. Mais au fait, qui a écrit les paroles de la chanson de Goldorak ? Je vous laisse deviner… Et bravo pour vos 5000 chansons monsieur Delanoë, total respect. Mais je passerai les 4983 qui restent plus tard. Goldorak, par Noam.

Vous entendez un léger accent ? C’est normal, Noam était un tout jeune chanteur israélien. Il paraît en plus qu’il était grippé le jour de l’enregistrement.

La présente série s’appuyait surtout les tubes les plus connus écrits par Delanoë. Pour découvrir des chansons moins célèbres, meilleures diront certains, je recommande l’émission que lui a consacré Philippe Meyer, le 4 octobre 2014, en réécoute sur le site de France Inter, ici. Et puisqu’on parle de Philippe Meyer, une petite chanson hôn, sur des paroles de Pierre Delanoë : L’été indien, repris par Cazoul.

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Autoroute A6

En voiture 4/7
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La voiture est un sujet de choix pour produire des nanards de la chanson, ce que Philippe Meyer appelait « chanson-hon »… Autoroute A6, par Mario d’Alba (merci monsieur GA pour cette belle découverte).

Vous avez remarqué que Mario d’Alba nous parle du Sud alors que sa voiture est immatriculée dans le Nord ?

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La prochaine fois, je vous le chanterai

Un petit tour dans les autres blogs 4/6
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Aujourd’hui, on ne visite pas vraiment un blog, mais le site web de l’émission de Philippe Meyer, La prochaine fois, je vous le chanterai, que j’écoute régulièrement le samedi midi sur France Inter. Je ne vous cache pas que c’est une inspiration, mais j’essaye de ne pas trop la piller pour ce blog. Le site web permet de réécouter pas mal d’émissions (114 exactement), ou de les attraper en peau de caste, ou pot de caste, ou quelque chose comme ça. C’est ici.

Vous en avez pour un bon moment à tout écouter… Je vous mets quand même une petite chanson aujourd’hui, assortie d’une anecdote. Une fois en voiture, j’écoute mollement Philippe Meyer, et je tombe la-dessus… Quel choc, je découvrais Allain Leprest, un beau cadeau, merci Philippe. Le copain de mon père, paroles d’Allain Leprest, musique de Romain Didier



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