Figure mythique du peintre

La chanson, art majeur ou art mineur VIII. Chanson et peinture 6

Le « peintre » est l’un des multiples mythes qui peuplent la chanson, l’un de ses personnages conventionnels qui dispensent l’auteur d’explications, à l’instar du « gitan » ou de la « putain » auxquels on a déjà consacré des séries (ici et ). Un peintre à Montmartre, tout le monde comprend : artiste maudit qui hante les bistrots, génie bavard qui peint des croûtes, meurt de faim (mais pas de soif) et qui sera plus tard millionnaire, rassasié d’académie, désabusé, regrettera bien le temps d’avant où il ne mangeait qu’un jour sur deux, etc.

La taverne d’Attilio, par Félix Marten, sur des paroles de Bernard Dimey.

La bohême, par le Trio Esperança.

Pour en savoir plus sur ce qu’est vraiment la « bohème », je vous recommande la lecture d’un texte de Jean-Didier Wagneur, ici. Vous apprendrez que ce mythe est précisément daté : il remonte à un ouvrage d’Henry Murger, Scènes de la Bohème, paru en 1842 et dont l’adaptation au théâtre remporta un grand succès. Puccini en tirera un opéra joué très souvent jusqu’aujourd’hui. Au départ, la bohème était surtout littéraire, puis elle a glissé vers la peinture. J’en reviens à une vieille marotte, selon laquelle dans le grand écosystème des mythes, idée toutes faites, etc, la chanson est en bout de circuit, plus « robinet » que « source », voir la série sur les expressions toutes faites en chanson, ici.

En bon auteur de chanson, Yvan Dautin puise au poncif sans s’y vautrer. Les mains dans les poches sous les yeux. Notez que le titre combine deux expressions toute faites, petit jeu auquel un certain Georges Brassens excellait, voir ici.

Tous les thèmes

Le verbe mourirer

Paralipomènes 53/67
(la série qui revient en 68 billets sur les 44 premiers thèmes du blog)
123456789
101112131415161717bis1819
20212223242526272829
30313233343536373839
40414243444546474849
50515253545556575859
6061626364656667

Attention, ce billet contient un spoil. Si vous le lisez, l’énigme VF proposée dans la trente-septième série du blog perdra tout son intérêt.

 

 

Dans la série on notait que Michèle Bernard et Yvan Dautin faisaient la même faute intentionnelle dans la conjugaison du verbe mourir. Je proposais quelques explications plus moins tirées par les cheveux. En voilà une nouvelle : c’est une citation de En relisant ta lettre de Serge Gainsbourg ! Sur la vidéo, la chanson est présentée par Jean-Roger Caussimon.

Tous les thèmes