Les crochets de bouchers

Bouchers, boucherie et chanson, 5

Le billet d’aujourd’hui est consacré aux crochets de boucher, en chansons bien sûr. Avec Meat hook de The Cure.

Je n’ai pas trouvé de chanson française sur les crochets de boucher. Il faut dire que « meat hook » c’est plus facile à caser dans un refrain que « crochet de boucher », comme sonorité s’entend. Je vous laisse à vos méditations sur le génie de la langue anglaise.

Sinon, vous vous rappelez de l’affaire Clearstream ? Il parait qu’un certain Nicolas Sarkozy a voulu pendre un certain Dominique Galouzeau de Villepin « à un crochet de boucher ». Je n’ai jamais compris ça… alors qu’il y a le « crochet à nobles » bien plus adapté en la circonstance. Extrait d’Ubu roi d’Alfred Jarry.

Père Ubu. Apportez la caisse à Nobles et le crochet à Nobles et le couteau à Nobles et le bouquin à Nobles ! Ensuite, faites avancer les Nobles.
On pousse brutalement les Nobles.
Mère Ubu. De grâce, modère-toi, Père Ubu.
Père Ubu. J’ai l’honneur de vous annoncer que pour enrichir le royaume je vais faire périr tous les Nobles et prendre leurs biens.
Nobles. Horreur ! À nous, peuple et soldats !
Père Ubu. Amenez le premier Noble et passez-moi le crochet à Nobles. Ceux qui seront condamnés à mort, je les passerai dans la trappe, ils tomberont dans les sous-sols du Pince-Porc et de la Chambre-à-Sous, où on les décervèlera. (Au Noble.) Qui es-tu, bouffre ?
Le Noble. Comte de Vitepsk.
Père Ubu. De combien sont tes revenus ?
Le Noble. Trois millions de rixdales.
Père Ubu. Condamné !
Il le prend avec le crochet et le passe dans le trou.
Mère Ubu. Quelle basse férocité !



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