La CSQ (chanson sexuelle de qualité)

La chanson sexuellement explicite 9

La chanson explicite n’est pas le point fort des grands poètes de la chanson. Voyez L’amour est cerise, de Jean Ferrat, véritable accident industriel (à mon humble avis). Mais où a-t-il été fourrer sa moustache pour nous pondre une chanson pareille ? Je ne parle même pas des roses écarquillées du clip, voyez plutôt.

Jean Ferrat, L’amour est cerise.

Dommage Jean Ferrat, j’aimais mieux quand tu disais simplement dans Ma môme :

On s’dit toutes les choses qui nous viennent
C’est beau comm’ du Verlaine
On dirait
On regarde tomber le jour
Et puis on fait l’amour
En secret

Chez Charles Trenet, il n’y a pas trop de sexe, pas explicite en tout cas. La folle complainte, chanson personnelle à l’ambiance provinciale, bourgeoise et poisseuse, contient le célèbre couplet de la bonne qui se donne de la joie. Avec une passoire.

La folle complainte est très souvent reprise. Après un petit tour sur le web, je vous ai choisi ma reprise préférée, par Romain Didier.

Higelin adore.

Brassens, parle très souvent de sexe dans ses chansons, sur un mode tendre, humoristique ou paillard. Puisqu’aujourd’hui c’est grand-de-la-chanson-bashing, je vous passe Le blason, l’une des rares chansons de Brassens que je trouve un peu ratée. Le texte en est si alambiqué que je l’aurais plutôt appelée Les circonlocutions, mais faites-vous votre opinion vous-même. Le blason, version tempo endiablé. Brassens en casse une corde à sa guitare !

Une amie me disait à propos de cette chanson : imagine-t-on une femme qui chante la gloire de cet engin viril, qu’on qualifie par un mot de quatre lettres, ignoble, infâme, désignant normalement un dispositif d’amarrage ? Une femme, certes non. Mais un homme oui. Dans C’est extra, Léo Ferré compare sa quéquette à un archet. Si, si, écoutez bien. Contradiction surprenante : comment une métaphore peut-elle être simultanément aussi prétentieuse et si peu virile ? C’est extra (j’aime pas du tout, voilà, c’est dit).

Si vous vous intéressez à Léo, je vous propose l’exercice suivant. Réécoutez attentivement La mémoire et la mer, puis Jolie môme, et partout où vous le pouvez, interprétez chaque tournure et chaque métaphore sexuellement. Racontez votre expérience dans un commentaire.

Dans cette série, je vous épargne Que je t’aime de Johnny National : le cheval mort, ou lourd, ou en sueur, ou tiède et gluant, ou je ne sais plus trop quoi, j’ai même pas envie d’aller vérifier, beuaaaark. Johnny, je préfère quand tu es enfermé dans un pénitencier (au fait, pénitencier, d’après mon psychanalyste, ce serait en fait pénis-entier, et ce serait à cause de ça que j’ai joué de la guitare).

Johnny, je te range dans le billet sur la chanson de qualité aujourd’hui. Mais c’est juste pour que Crapauds et Rossignols s’indigne bruyamment, ce qui me fera un peu de pub. En attendant, c’est moi qui leur fait de la pub… Bon, il faut bien en passer une de Johnny, je propose la jolie Sarah, une de mes préférées, le Johnny destroy des seventies. Le parolier, l’écrivain Philippe Labro, raconte qu’une fois, pour se plaindre de ses visites trop espacées, sa vieille maman lui a dit : « tu viens me voir… merci pour ton effort ». Oh ma jolie Sarah, avec David Hallyday à la batterie, pauvre petit bonhomme, je réclame une juste part de l’héritage pour lui.

 

Finalement, parmi les « grands de la chanson », je trouve que Jacques Brel tire son épingle du jeu. Jamais paillard Brel. Il fait rarement allusion au sexe. Sur un mode caustique dans Les Jardins du Casino (tiens un jardin…) :

Passent aussi indifférents
Quelques jeunes gens faméliques
Qui sont encore confondant
L’érotisme et la gymnastique

Fataliste et désabusé dans Les vieux amants :
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte

Ce misogyne maladif trouve finalement les mots justes dans J’arrive.

J’arrive, j’arrive
Mais qu’est-ce que j’aurais bien aimé
Encore une fois remplir d’étoiles
Un corps qui tremble et tomber mort
Brûlé d’amour, le cœur en cendres
J’arrive

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Léo Ferré, merde au poncif

La chanson, art majeur ou art mineur II. Du poncif en chanson, 10/12
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On a vu que Brel, Barbara, ou même à sa manière Gainsbourg, ne revendiquaient pas le titre de poète. C’est aussi le cas de Brassens, on voit ça dans la prochaine série. Souchon ou Delerm, on ne leur pose même pas la question, les pauvres petits. Majeur ou mineur, on ne sait pas, mais la chanson serait en tout cas un art modeste. Heureusement qu’elle a eu ses mégalomanes, comme Léo Ferré, seul donc de la clique des Grands-de-la-Chanson à se revendiquer poète haut et fort.

Dans son écriture riche, parfois hermétique (voir ici), il renonce souvent au poncif, c’est la moindre des choses pour un poète. On a déjà observé dans le blog qu’il prend le contre-pied du décor brélien d’Amsterdam dans Rotterdam, voir ici.  Quand il s’abaisse à chanter un thème banal, comme « avoir vingt ans », il s’efforce d’inventer un machin nouveau par ligne. Écoutez bien. Bravo monsieur Ferré, à vous tout seul vous sauvez la chanson du naufrage dans la phrase toute faite. Vingt ans.

Un beau reportage sur la célèbre photo où l’on voit Brassens, Brel et Ferré. Écoutez bien vers 8:00, on leur demande s’ils sont poètes.

Vous pouvez aussi écouter Les poètes.

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Numance

Avec Lise Médini 1/7
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Je vous propose à partir d’aujourd’hui une balade dans la discographie trop méconnue à mon goût de Lise Médini. J’ai découvert cette chanteuse sur une compilation consacrée aux poètes en chanson, avec Numance. La chanson évoque les ruines d’une ville antique située dans l’Espagne actuelle et détruite par les légions romaines. Les paroles sont de Luc Bérimont (dont on reparle dans la série), la musique et l’interprétation de Lise Médini.

Numance m’a frappé, alors qu’elle était perdue au milieu de dizaines de chansons de Ferré, Brassens, Aragon, Hugo, Villon, etc. J’ai voulu en savoir plus sur Lise Médini. J’ai découvert une compositrice et interprète (plus rarement auteure) talentueuse, dont la carrière se situe de part et d’autre de Mai 68. Nous verrons à travers son œuvre plusieurs aspects de la période : thèmes en vogue dans la chanson poétique des années 1960, fin de l’époque des cabarets rive gauche et renouveau de la chanson engagée.

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Monique Morelli chante Aragon

L’énigme de l’été 2018, 48/63
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C’est la série d’été du Jardin aux Chansons. Je vous rappelle qu’on cherche ce qui se cache derrière 62 chansons… Aujourd’hui, Monique Morelli chante L’affiche rouge, poème de Louis Aragon mis en musique par Léo Ferré.

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Léo Ferré

L’énigme de l’été 2018, 39/63
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C’est la série d’été du Jardin aux Chansons. Je vous rappelle qu’on cherche ce qui se cache derrière 62 chansons… Aujourd’hui, Les étrangers de Léo Ferré.

Je profite de ce billet pour donner quelques statistiques, à propos des articles les plus lus. Le record est pour Satisfaction, le premier des billets sur Mai 68 qui culmine à 695 vues. Le deuxième, c’est Brassens et les poètes : Les passantes, 406 vues. Ces deux succès s’expliquent par des redirections depuis MusikTips, une liste de diffusion avec des milliers d »abonnés. Mais qui est le troisième, qui culmine à 251 vues sans aucune publicité ? C’est Léo Ferré est-il misogyne ? Les moteurs de recherche redirigent cette importante question vers mon blog ! Ne vous étonnez pas si vous voyez bientôt des billets intitulés Brassens était-il raciste, Sardou était-il de gauche, etc. Ce sera juste pour faire monter l’audience.

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Les grands de la chanson

L’homosexualité en chanson 13/15
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Aujourd’hui, on examine l’homosexualité chez les « grands » de la chanson française. Je n’ai rien trouvé chez Léo Ferré ou Barbara. Dans les chansons de Charles Trenet, qui était lui-même homosexuel, je n’ai rien trouvé non plus. Chez Brel, l’homosexualité est simplement un sujet de moquerie, comme dans la version de 1967 des Bonbons (voir ici).  Dans la Chanson de Jacky (déjà passée ici), Brel s’imagine vendant :

Du whisky de Clermont-Ferrand,
De vrais pédés, de fausses vierges.

Pour trouver un précurseur, il faut comme toujours chercher du côté de Brassens. Dans l’une de ses premières chansons, Le gorille, l’homosexualité est considérée comme une faute de goût (mais ni comme un crime ni quelque chose d’anormal ou ridicule). Elle n’est nullement efféminée d’ailleurs, tous les gorilles vous le diront.

Mais, par malheur, si le gorille
Aux jeux de l’amour vaut son prix
On sait qu’en revanche il ne brille
Ni par le goût, ni par l’esprit
Lors, au lieu d’opter pour la vieille
Comme l’aurait fait n’importe qui
Il saisit le juge à l’oreille
Et l’entraîna dans un maquis
Gare au gorille

Dans Les copains d’abord, il précise que les dits copains ne sont pas « des gens Sodome et Gomorrhe ». Dans Le moyenâgeux, il avoue :

J’eusse aimé le corps féminin,
Des nonnettes et des nonnains
Qui en ces jolis temps bénis
Ne disaient pas toujours nenni.

Mais « nonnain » n’est pas un masculin de nonne, c’est un nom féminin, qui désigne une nonne !

Évocation la plus intéressante selon moi : dix ans avant Comme ils disent d’Aznavour, Brassens aborde l’homosexualité sous un angle assez décomplexé, sans jugement et sans trop de caricature, dans Trompettes de la renommée, en 1962. Conformément à sa morale habituelle, Brassens ne juge pas (voir ici).

Sonneraient-elles plus fort, ces divines trompettes,
Si, comme tout un chacun, j’étais un peu tapette,
Si je me déhanchais comme une demoiselle
Et prenais tout à coup des allures de gazelle ?
Mais je ne sache pas qu’ça profite à ces drôles
De jouer le jeu d’ l’amour en inversant les rôles,
Ça confère à leur gloire une once de plus-value,
Le crime pédérastique, aujourd’hui, ne paie plus.

 

Notons que Brassens s’inclut dans le nombre des homosexuels (potentiels), ainsi que « tout un chacun », un peu comme dans La complainte des filles de joie avec les fils de pute (au sens propre du terme) : « Il s’en fallait de peu mon cher // que cette putain ne fût ta mère ». Vous pouvez aussi vous délecter de S’faire enculer, un texte paillard et politique que Brassens n’a jamais enregistré, mis en musique et chanté par Jean Bertola.

Si ça vous a plu, regardez ça.

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Ni Georges Brassens, ni Renaud ni Francis Cabrel n’est le plus grand bluesman français

Qui est le plus grand bluesman français ? 6/8
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Hasard du calendrier : ce premier billet de l’année 2018 est aussi le 500è billet du Jardin aux Chansons qui bifurquent ! Faites passer, partagez, abonnez-vous, faites suivre, et bonne année à tous !

Mais pour moi, aujourd’hui c’est le désespoir, j’ai le blues. Parce qu’on n’a toujours pas trouvé le plus grand bluesman français. On passe au bizarre, aux hypothèses les plus folles.

Brassens m’a été proposé dans un commentaire sur Facebook.  En fait, avant d’écrire cette série, j’ai lu quelque part que Brassens, finalement c’est du blues. Cette citation m’a d’ailleurs été rapporté par Pierre Delorme au début de la série. Impossible de trouver qui a dit ça au départ, help.

Je dois rejeter cette hypothèse : les musiques de Brassens n’empruntent pas grand chose au blues. Mais je pense que les tenants de l’hypothèse « Brassens » voient plutôt le blues comme un état d’esprit.  Alors cet homme qui tire seul sur sa pipe dans les bayous de l’étang de Thau en méditant sur la marche du monde et la démarche de la femelle du canard, il pourrait faire l’affaire. Et certaines de ses chansons ont quelque chose du blues… Le 22 septembre.

Mais non, ici, le blues, c’est le blues, yeah baby. Osons toutefois le pas prévu, bousculons nos certitudes. Tenez, par exemple, Renaud. Avez-vous remarquer que son H.L.M. ça peut sonner un peu comme un blues ? Mais de là à dire que Renaud est le plus grand bluesman français, alors là, je dis non, un vrai bluesman ça ne donne pas de coups de pied à des pigeons idiots (même pour de faux). Et ça ne vote pas Fillon.

Ou alors Francis Cabrel, qui m’a été proposé par Pierre Aboulker, internaute de bientôt quelque part espère-t-on. Il n’est pas mal du tout, très « root » à sa manière. Il a écrit des sortes de blues, comme Sarbacanne.

Ou encore La dame de Haute Savoie.

Je ne sais pas pourquoi il cache ça derrière des arrangements rocks ou variétoches. Car si on fait attention à la grille d’accords, on réalise que c’est pas loin d’un blues. Si la grille d’accords ne vous parle pas, contentez vous de cette preuve irréfutable : dans les paroles, Cabrel envisage la mort de son chien. Mais il ne va pas au bout de l’idée, il laisse ce désastre propre à donner le blues à l’état d’hypothèse.

Pour entendre La dame de Haute-Savoie comme un blues, il faut un peu fouiller le web à la recherche d’amateurs. Par exemple, une certaine Victoria. Soyez indulgent, le groove ne se met pas en place tout de suite :

Si vous aimez les vidéos d’amateurs, allez voir une autre version sympathique par Nathy&Mel

Bon, trêve d’amateurs. Monsieur Cabrel, vous êtes un grand professionnel. Mais n’oubliez pas que le Titanic a été construit par des professionnels et l’Arche de Noë par un amateur. Et puis je vous le dis tout net : vous auriez pu être le plus grand bluesman français, il fallait juste ne pas mettre ces arrangements variétoches partout, non mais. Et bien sûr faire mourir votre chien (dans votre chanson, je n’ai rien contre les chiens en dehors du blues). Et vouloir être un bluesman, zut. Non, mieux : ne pas avoir d’autre choix qu’être un bluesman, oh shit man, why ain’t gotta you the blues Francis ? Comme Skip James par exemple. Hard time killin’ floor blues.

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Les anarchistes

Les chansons de Mai 1/9
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Nos cinq séries sur Mai 68 :
1 – Les cultures soixante-huitarde
2 – Mai 68 politique
3 – Les chansons de mai
4 – La chanson anti-soixante-huitarde
5 – Les nostalgiques de Mai 68

Voici la troisième de nos séries sur Mai 68. Dans les deux premières, on a vu toutes sortes de chansons, évoquant tel courant social ou telle doctrine politique. Beaucoup d’entre elles datent d’ailleurs d’avant 68, ce qui montre bien qu’il y avait « quelque chose dans l’air ». Mais que chantait-on vraiment en mai 68 ? Quelles sont les chansons de mai ?

Je vous propose d’abord Les anarchistes, de Léo Ferré, sortie en 1969 sur l’album L’été 68. Sur Wikipedia, je lis : « Cette chanson est interprétée pour la première fois par Léo Ferré sur la scène de la Mutualité le 10 mai 1968, le soir de la première nuit des barricades au Quartier latin de Paris. » J’aurais bien aimé voir ça …

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Le chat de Nougaro

Le chat 7/7
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Claude Nougaro, a aussi chanté une chanson qui s’appelle Le chat. La musique est de Lalo Schifrin (connu par exemple pour le générique de Mission impossible, déjà passé ici). Profitez-en pour aller voir la série du blog consacré aux compositeurs de Nougaro, ici.

« Ramina quoi ? » demande Nougaro. Probablement Raminagrobis, nom inventé par Rabelais, et surnom donné au chat dans plusieurs fables de La Fontaine. Par exemple, dans Le chat, la belette, et le petit lapin.

Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.
C’était un chat vivant comme un dévot ermite,
Un chat faisant la chattemite,
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas.

Nous avons donc écouté au total six chansons dont le titre est Le chat : par Biscotte, Téléphone, Pow Wow, Léo Ferré, Georges Chelon et Claude Nougaro. Et encore, je me suis limité aux bonnes chansons. Pour en finir avec ces chatteries, ma vidéo de chat préférée, Le petit bout de la queue du chat par Les Frères Jacques.

Cette série a été initiée par Mathilde et Romain, internautes de Paris 10è, merci à eux.

Je vous recommande la page Wikipedia Chat dans la musique.

Et je vous avoue : les statistiques du premier billet de la série étaient bidons, comme noté par Christelle, internaute de Villeurbanne. Le moteur de recherche de la Sacem est tellement nul qu’il m’a compté « Chateaubriand », « Chatty », « Château », etc dans les chansons de chats. Chut, ne le répétez pas à mes lecteurs…

Aucun chat n’a été maltraité durant l’écriture de cette série.

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Le chat de Baudelaire

Le chat 6/7
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En préparation de la prochaine série sur Mai 68 (qui commence très bientôt, juste après les chats), je lance aujourd’hui un sondage : quel est le chanteur le plus « soixante-huitard » selon vous ? Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos chats.

Le plus beau portrait de chat, c’est bien sûr Le chat de Charles Baudelaire, titre commun à deux de ses poèmes (ici et ici). Il a aussi écrit Les chats, ici. Morceau choisi.

C’est l’esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?

Quand mes yeux, vers ce chat que j’aime
Tirés comme par un aimant
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même

Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.

Je vous propose Le chat (deuxième version) de Baudelaire, mis en musique par Georges Chelon.

Léo Ferré s’y est aussi essayé (avec un peu moins de bonheur à mon humble avis).

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