Y a un truc qui fait masse

Paroles cryptiques 1/9
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À partir d’aujourd’hui, on s’intéresse à ces chansons dont les paroles sont énigmatiques, obscures, cryptiques, hermétiques, cabalistiques, absconses, ésotériques,  voire même incompréhensibles. On commence par un maître du genre, Alain Bashung. Vertige de l’amour. Paroles de Boris Bergman (écoutez-les bien).

Alors, que pensez-vous de la « rouquine carmélite » ? Et saviez-vous que « Dieu avait mis un kilt » ? Bashung s’explique sur sa conception du sens à donner aux paroles de ses chansons (à propos d’un album ultérieur qu’on voit bientôt dans le blog, Chatterton, entièrement coécrit avec Jean Fauque).  Dans Bashung(s), une vie, de Marc Besse :

Je me suis demandé comment l’auditeur pouvait avoir le sentiment que les chansons lui appartiennent sans qu’il les comprenne vraiment. C’est ce que j’ai recherché ensuite : être à la fois juste et vague. Quand j’ai commencé à mélanger ces images, ces impressions, les gens me disaient : “Ça a l’air obscur, hermétique”. C’était justement pour être précis que je faisais ça, je voulais raconter le fond des choses, ce qui vient du ventre et qui passe par la tête et le cœur. On vit une époque compliquée, je raconte cette complexité, ça n’a rien à voir avec l’envie de se cacher. Je crois qu’on peut avoir des doutes intéressants. Ce n’est pas forcément dans les mots eux-mêmes que je trouve cette peinture des sentiments, c’est dans leur mariage, dans le contexte.
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J’ai trouvé la citation dans l’excellent mémoire de Master de Karine Daviet, Alain Bashung, Entre rock et chanson, soutenu en juin 2016 à l’Université Lyon 2. Si vous voulez lire du Karine Daviet, je recommande de suivre cette série jusqu’au bout (on citera son mémoire plus longuement) ou d’aller lire ses chroniques dans Carnet d’Art.

À noter, une curieuse reprise de Vertige de l’Amour, par André Dussolier (en playback) dans On connaît la chanson, d’Alain Resnais.

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17 commentaires sur “Y a un truc qui fait masse

    1. Oui, c’est bien Boris Bergman, comme je l’ai indiqué !! Mais ce que j’ai compris (du mémoire de Karine Daviet entre autre), c’est que Bashung travaillait avec ses paroliers, sous forme d’échange d’idée, de collage, et qu’il y avait pas mal d’aller-retour.

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      1. Effectivement, la manière dont j’avais rédigé semblait indiquer que le citation de Bashung concernait « Vertige de l’amour » dont il n’a pas écrit les paroles. J’ai un peu réécrit ça : la citation de Bashung concerne sa conception des paroles en général. Bashung n’a pas écrit les paroles de ses chansons les plus connues (Gaby, Osez Joséphine, Madame rêve, etc), mais il va de soi qu’il était partie prenante (certaines sont co-écrite avec Jean Fauque, on en reparle dans le dernier post de la série !).

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