Bien qu’on ne se l’avouât pas

Imparfait du subjonctif 5/5
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Voilà l’heure tant attendue de la solution. En fait, contrairement à ce que j’ai dit un peu imprudemment, Brassens a souvent utilisé l’imparfait du subjonctif, merci à tous les suiveurs de ce blog pour leurs trouvailles, en particulier à Nathalie, maître incontestée de cette exégèse bien futile : Le grand chêne, La complainte de filles de joie, Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, Stances à un cambrioleur. Je vous laisse les écouter si ça vous chante.

Personne n’a pensé à ma solution, ce dont on déduira par un petit raisonnement bayésien qu’il y en a probablement quelques autres. Comme imparfait du subjonctif sous la plume de Brassens, je propose donc Maman Papa, chantée en duo avec Patachou, sur un arrangement jazzy de l’orchestre de Léo Clarens. Il paraît que c’est la première chanson écrite par Brassens (source de cette info : ici).

Papa, papa, il n’y eut pas entre nous,
Papa, papa, de tendresse ou de mots doux,
Pourtant on s’aimait, bien qu’on ne se l’avouât pas,
Papa, papa, papa, papa.

 

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Étonnez-moi Benoît

Un petit tour dans les autres blogs 5/6
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Hier, on était sur France Inter, allons faire un petit tour sur France Musique. Je vous présente une émission que je connais très mal car j’ai découvert son existence il y peu de temps. Elle me semble tout à fait extraordinaire, mêlant avec érudition chanson, opérette et musique populaire. C’est Étonnez-moi Benoît, de Benoît Duteurtre. Le site web propose de ré-écouter plein d’émissions. Je vous suggère celle consacrée à Patachou, en présence de son fils Pierre Billon, qu’on a déjà rencontré deux fois sur ce blog (une fois comme parolier de J’ai oublié de vivre, ici, et une deuxième fois sans le nommer, car il participe à la solution à l’une de nos énigmes non-encore résolue…).

Un passage intéressant, vers 58min, à 30min de la fin donc : Pierre Billon évoque son activité d’auteur de génériques pour la télé, de divers jingles, etc. 

Ici

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La société, ça fait chanter Johnny

De l’usage du mot « société » en chanson – 2/5
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On continue à explorer le mot « société » et son usage dans la chanson. N’hésitez pas à soumettre vos idées dans les commentaires à propos, il y a sûrement de nombreux exemples (ou contre-exemple ?). On passe à Johnny. Mais qu’est ce qui le fait chanter depuis 50 ans ? La société bien sûr, c’est lui qui le dit dans J’ai oublié de vivre : 

À force d’oublier qu’il y a la société
M’arrachant du sommeil
Pour me faire chanter

On notera l’air particulièrement rageur de Johnny au moment de prononcer « société-hé-é ». C’est vers 2min 50s :

« À force d’oublier qu’il y a la société
M’arrachant du sommeil
Pour me faireuh chanter »

À l’appui de mon hypothèse selon laquelle le mot « société » parlait particulièrement au public des années 1970, j’observe qu’en 2006, Johnny laisse tomber le couplet « société » :

https://www.youtube.com/watch?v=1uv1ihHbF9U

Les paroles sont de Pierre Billon, fils de Patachou et filleul de Brassens. On le reverra dans ce blog, on l’a même déjà évoqué sans le nommer dans une petite énigme non-encore résolue (c’est un indice, fouillez tout le blog pour voir de quoi il s’agit…). La musique est de Jacques Revaux.

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