La moustache

L’homosexualité en chanson 1/15
123456789101112131415

Bienvenu sur le Jardin aux chansons qui bifurquent, le blog qui depuis maintenant deux ans évoque la chanson à travers des séries thématiques. Vous pouvez voir ici tous les thèmes abordés depuis le début.

À partir d’aujourd’hui, on étudie l’homosexualité dans la chanson. Plusieurs chansons déjà passées dans le blog abordent ce sujet, plutôt sur un mode caricatural : Les bonbons version 1967 de Jacques Brel, ici, ou encore Les préoccupations d’Antime, de Jacques Martin et Jean Yanne, voir ici. Il y aussi le sketch Les appariteurs musclés, de Jean Yanne encore, associé à Daniel Prévost, voir ici. On qualifierait sans doute d’homophobes ces œuvres aujourd’hui. Je laisse chacun se faire son opinion, y compris sur l’anachronisme d’une telle dénomination.

En fait, j’ai eu l’idée de cette série à cause d’un mini-buzz dont j’ai été témoin sur internet, à propos de la chanson La Moustache d’Alexandre Castillon. J’adore ce jeune auteur-compositeur-interprète, je l’ai même invité à chanter pour le 1er anniversaire du blog. Cette chanson que je trouve plaisante et tendre a subi divers quolibets : homophobe, caricaturale, vision dépassée, etc. On écoute.

Alors, qu’en avez-vous pensé ? Si ça vous a plu, Alexandre Castillon est en en concert le vendredi 2 mars 2018, à Thou Bout d’Chant, à Lyon, billetterie ici.

Plutôt que de vous faire la morale sur ce qu’on doit dire ou pas dire dans une chanson (ou à propos d’une chanson), je vous propose d’explorer la place de l’homosexualité dans des chansons de plus en plus anciennes, tout au long des prochains billets…

Tous les thèmes

Cheveux longs, idées courtes

Les cultures soixante-huitardes 8/8
11bis2344bis5677bis8

J’allais oublier un dernier aspect important et consubstantiel de la culture soixante-huitarde, bien présent jusqu’à aujourd’hui : la réaction anti-soixante-huitarde. On y consacrera toute une série très bientôt, patience. En attendant, la réponse de Johnny Hallyday aux Élucubrations d’Antoine (cf le billet précédent, et parce que, à la fin des élucubrations, Antoine propose d’enfermer Johnny « dans une cage à Medrano »).

Cheveux long, idées courtes.

 

Cette petite guerre en chanson est si importante dans l’histoire de France qu’une page wikipedia y est consacrée ! Vous pouvez aussi lire l’article de Pierre Delorme sur les controverses en chanson, chez les amis de Crapauds et Rossignols.

Antoine lui-même a participé la réaction anti-Antoine, en chantant des Contre-élucubrations problématiques pleines d’auto-dérision (merci à Daniel Maillot de me l’avoir signalé sur Facebook). Il s’est associé pour cette grande cause au groupe Les problèmes, qui a par la suite fait une belle carrière sous l’appellation Les Charlots.

 

Signe que Les élucubrations remuaient la France en profondeur, Jacques Martin et Jean Yanne (dont on va reparler dans nos séries sur Mai 68) en ont écrit pas moins de quatre parodies de plus ou moins bon goût : Les émancipations d’Alphonse, Les revendications d’Albert, Les pérégrinations d’Anselme, et Les préoccupations d’Antime. Admirez la pochette du disque, avec le logo de Barclay (la maison de disques) dans une esthétique très soixante-huitarde dès 1966. Si vous arrivez à tout écouter, vous verrez que ces parodies brassent bien des sujets : le syndicalisme, l’homosexualité, ou l’exode rural (de bien beaux thèmes pour de futures séries…).

 

 

 

Tous les thèmes