Sur Amsterdam

Paralipomènes 48

La trente-troisième série du blog tentait de présenter la géopolitique formant le sous-bassement implicite aux chansons de Jacques Brel. On notait ici que cet arrière-plan était plus introspectif que documenté. La série se concluait par une sorte de réponse à la chanson Amsterdam, par le groupe Parabellum. On n’a peut-être pas assez insisté sur le côté singulier de Amsterdam dans l’œuvre de Brel, et même dans la chanson en général : chanson jamais enregistrée en studio et succès unique dans toutes les annales du music-hall. Sur wikipedia, on lit :

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Jacques Brel avait l’habitude de chanter ses chansons – qu’il composait en tournée avec ses musiciens – pour la première fois en public, aussitôt qu’il les sentait achevées, avant de les enregistrer ensuite en studio. Dans le cas d’Amsterdam, il n’est pas convaincu par la chanson, qu’il considère sans la moindre importance. À tel point que, comptant la chanter pour la première fois lors d’une série de concerts à l’Olympia à Paris, il décide de l’utiliser comme la chanson « sacrifiée » de son concert, en la plaçant tout au début, au moment où peuvent encore se faire quelques ultimes réglages pour le concert, et où les gens du métier savent que le public fait de toute façon bien plus attention aux artistes qu’aux chansons ; « comme ça, on n’en parlera plus, de celle-là », dit-il.

La première est prévue pour le 16 octobre 1964. Mais, comme à l’habitude pour l’Olympia, une représentation servant de répétition générale est donnée la veille, dans un théâtre de Versailles également dirigé par Bruno Coquatrix (directeur de l’Olympia). Constatant alors que la chanson séduit le public, Jacques Brel décide finalement de la déplacer en troisième position de son prochain concert. Lors de la première à l’Olympia, le 16 octobre, la chanson obtient un immense succès auprès des 2 000 spectateurs qui, debout l’ovationnent interminablement ; à tel point que les musiciens, ayant après quelques instants entamé l’introduction de la chanson suivante, sont contraints de la rejouer en boucle un certain nombre de fois devant les applaudissements qui n’en finissent pas. À ces spectateurs s’ajoutent des millions d’auditeurs d’Europe 1 qui retransmet en direct la soirée, auprès desquels la chanson fait également sensation.
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Il semble que cette chanson tracasse particulièrement les chanteurs contemporains de Brel, qui à l’instar de Parabellum semblent lui adresser des réponses, avec « leur » Amsterdam. Sont-ils jaloux du succès incroyable de cette chanson, qui lorsqu’on l’écoute un peu froidement paraît en dessous de bien d’autres chansons de Brel ?

Par exemple, À Amsterdam, de Guy Béart. Il semble que la vidéo ne soit pas disponible sans aller directement sur YouTube, ici.

Au fait, on a déjà passé Amsterdam de Brel dans le blog, ici.

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