Le chandelier

Les Juifs et la chanson IV – Image des juifs dans la chanson 1

Le Jardin a été quelque peu bousculé par le confinement … Vous avez peut-être remarqué que j’ai augmenté la fréquence des billets à un par jour. Ça va rester comme ça jusqu’en juin. Après il y aura une série d’été (si j’ai le temps de la préparer), et puis en septembre, je repasserai probablement à un billet tous les deux jours, parce que le rythme est difficile à tenir. On reprend aujourd’hui le thème de l’année.

Voici donc la dernière (ou peut-être avant-dernière) série consacrée au thème de l’année : les juifs et la chanson. Après la chanson yiddish, les questions identitaires chez les chanteurs et chanteuses juifs et la Shoah, on s’intéresse à la question de l’image des juifs et du judaïsme dans la chanson (surtout française).

La chanson française a ses thèmes de prédilection, ses grands mythes comme Paris, les gitans, les putains, etc. Et le judaïsme, pourtant si présent dans l’histoire ou l’actualité, n’en fait apparemment pas partie comme on va le voir. J’ai toutefois trouvé pas mal de chansons pour cette série, y compris d’interprètes célèbres, mais souvent il s’agit de chansons peu connues, ou alors, le judaïsme y apparaît très furtivement. Essayons d’y voir plus clair…

On va vite expédier la question religieuse. La religion juive est très peu évoquée dans la chanson française, sauf de manière abstraite, dans un répertoire anticlérical élargi à des listes de religions, on voit ça bientôt. J’ai tout de même trouvé Le chandelier qui évoque discrètement la célébration du Shabbat, où l’on allume une bougie et où l’on cuit un pain spécial, tressé et brioché, le hallah (« sur la table un chandelier », « l’odeur de pain dans la maison »). Le Séder de Pessah, le dîner traditionnel de la Pâques juive est aussi évoqué. La tradition impose de laisser un couvert supplémentaire à table ce soir-là, au cas où le messie s’invite. « Le couvert de l’invité qui n’a pas besoin de dire son nom » n’est donc pas seulement une allusion abstraite à l’hospitalité.

Régine, Le chandelier, paroles et musique d’Eddy Marnay et Emil Stern.

 

Il y a aussi Rue des Rosiers, seule chanson que j’ai trouvée qui évoque un rabbin, encore par Régine.

Tous les thèmes

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s