Comme dit si bien Verlaine

L’affaire Verlaine 3/9
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On continue notre enquête sur l’usage du nom de Verlaine par de nombreux paroliers avec Serge Gainsbourg. Avant d’en venir à sa chanson, rappelons sa célèbre altercation avec Guy Béart sur le plateau d’apostrophe le 26 décembre 1986. Regardez les vidéos sur le site de l’INA : Gainsbourg en appelle à Rimbaud (vers 2:30, ici), tandis que Béart en appelle à Verlaine (vers 1:00, ici) ! Rassurez-vous, ils ne se sont pas tirés dessus.

Gainsbourg en appelle donc à Rimbaud, mais il n’hésite pas à citer Verlaine dans Je suis venu te dire que je m’en vais. Je vous en propose deux versions, une par Catherine Ringer, puis une parodique par Philippe Duquesne (hilarante) accompagné de Yolande Moreau.

 

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Je suis snob

Nougaro et ses compositeurs 2/15
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Le dernier post était consacré à une chanson de Nougaro composée par Jimmy Walter. Conformément à la logique implacable de cette série, je vous donne maintenant une autre composition du même Jimmy Walter (sans Nougaro). Je suis snob, Boris Vian.

Vous pouvez regarder sur le site de l’INA une interprétation un peu ratée de Serge Gainsbourg qui lit ses paroles sur un gros papier ! ici.

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Des idées qui dérangent

Quand l’esprit d’épicerie rencontre la révolution sexuelle 7/11
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On a vu dans le dernier post que Serge Gainsbourg fixait une limite à 17 ans. Aujourd’hui, Michel Sardou descend bien plus bas : « pas 15 ans ». Mais il considère que « danser, c’est suffisant », ouf. Je vous laisse à vos méditations devant ce « morceau » comme eût justement dit ce bon Flaubert, lui qui disait aussi : « Il y a là dedans des mines de comique immenses, des Californies de grotesque » (mais c’était à propos d’Auguste Comte).

 

Pendant ce temps, la belle princesse Salammbô s’est introduite sous la tente du chef de la rébellion, Mâtho, pour reprendre le voile sacré de la déesse, le zaïmph.

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Il était à genoux, par terre, devant elle ; et il lui entourait la taille de ses deux bras, la tête en arrière, les mains errantes ; les disques d’or suspendus à ses oreilles luisaient sur son cou bronzé ; de grosses larmes roulaient dans ses yeux pareils à des globes d’argent ; il soupirait d’une façon caressante, et murmurait de vagues paroles, plus légères qu’une brise et suaves comme un baiser.

Salammbô était envahie par une mollesse où elle perdait toute conscience d’elle-même. Quelque chose à la fois d’intime et de supérieur, un ordre des Dieux la forçait à s’y abandonner ; des nuages la soulevaient, et, en défaillant, elle se renversa sur le lit dans les poils du lion. Mâtho lui saisit les talons, la chaînette d’or éclata, et les deux bouts, en s’envolant, frappèrent la toile comme deux vipères rebondissantes. Le zaïmph tomba, l’enveloppait ; elle aperçut la figure de Mâtho se courbant sur sa poitrine.

— Moloch, tu me brûles !

Et les baisers du soldat, plus dévorateurs que des flammes, la parcouraient ; elle était comme enlevée dans un ouragan, prise dans la force du soleil.

Il baisa tous les doigts de ses mains, ses bras, ses pieds, et d’un bout à l’autre les longues tresses de ses cheveux.

— Emporte-le, disait-il ; est-ce que j’y tiens ! Emmène-moi avec lui ! j’abandonne l’armée ! je renonce à tout ! Au-delà de Gadès, à vingt jours dans la mer, on rencontre une île couverte de poudre d’or, de verdure et d’oiseaux. Sur les montagnes, de grandes fleurs pleines de parfums qui fument se balancent comme d’éternels encensoirs ; dans les citronniers plus hauts que des cèdres, des serpents couleur de lait font avec les diamants de leur gueule tomber les fruits sur le gazon ; l’air est si doux qu’il empêche de mourir. Oh ! je la trouverai, tu verras. Nous vivrons dans les grottes de cristal taillées au bas des collines. Personne encore ne l’habite, ou je deviendrai le roi du pays.
Il balaya la poussière de ses cothurnes ; il voulut qu’elle mît entre ses lèvres le quartier d’une grenade, il accumula derrière sa tête des vêtements pour lui faire un coussin. Il cherchait les moyens de la servir, de s’humilier, et même il étala sur ses jambes le zaïmph, comme un simple tapis.

— As-tu toujours, disait-il, ces petites cornes de gazelle où sont suspendus tes colliers ? Tu me les donneras ; je les aime !

Car il parlait comme si la guerre était finie, des rires de joie lui échappaient ; les Mercenaires, Hamilcar, tous les obstacles avaient maintenant disparu. La lune glissait entre deux nuages. Ils la voyaient par une ouverture de la tente.

— Ah ! que j’ai passé de nuits à la contempler ! elle me semblait un voile qui cachait ta figure ; tu me regardais à travers ; ton souvenir se mêlait à ses rayonnements ; je ne vous distinguais plus !
Et, la tête entre ses seins, il pleurait abondamment.

« C’est donc là, songeait-elle, cet homme formidable qui fait trembler Carthage ! »

Il s’endormit. Alors, en se dégageant de son bras, elle posa un pied par terre, et elle s’aperçut que sa chaînette était brisée.

On accoutumait les vierges dans les grandes familles à respecter ces entraves comme une chose presque religieuse, et Salammbô, en rougissant, roula autour de ses jambes les deux tronçons de la chaîne d’or.

Gustave Flaubert,  Salammbô.

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Sea, Sex and Sun

Quand l’esprit d’épicerie rencontre la révolution sexuelle 6/11
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Sur le sujet sulfureux de cette série, on s’attendrait à voir le super-provocateur Serge Gainsbourg briser les derniers tabous de la civilisation. Il considère pourtant avec autorité que 17 ans, c’est « la limite ».  Sea, Sex and Sun, le générique du film Les Bronzés.

 

Chez Flaubert, c’est aussi sea, sex and sun d’une certaine manière. Il a abandonné sa Normandie pour Carthage. Aujourd’hui, je vous présente la belle Salammbô, qu’on retrouvera dans le prochain post.

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Sa chevelure, poudrée d’un sable violet, et réunie en forme de tour selon la mode des vierges chananéennes, la faisait paraître plus grande. Des tresses de perles attachées à ses tempes descendaient jusqu’aux coins de sa bouche, rose comme une grenade entr’ouverte. Il y avait sur sa poitrine un assemblage de pierres lumineuses, imitant par leur bigarrure les écailles d’une murène. Ses bras, garnis de diamants, sortaient nus de sa tunique sans manches, étoilée de fleurs rouges sur un fond tout noir. Elle portait entre les chevilles une chaînette d’or pour régler sa marche, et son grand manteau de pourpre sombre, taillé dans une étoffe inconnue, traînait derrière elle, faisant à chacun de ses pas comme une large vague qui la suivait.

Les prêtres, de temps à autre, pinçaient sur leurs lyres des accords presque étouffés ; et dans les intervalles de la musique, on entendait le petit bruit de la chaînette d’or avec le claquement régulier de ses sandales en papyrus.

Personne encore ne la connaissait. On savait seulement qu’elle vivait retirée dans des pratiques pieuses. Des soldats l’avaient aperçue la nuit, sur le haut de son palais, à genoux devant les étoiles, entre les tourbillons des cassolettes allumées. C’était la lune qui l’avait rendue si pâle, et quelque chose des dieux l’enveloppait comme une vapeur subtile. Ses prunelles semblaient regarder tout au loin au delà des espaces terrestres. Elle marchait en inclinant la tête, et tenait à sa main droite une petite lyre d’ébène.

Gustave Flaubert, Salammbô.

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Marquise

Michel Berger et Véronique Sanson 5bis/7
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On abandonne Michel et Véronique juste pour aujourd’hui, afin de donner la réponse à la dernière énigme. On retrouve nos amoureux demain. Bravo à Nathalie et NP qui ont donné la solution, et merci à Mathilde pour ses suggestions. Rappel, on cherchait une chanson dont les paroles sont écrites par deux auteurs ayant chacun écrit une partie bien distincte et identifiable, comme Message Personnel, voir ici.

Mathilde nous propose La dame Brune, et a été jusqu’à vérifier sur le site web de la SACEM que les paroles sont bien écrites par Barbara et Georges Moustaki. Beau professionnalisme (il n’y a plus qu’à mettre tout ça dans les commentaires du blog pour faire buzzer le schmilblik). Toutefois, bien que la chanson soit écrite comme un dialogue, il n’est pas certain que chaque auteur ait écrit sa propre partie. Ou alors, on pourrait citer Vieille canaille, par Serge Gainsbourg et Eddy Mitchell sinon… Peut-être quelqu’un peut-il apporter une preuve irréfutable dans un sens ou l’autre ?

Ma solution (trouvée par Nathalie et NP donc) est Marquise, une mise en musique par Georges Brassens de stances de Corneille, suivi d’une réponse de Tristan Bernard, écoutez bien, vous saurez facilement qui a écrit quoi !

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Ford Mustang

Décortiquons l’auto-stoppeuse 2/5
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Vous avez remarqué que Renaud roule en Ford Mustang dans L’auto-stoppeuse ?

J’l’ai prise en stop à la porte de Vanves, un soir de juin,
L’est montée dans ma Ford Mustang, avec son chien[…]

Il n’est pas le seul. J’avais déjà mentionné ici la chanson Ford Mustang de Gainsbourg, pour illustrer sa capacité à écrire des chansons à partir de listes de mots, ici de petits mots d’époque, souvent anglais, évoquant la société de consommation de la France des année 1960.


 

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Décorticons l’auto-stoppeuse

Décortiquons l’auto-stoppeuse 1/5
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Ceux qui suivent ce blog depuis le début se rappellent « la botte », cette expression du jargon polytechnicien désignant le haut d’un classement, et curieusement utilisée par Gainsbourg. Voir ici l’énigme dont c’était parti, ici sa solution et ici la controverse qui s’en était suivie. Rappelons comme me l’avait fait remarquer Henri, internaute de Paris, que « proposer la botte » signifie en argot solliciter une relation sexuelle. Je me suis donc mis en quête de chansons qui font usage de la botte en ce sens.  Il y en a sans doute quelques-unes puisque j’en ai trouvé deux.

La première m’a été désignée par mon collègue Stéphan. C’est L’auto-stoppeuse de Renaud, qui est donc notre chanson du jour. Vers la fin, on entend :

Quand j’lui ai proposé la botte, sans trop y croire,
Elle m’a dit : cause toujours, mon pote, t’est qu’un ringard !

La deuxième chanson, je vous la pose en devinette, et j’espère qu’on me suggérera d’autres solutions que la mienne.  Mais je dois vous dire que la solution que je propose est assez incroyable… Patience, je vous en dis plus dans trois ou quatre posts.

Pour laisser à tout le monde le temps de bien fouiller le web et sa discothèque, on passera les prochains jours à étudier différents aspects de L’auto-stoppeuse de Renaud, qui fait référence à bien des choses du plus haut intérêt. Écoutez bien les paroles, ça nous servira dans les prochains jours.

  

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Quand la société abime

De l’usage du mot « société » en chanson – 4/5
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Même Gainsbourg se sert du mot « société » : « Il faut croire que c’est la société qui m’a définitivement abimé ». Avec Brigitte Bardot, Bonnie and Clyde.

 



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Merci !

Merci ! 

Avant de démarrer une nouvelle série, je voulais dire un grand merci à ceux qui suivent ce blog, par exemple à « écureuil avisé », une internaute de Paris 10è pour son gentil commentaire sur Michèle Bernard. Je réponds à quelques questions parues dans les commentaires ou adressées directement.

À propos de l’adresse de ce blog

Un internaute anonyme demande pourquoi j’ai changé l’adresse du blog. Tout simplement parce qu’au départ je n’avais pas de nom valable pour ce blog. « Chanson du jour », c’était un peu nul, et déjà pris en plus. J’ai pensé à « Jardin aux chansons qui bifurquent », et j’ai voulu que l’URL soit conforme au nom du blog. Désolé pour les inconvénients occasionnés, c’est la dernière fois. 

À propos de l’École Normale Supérieure de Fontenay

Merci à NP, internaute de Lyon 6è de me signaler que, selon sa maman, la chanson de Maxime Le Forestier, Fontenay aux Roses, ne peut pas concerner l’École Normale Supérieure, aux motif que le texte ne colle pas à la réalité de l’École. Par exemple, les normaliennes n’avançaient pas en rang par deux. C’est oublier que les chansons sont parfois plus affaire de fantasmes que d’exactitude… Mais il est difficile de mener une enquête sérieuse sur cette affaire. Je tenais l’information de longue date et de je ne sais où : tout le monde sait bien que Maxime parle de l’ENS. La page wikipedia de la chanson est formelle sur ce point, mais ne cite aucune source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fontenay-aux-Roses_%28chanson%29

Il pourrait bien s’agir d’une légende urbaine, ou plutôt peri-urbaine en l’espèce. Si quelqu’un détient une information étayée, merci d’en faire état (dans les commentaires tant qu’à faire, que tout le monde en profite).

À propos de Gainsbourg et de l’École Polytechnique

Merci à Henri, internaute de Paris 10è, pour son commentaire sur ma page facebook. J’ai dit plus haut que la chanson était plus affaire de fantasme que d’exactitude, mais je me demande si avec Gainsbourg, ça n’est pas le contraire, lui qui disait que la connerie est la décontraction de l’intelligence…   Nous parlons de Qui est « in » qui est « out », la chanson de Gainsbourg qui fait prétendument allusion à l’École Polytechnique (également appelée « X »). Voici le commentaire d’Henri :

« Non, Nicolas, « la botte » ça n’a rien à voir avec l’X, mais bien avec une relation sexuelle, dans un argot archaïque aujourd’hui : on entendait l’expression : proposer la botte à une dame… Et c’est davantage dans l’esprit de Gainsbourg auquel Polytechnique était assez étranger… »

Mouais… Revenons à la chanson. Le refrain relève de ce sous-genre de la chanson qui explore sous forme de liste toutes les modalités d’une certaine situation. Gainsbourg excellait dans cet exercice qu’il abordait avec une précision discrète, comme dans Les petits papiers ou Ford Mustang. Ici, le bref catalogue énumère des situations où il faut sortir dans les premiers d’un classement ou satisfaire aux exigences d’un décompte.

« Jusqu’à neuf tu es OK, tu in, après quoi, tu es KO, tu es out. C’est idem pour la boxe, le ciné la botte et le Cash Box ». À la boxe, il est bien connu que l’arbitre compte jusqu’à dix avant de proclamer le KO du boxeur à terre.  Le Cash Box était un magazine américain qui publiait des palmarès du hit-parade. Le ciné, je ne sais pas trop ce qu’il fait là, mais c’est probablement une référence au box-office. Reste la « botte »… C’est effectivement une relation sexuelle en vieil argot (je ne savais pas), mais qu’est-ce que ça viendrait faire parmi les classements alors ?  Tandis qu’à l’X,  la botte est précisément un classement, comme expliqué dans le post ici débattu.

L’expression « sortir dans la botte », au sens de « sortir bien classé d’une école », je l’ai entendue de mes propres oreilles il y a longtemps, à propos d’un collègue de mon papa, de qui je la tiens. Si moi je l’ai entendue, pourquoi pas Gainsbourg ? Avec les grandes oreilles qu’il avait…

Pour finir, qu’importe « l’esprit de Gainsbourg » ? Le texte n’a-t-il pas son autonomie ? Aïe, me voilà en train de resservir Contre Sainte-Beuve et de refaire le coup de Sur Racine 50 ans après Roland Barthes, à un internaute de Paris qui plus est… Ne rallumons pas la Querelle de la Nouvelle Critique à front renversé et pour si peu. Merci en tout cas de me signaler que Gainsbourg s’intéressait au sexe, ça m’aidera pour la suite de ce blog.

Place à Charles Trenet !

Merci enfin à Nathalie, internaute de Lyon 7è, qui nous signale dans un commentaire que Becassine de Brassens cite une chanson de Charles Trenet. C’est notre chanson du jour : Fleur bleue. À propos, qui saurait donner un autre exemple de chanson de Trenet citée par Brassens ?

Et n’oubliez pas de revenir demain, ça repart très fort avec une énorme énigme.

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Quand Vanessa Paradis nous parle de la math’sup

Système éducatif – 4/5
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Bravo à l’internaute anonyme qui a remarqué que Claude Brulé, normalien, avait participé au scénario de Barbarella, film de science fiction dont l’héroïne porte des bottines.  Ça m’avait totalement échappé. Mais la bonne réponse, ça n’était pas les bottines, mais la botte …

Voilà l’explication de la devinette du post précédent. Sur le site paroles.net, on trouve:

« Jusqu’à neuf c’est O.K. tu es « in »
Après quoi tu es K.-O. tu es « out »
C’est idem
Pour la boxe
Le ciné, la mode et le cash-box »

À l’écoute, avec un bon casque, on entend très clairement :
« Le ciné, la botte et cash-box ».

Qu’est-ce que cette botte ? Quelques recherches sur internet vous convaincront que la botte est l’ensemble des élèves classés en tête à la sortie de l’École polytechnique et qui peuvent accéder aux carrières les plus prisées de l’Administration. D’où l’expression « sortir dans la botte ». Voir par exemple.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Argot_polytechnicien

On peut être impressionné par la diversité des inspirations de Serge Gainsbourg, grand parolier imprégné de tout ce qui l’entoure, même de très loin…  Longtemps après, il récidive en arrivant à caser dans le top 50 l’ancêtre de la classe de terminale scientifique, la fameuse « math-élem », abréviation de « mathématiques élémentaires », aujourd’hui bien oubliée.  Tandem par Vanessa Paradis (paroles de Gainsbourg):

« Tu es fort en thème,
Math-elem,
Mais en math-sup tu deviens blême »

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