Ils sont le morse

Parodies 3/6
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Dans un ancien post de ce blog, on se demandait si les Beatles étaient vraiment « le morse » (ici). « Morse » (une sorte de phoque avec de longues dents) se dit en anglais « walrus », il s’agissait donc d’une allusion à I am the walrus des Beatles. On en passe aujourd’hui une  version légèrement parodique, par Jim Carrey qu’on connait mieux comme acteur dans des comédies américaines. C’est réjouissant de le voir s’amuser comme un fou (il s’excuse de ses aigus, fait l’Anglais vers 2:15, le tout assaisonné de grimaces). On notera l’autodérision de George Martin, le fameux  « 5è Beatles », à qui on doit les arrangements d’origine, et qui dirige ici l’orchestre.

 

Évidemment, un morceau « poétique-psychédélique-génial » comme I am the walrus, ne pouvait pas échapper au tribunal Zappatiste.  Petite parodie par Frank Zappa, avec en guest-star un véritable morse en peluche. Au fait, pour ceux qui ne le connaîtrait pas, Zappa, c’est le moustachu qui bat la mesure au début de la vidéo.

 

I am the walrus a fait couler beaucoup d’encre, notamment en raison de ses paroles énigmatiques (voir ici). La chanson s’inspire paraît-il du poème de Lewis Carroll, Le Morse et le Charpentier. En chanson :


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L’escalier vers la parodie

Parodies 2/6
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Facile de se moquer de ce pauvre Cloclo (voir le post précédent) :  voix de canard, chorégraphies et placement rythmique par lesquels on s’aperçoit que oui, il avait bien un marteau, et bien sûr des paroliers qui n’ont lu que la quatrième de couverture du dictionnaire de rimes. Il a quand même chanté quelques chansons dignes d’intérêt. D’ailleurs, qui en France s’est essayé au perfectionnisme de la Motown ? Et s’il est acquis que Trenet a su intégrer le jazz à la chanson française, qui s’est acoquiné au compositeur Jean-Pierre Bourtayre pour y intégrer le disco ? Aller Cloclo, on reparlera de toi un jour ou le thème n’est pas « parodie ».

Il est plus compliqué de s’attaquer à un monument du rock comme Led Zeppelin et au célèbre Stairway to Heaven. Mais Frank Zappa n’a pas son pareil pour désosser un tube : bruitages ridicules, rythmique appuyée, diction qui met en valeur les paroles (ce qui rend rarement service à ce type de chanson), etc. Vous noterez le fameux solo de guitare, scrupuleusement pris en charge par une fanfare de cuivres (vers 6:25 minutes sur la 2è vidéo), ce qui le réduit à une broderie de notes arbitraires. Et l’accord final qui sonne avec un peu trop de grandiloquence. Ceci est dû à une magnifique tierce picarde, un procédé fréquent à l’époque de la Renaissance ou du Baroque, consistant à jouer un accord majeur là ou l’on attendrait plutôt un accord mineur pour conclure un morceau. Alors, hommage, recréation, ou mise en pièce ? Le débat fait rage sur les commentaires des vidéos sur youtube.

Une version au son un peu moins crado, mais sans l’image :

Pour entendre la tierce picarde plus en détails, munissez vous d’un piano, et passez Stairway to Heaven. À la fin de la chanson, frappez en même temps La-Do-Mi sur le piano : ça sonne très bien, la chanson est en La mineur, et La-Do-Mi c’est justement un accord de « la mineur », l’accord (mineur) fondamental de la tonalité (mineure donc, je me tue à le répéter). Puis à la place, frappez La – Do diése – Mi : ça sonne un peu véhément comme sur la vidéo de Zappa, l’accord est majeur, le do dièse est la fameuse tierce picarde.

Et puis l’original de Led Zeppelin.

 

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Cloclo parodié

Parodies 1/6
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Dans les prochains jours, on va se distraire avec quelques parodies. On commence par Ça s’en va et ça revient, de Claude François, parodié par François Morel et Philippe Duquesne (qu’on a déjà vu parodier Gainsbourg dans ce blog, ici).

 

La troupe des Deschiens (à qui on doit les parodies de ce post) avait semble-t-il un problème avec ce pauvre Cloclo. Elle a même lancé une parodie de concours d’imitations parodiques : le 3615 Cloclo, un véritable acharnement anti-cloclo !

Le téléphone pleure, par le gars Bruno Lochet.

 

Toi et moi contre le monde entier par Atmen Kelif (qu’a pas le physique).

 

Où l’on apprend que Claude François a été pillé par Charles Trenet. C’est la même chanson, par Philippe Duquesne.

 

Comme d’habitude, avec une vraie voix lyrique pour une fois (non identifiée). C’est qu’à l’opéra, y’a pas un chanteur connu.

Et n’oubliez pas, tapotez, tapotez !

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Do ré mi

L’énigme LdV 6bis/6
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Dans un commentaire du post précédent, Pierre A., internaute de Bruxelles nous proposait un rap de Booba en lien avec l’énigme. Je vous en propose un autre, lui aussi dans le thème : Do, ré, mi de Dooz Kawa (merci à Émile, internaute de Villeurbanne, pour la suggestion). Si ça vous plait, Dooz Kawa est en concert ce samedi 3 décembre 2016 à Vénissieux, dans une salle qui s’appelle Bizarre!

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L’art est docile à l’ami

L’énigme LdV 6/6
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Voici venue l’heure tant attendue de la solution. Vous avez tous trouvé : le point commun entre toutes les chansons de la série : c’est qu’il y a dans les paroles des noms de notes de musique. « As simple as do, ré, mi » comme diraient les Jackson 5. Vous pouvez maintenant vous casser la tête pour savoir si la note énoncée est bien la note chantée (des fois oui, des fois non…).

Je n’ai pas trouvé de chanson dont les paroles soient exclusivement constituées de noms de notes, mais ça doit sûrement exister (une belle contrainte synthouchanpiste, voir la série sur l’Ouchanpo (ici)). Pour ceux qui croiraient que c’est impossible, la poétesse Louise de Vilmorin, amatrice de jeux de langage, a écrit un joli texte n’utilisant que les syllabes do, ré, mi, fa, sol, la, si. (Et au fait, Louise de Vilmorin, ça fait LdV).

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Fado

L’ami docile a mis là
Fade au sol ciré la sole
Ah ! si facile à dorer

Récit d’eau
Récit las
Fado
L’âme, île amie,
S’y mire effarée.

L’art est docile à l’ami
La sole adorée dort et
L’ami l’a cirée, dorée.

Récit d’eau
Récit las
Fado
L’âme, île amie,
S’y mire effarée.

Sire et fade au sol ciré
L’adoré, dos raide aussi,
L’ami dort hélas ici.

Récit d’eau
Récit las
Fado
L’âme, île amie,
S’y mire effarée.

Louise de Vilmorin
(L’alphabet des aveux )
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Facile à (Fa Si La) mettre en musique : il suffit d’utiliser les notes telles quelles … Qu’est-ce ça donnerait ? Si quelqu’un l’enregistre, je le mets dans le blog, promis. Il est autorisé de varier la longueur des notes, de changer d’octave, de mettre des silences, voire même quelques altérations (dièse et bémol). Ne pas abuser de doubles dièses et doubles bémols s’il vous plaît.

Le site internet de Gérard Villemin m’a pas mal aidé pour cette série. Allez donc voir si vous doutiez que l’encyclopédisme pût être un art naïf. Ici ou ici.

Et j’oubliais, il faut une chanson !! Le Poisson Fa, de Boby Lapointe.

Une bonne blague pour finir. Pourquoi le parquet est-il toujours propre chez les musiciens ? Parce qu’ils ont un « domicile à sol facile à cirer » !

Encore un truc : c’est le 200è post que j’écris pour ce satané blog (mais si mes comptes sont bons, c’est le 199è que vous lisez, je ne les sors pas dans l’ordre où je les écris !!).

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Quatre barbus

L’énigme LdV 5/6
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Cinquième volet de l’énigme aujourd’hui.  Les Quatre Barbus, un groupe vocal français très sympathique qui a connu le succès dans les années 1950, nous chante J’ai perdu le do.


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La violoncelliste

L’énigme LdV 4bis/6
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Vous êtes deux à avoir trouver l’énigme (bravo à Christelle, internaute de Villeurbanne qui a trouvé la première). La solution se trouve dans les commentaires, mais vous pouvez continuer à chercher. Personne n’a trouvé pourquoi l’énigme s’appelle LdV, c’est la partie la plus difficile…

En attendant la suite, un petit indice de Pierre Delorme. La violoncelliste, par les Frères Jacques.

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Une petite cantate

L’énigme LdV 4/6
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On cherche toujours le lien secret unissant les chansons de la série. Ceux qui auraient déjà trouvé peuvent chercher pourquoi l’énigme s’appelle LdV (pas simple). Après Trenet, Brassens chanté par Jaroussky et les Jackson 5, je vous propose Une Petite Cantate, de Barbara. D’ailleurs, j’aurais pu vous proposer La Petite Fugue de Maxime Le Forestier à la place de la Petite Cantate, mais on l’a déjà vue dans le blog dans la série sur Bach, ici.  Ne connaîtriez-vous pas une Petite Symphonie, un Petit Concerto, ou un Petit Opéra pour la prochaine fois ?

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ABC

L’énigme LdV 3/6
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Je vous rappelle qu’on cherche le lien secret unissant quelques chansons, jusqu’à présent Moi, j’aime de Music-hall et Colombine. La suite, c’est ABC des Jackson 5, avec au chant un petit surdoué prénommé Michael.

L’énigme commence à être trouvable… La suite dans le prochain post.

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Brassens lyrique

L’énigme LdV 2/6
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En préparant l’énigme, je suis tombé sur cette étrange version de Colombine, qu’on a déjà écoutée dans la série sur Paul Verlaine (ici). Musique de Georges Brassens, interprétée Philippe Jaroussky sur un arrangement de Jérôme Ducros. Il me semble (sans certitude) que c’est bien Jaroussky qui chante tout le morceau, y compris les parties  plus graves (il bascule sur sa voix de poitrine).

 

Une petite anecdote sur le contre-ténor Philippe Jaroussky (qu’on reverra dans le blog) : son nom de famille proviendrait de son grand-père fuyant la révolution russe. On lui aurait demandé son nom, à quoi il aurait répondu « je suis russe », ce qui en russe se dit « ia rouski » ! Ouh la, je parle, je parle, je vais finir par donner la solution de l’énigme…

Sans lien avec l’énigme, une vidéo très intéressante sur Philippe Jaroussky et les mises en musique de Verlaine auxquelles il a consacré un album (et retournez donc voir la série sur Verlaine, ici) :

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