L’eau vive

La chanson, art majeur ou art mineur II. Du poncif en chanson, 2/12
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Après Yesterday, chanson inventée alors même qu’elle semblait déjà exister, je vous propose un équivalent bien de chez nous. L’eau vive, chanson éternelle, à la mélodie évidente, et pourtant écrite et composée en 1958 par Guy Béart.

En public.

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12 commentaires sur “L’eau vive

  1. « Poncif: Thème, expression littéraire ou artistique dénuée d’originalité.
    synonymes : banalité, cliché, lieu commun »
    Dans le cas des chansons, qu’est-ce qui permet de dire qu’elles sont ou non des poncifs? De quoi parle-t-on ? De la mélodie? Du texte? Cette mélodie-là avec ce texte-là, est-ce un poncif? La rencontre entre des paroles et une mélodie qui sont des poncifs peut donner quelque chose qui ne l’est pas. Une chanson n’est pas forcément une recherche, une aventure musicale ou textuelle originale, c’est la rencontre des deux qui peut le devenir. En 1958, cette chanson avait un ton très original, une façon d’être « folklorique » sans l’être. Elle a été composée pour un film ‘L’eau vive » demeuré sans succès et oublié aujourd’hui, alors que l’on connait toujours la chanson. On peut l’ajouter à la liste des chansons qui ont duré plus longtemps que les films pour lesquels elles furent composées. Ce qui pourrait être d’ailleurs un prochain thème pour Le jardin aux chansons qui bifurquent. 🙂 Pierre Delorme

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  2. « De quoi parle-t-on ? » : je ne sais pas trop. Ce thème est une longue enquête, à la recherche de ce dont on parle… Bon, là je parlais de la mélodie, de l’impression de « déjà entendue » qu’elle dégage. Ça tient à son « hyper-tonalité » : elle ne sort presque pas du pentacorde, comme une vieille comptine. C’est banal, et c’est en même temps un exploit de tirer quelque chose de nouveau de ce pentacorde mille fois monté, descendu, rabâché… Chapeau monsieur Béart. C’est cette contradiction typique de la chanson qui m’intéressait, sans que je l’explicite suffisamment peut-être… A partir du prochain billet, on revient aux paroles !

    Je retiens l’idée du thème « chansons plus célèbres que le film ». Françoise de Boby Lapointe, Les copains d’abord, Les palétuviers, Le tourbillon, … et pour ma génération, tous ces dessins animés dont tout le monde sait encore chanter le générique sans se rappeler aucun détail de l’histoire. D’autres idées ?

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  3. En ce qui concerne la musique tonale, savante ou populaire, les mêmes gammes ont été montées et descendues des milliers de fois et pourtant… C’est un peu comme le jeu d’échecs, il n’y a qu’un nombre limité de pièces et de cases et pourtant… ça n’est pas à un mathématicien que je vais apprendre ça 🙂 Une mélodie, même limitée à cinq sons, une fois combinée avec toutes les possibilités rythmiques et avec les sonorités des mots, offrent bien des possibilités, des poncifs et des choses plus originales. P.Delorme

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  4. Ah oui, la combinatoire, le fini et l’infini… j’ai tellement le nez dedans que je n’y pense plus, et d’ailleurs j’essaye de ne pas mélanger le travail et les loisir. C’est le thème de prédilection de J.-L. Borgès, qui m’a soufflé le nom de mon blog ! Le jardin aux sentiers qui bifurquent, très belle nouvelle, à lire !

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