De l’usage du mot « société » en chanson – 4/5
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Même Gainsbourg se sert du mot « société » : « Il faut croire que c’est la société qui m’a définitivement abimé ». Avec Brigitte Bardot, Bonnie and Clyde.
Le jardin aux chansons qui bifurquent
Une chanson par jour !
De l’usage du mot « société » en chanson – 3/5
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Pour qui veut tout faire péter pour faire finalement refleurir la Commune, c’est curieux de se présenter comme un successeur du chanteur Antoine, même avant que la « société » ne l’ait « récupéré ». Tiens encore un mot que je n’entends plus tellement, déjà présent dans la chanson du tout premier post de ce blog : « récupéré ». Et oui, on est « récupéré » par la « société », tandis que « le système », on « en fait partie ». Gauche (société), avec lutte des classes, éveils de conscience et trahisons, contre droite (système) : chacun est déterminé par sa naissance, ses gènes, ou par on ne sait pas très bien quoi, l’important étant que chacun ait sa place et y reste. On notera qu’il y a une « sociologie », mais pas de « systèmologie » : le « système », on sait ce que c’est grâce au « bon sens », ce « chien de garde des équations petites-bourgeoises » comme disait Roland Barthes. Et oui, « tout le monde » sait bien qui « fait partie du système » et qui est « anti-système », pas besoin de grande théorie pour ça…
Quoi qu’il en soit, l’artiste a toujours raison, oh yé !
Société, tu m’auras pas, de Renaud.
De l’usage du mot « société » en chanson – 2/5
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On continue à explorer le mot « société » et son usage dans la chanson. N’hésitez pas à soumettre vos idées dans les commentaires à propos, il y a sûrement de nombreux exemples (ou contre-exemple ?). On passe à Johnny. Mais qu’est ce qui le fait chanter depuis 50 ans ? La société bien sûr, c’est lui qui le dit dans J’ai oublié de vivre :
À force d’oublier qu’il y a la société
M’arrachant du sommeil
Pour me faire chanter
On notera l’air particulièrement rageur de Johnny au moment de prononcer « société-hé-é ». C’est vers 2min 50s :
« À force d’oublier qu’il y a la société
M’arrachant du sommeil
Pour me faireuh chanter »
À l’appui de mon hypothèse selon laquelle le mot « société » parlait particulièrement au public des années 1970, j’observe qu’en 2006, Johnny laisse tomber le couplet « société » :
https://www.youtube.com/watch?v=1uv1ihHbF9U
Les paroles sont de Pierre Billon, fils de Patachou et filleul de Brassens. On le reverra dans ce blog, on l’a même déjà évoqué sans le nommer dans une petite énigme non-encore résolue (c’est un indice, fouillez tout le blog pour voir de quoi il s’agit…). La musique est de Jacques Revaux.
De l’usage du mot « société » en chanson – 1/5
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Quelques petits posts à propos d’un détail qui m’a frappé : le mot « société » était très en vogue dans les chansons des années 1970, dans un sens mollement péjoratif. En cet après 68, la « société » devait représenter une sorte de frein à la liberté. Un mot rousseauiste vaguement de gauche donc. Aujourd’hui, à l’heure de la proclamation des « solidarités durables » (un slogan de Ségolène Royal je crois), un mot comme « société » est plus positif. Pour décrire l’altérité comme une abstraction aliénante, on dit plutôt « le système », un mot vaguement de droite.
Un premier exemple : « Ça sent l’hydrogène sulfuré, l’essence, la guerre… la société », dans l’une des premières chansons écolo, La maison près de la fontaine de Nino Ferrer. Je la connaissais de Radio Nostalgie qui coupe systématiquement la belle intro, c’est bien mieux en entier.
Samba de uma nota só – 6/6
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On termine la série sur la samba de uma nota só. La version la plus curieuse, avec Bobby Mc Ferrin au violon, et un très beau scat pour finir…
Bobby Mc Ferrin et le MozART group, un quartet polonais qui a une approche très particulière du classique. Toute la vidéo vaut le coup, mais la samba elle même commence vers 5min45s.
Samba de uma nota só – 4/6
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Après le chef d’œuvre d’hier (tiens c’était le 1er avril), on continue la série Samba de uma nota. La version la plus belle, par João Gilberto. Pas de fioriture : juste la guitare et la voix. Admirez la précision de l’accompagnement, le placement et tout et tout.
Avez-vous bien écouté Jonasz au début de cette série ? Il disait qu’il avait de « l’affinité pour Desafinado« . Explication :
Attention chef d’œuvre
On interrompt la série « samba de uma nota » jusqu’à demain, pour présenter d’urgence un immense artiste : Zambla. Il va falloir rentrer du Brésil et prendre l’avion… Avez-vous peur de l’avion ? J’suis pas rassuré.
Samba de uma nota só -2/6
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Vous avez aimé la Samba de uma nota só par Stacey Kent ? Par Caterina Valente et Dean Martin, c’est pas mal non plus, dans une belle ambiance de TV-show à l’américaine.
Et maintenant vous savez ce que Michel Blanc voulait dire quand il prétendait être le « Dean Martin de la cantine »