La prochaine fois, je vous le chanterai

Un petit tour dans les autres blogs 4/6
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Aujourd’hui, on ne visite pas vraiment un blog, mais le site web de l’émission de Philippe Meyer, La prochaine fois, je vous le chanterai, que j’écoute régulièrement le samedi midi sur France Inter. Je ne vous cache pas que c’est une inspiration, mais j’essaye de ne pas trop la piller pour ce blog. Le site web permet de réécouter pas mal d’émissions (114 exactement), ou de les attraper en peau de caste, ou pot de caste, ou quelque chose comme ça. C’est ici.

Vous en avez pour un bon moment à tout écouter… Je vous mets quand même une petite chanson aujourd’hui, assortie d’une anecdote. Une fois en voiture, j’écoute mollement Philippe Meyer, et je tombe la-dessus… Quel choc, je découvrais Allain Leprest, un beau cadeau, merci Philippe. Le copain de mon père, paroles d’Allain Leprest, musique de Romain Didier



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Crapauds et rossignols

Un petit tour dans les autres blogs 3/6
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Un blog plein de belles ressources, notamment des éditoriaux : Crapauds et rossignols. Animé par Pierre Delorme, Floréal Melgar et René Troin. Plutôt que de vous indiquer une chanson à écouter sur le site, je vous laisse naviguer vous même, et je vous propose de découvrir plutôt une chanson de l’un des animateurs, Pierre Delorme. Gauguin.

 

 

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Le temps ne fait rien à l’affaire

Un petit tour dans les autres blogs 2/6
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Un blog centré sur des entretiens diffusés sur une radio libre :  Le temps ne fait rien à l’affaire. Le site est animé semble-t-il par un certain J.-F. Grandin, qui pousse la modestie jusqu’à ne pas mettre son prénom sur son propre blog.

La page d’accueil propose aujourd’hui un duo très drôle d’Allain Leprest et Francesca Solleville, et la chanson (qu’on est prié de ne « pas trop politiser ») s’appelle, semble-t-il, Sacré coco ! 


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J’ai la mémoire qui chante

Un petit tour dans les autres blogs 1/6
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Avant de commencer à parler chansons, une annonce : j’ai décidé d’espacer un peu les publications sur ce blog. Il n’y aura plus nécessairement un post par jour. Le rythme sera plus erratique, tous les deux ou trois jours. Ceci à la demande de plusieurs personnes qui m’ont indiqué ne pas pouvoir suivre un post par jour. Et puis ça sera plus confortable pour moi, parce que quel casse-tête ce blog entre nous soit dit. Mais je garde mon slogan : « une chanson par jour ». C’est à vous de la chercher les jours où il n’y a rien, en parcourant de vieux posts par exemple. Ou alors, partez en promenade sur le web à la recherche d’autres blogs…

Je vous aide un peu, car le thème de ces prochains jours est une visite guidée chez les collègues bloggers (de chanson, et en chanson bien sûr). Le blog d’aujourd’hui est J’ai la mémoire qui chante, créé et animé par Pierre Lavallée. Passez un peu de temps sur le site, vous découvrirez un très beau choix de chansons poétiques bien documentées.

À l’heure où j’écris ces lignes, la page d’accueil propose une chanson de Gilles, joliment interprétée par Rabetaud et Desmons, Le bonheur. En vous baladant (balladant ?), vous trouverez bien d’autres pépites, comme une chanson de Stéphane Golmann, un chanteur « rive-gauche », l’un des premiers auteur-compositeur-interprète qui s’accompagnait à la guitare : La Marie-Joseph, Cliquez ici !


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Bach et l’ouchanpo

Ouchanpo – 5/5
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Un dernier jour d’ouchanpo, ou plutôt d’oumupo. Prenez une petite ligne mélodique. Jouez là une fois à l’endroit, une fois à l’envers, et puis une troisième fois, en même temps à l’endroit et à l’envers. Quelle cacophonie… sauf si la ligne a été savamment concoctée par Jean-Sébastien Bach. C’est le principe de son Canons à cancrizans, un passage de L’Offrande musicale (« cancrizan » veut dire à la manière du crabe, dont on ne sait pas s’il avance ou s’il recule).


Exercice pour un atelier d’écriture de chansons : mettre des paroles là dessus (en palindrome si possible). La vidéo n’est pas mal faite, sauf que je ne vois aucun rapport entre le canon de Bach et le ruban de Mœbius.

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Un chanteur de salle de bain

Ouchanpo – 4/5
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Une contrainte ouchanpienne assez utilisée est la restriction à un vocabulaire très limité et insolite. Des exemples plus ou moins laborieux existent avec par exemple des chansons qui n’utilisent que les noms des stations de métro de Paris (ce serait bien plus ficelle à Lyon notez). Je préfère la poésie potache et naïve de Boby Lapointe, qui bâtit toute une chanson sur sa salle de bain. D’ailleurs Boby Lapointe était un peu mathématicien sur les bords, pas étonnant qu’il fît de l’ouchanpo. Le tube de toilette.

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LHO

Ouchanpo – 3/5
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Alors, que signifie « LNALNAHOLNAAOTCOGAPLNAHOLNAHOGAPLNAOO » ? Cet imbécile de google ne le dit pas. C’est tout simplement les paroles d’une chanson de Michel Polnareff. Et oui, L.N.A. H.O. = « Héléna a chaud », etc. Si ça c’est pas de l’ouchanpo…

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Les Djinns

Ouchanpo – 2/5
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On continue d’explorer les métriques anouchanpistes plus ou moins inhabituelles. On a vu hier les vers de trois pieds. Que dites-vous de ces vers de deux pieds :

Tout fuit,
Tout passe
L’espace
Efface
Le bruit

Ce n’est pas du Francis Cabrel, c’est du Victor Hugo : la fin de son célèbre poème Les Djinns, du recueil Les orientales. Ce poème utilise des vers de deux pieds, puis trois pieds, etc, jusqu’à des décasyllabes, et redescend jusqu’aux vers de deux pieds. Toutes les métriques en un seul post ! Vous ne croyiez pas que j’allais me fatiguer à faire un post pour chaque métrique ? Au fait : celui qui me trouve une chanson en vers de onze pieds, je lui paye un coup à boire.

Avant d’écouter la mise en musique des Djinns par Gabriel Fauré, une petite énigme ouchanpiste, solution demain : LNALNAHOLNAAOTCOGAPLNAHOLNAHOGAPLNAOO.

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L’ouchanpo

Ouchanpo – 1/5
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Connaissez-vous l’oulipo, ou OuLiPo ? C’est un mouvement littéraire (même si ses membres récusent cette appellation) fondé par l’écrivain Raymond Queneau et le mathématicien François Le Lionnais. Les oulipistes se proposent d’utiliser des contraintes formelles plus ou moins arbitraires, souvent mathématiques, dans des œuvres littéraires.  Par exemple écrire des palindromes (textes qu’on peut lire dans les deux sens comme « Esope reste ici et se repose »). Ça a produit des trucs plus ou moins foutraques, amusants ou pénibles, et de beaux livres de Georges Pérec. Oulipo veut dire « OUvroir de LIttérature POtentielle ».

Pourquoi se limiter à la littérature ? Les contraintes formelles iraient bien au plus ancestral des arts abstraits, la musique : c’est l’oumupo. Pour la peinture, c’est l’oupeinpo. L’esprit de généralisation propre aux mathématiques a rapidement conduit les oulipistes à la notion d’ouXpo. Il ne s’agit pas d’appliquer des contraintes formelles aux films pornographiques, le « X » doit être entendu ici comme l’inconnue des équations mathématiques, une variable qui ne demande qu’à être instanciée à une certaine valeur. Vous comprenez donc que pour X = « chanson », on arrive à l’ouchanpo, l’application de contraintes formelles plus ou moins bizarres à la chanson.

Je propose ici un travail anouchanpiste (« an » veut dire « analytique »). C’est-dire qu’on va analyser les contraintes formelles dans des chansons classiques. Je remets à plus tard le synthouchanpisme (« synth » veut dire « synthétique ») qui se propose d’inventer et d’appliquer des contraintes nouvelles. Disons à beaucoup plus tard, quand je serai vraiment désespéré de ne plus rien trouver pour ce blog, et après vous avoir fourgué les 5000 chansons de Pierre Delanoë traduites en japonnais.

On commence en douceur avec un peu de métrique : l’alexandrin, vers de douze pieds, est tout à fait célèbre, mais pas si commode en chanson, car un peu long. Le vers de trois pieds est beaucoup plus rare, mais on le trouve dans quelques chansons. On l’a déjà rencontré dans ce blog (qui saurait dire où ?)

Ici un autre exemple : La marguerite, de Georges Brassens, qui nous prouve une fois de plus qu’il était bon catholique. Après avoir chanté la messe en latin (ici), il nous rappelle en trois vers de trois pieds que l’espérance est l’une des trois vertus théologales. Une chanson marquée par la très sainte trinité donc.

« Notre Père,
Qui j’espère,
Êtes aux cieux […] »

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Anti-Jambons

De l’usage du mot « société » en chanson – 5/5
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On termine la série sur le mot « société » par Antisocial, la célèbre chanson du groupe Trust. Je n’ai jamais très bien compris ce qu’elle voulait dire (expliquez moi dans les commentaires). Ça doit bien avoir un rapport avec la société, même si le mot n’est pas cité. Pour ne pas heurter les oreilles sensibles, une interprétation originale, par le groupe vocal Les Jambons.

Cette série vous a plu ? On en reparle dans plusieurs billets :
Une bien triste bamba
Système des années 80
Brassens et NTM nous parlent du système

Libération sexuelle

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