Le casino est présent dans quelques chansons. Casino de Michel Sardou. Sur le site wiki Sardou, j’apprends que les paroles sont de Michel Sardou et la musique de Jacques Revaux.
Ou encore le tube Macao de l’orchestre du Spenlid.
Sur Facebook, Simon B. me propose Tapis vert, par Christian Borel. Seulement 10 vues sur Youtube, bravo pour cette trouvaille !
La belote a les honneurs de quelques chansons. Il a d’ailleurs été proposé comme jeu le plus cité en chanson, mais le flipper est devant à mon avis. Par Mistinguett.
Et il est temps de révéler la réponse à la dernière énigme. On cherchait une chanteuse dont le nom est un jeu de carte et qui chante un autre jeu de carte. Il s’agit de Caroline Rami qui nous chante On fait une petite belote. Un grand bravo à Patrick Hannais qui a résulu cette énigme.
Question pour un champion est le jeu préféré de l’auteur de ses lignes. À tel point que le Jardin y déjà a consacré toute une série, ici. Dans laquelle j’ai oublié cette chanson de François Morel, la meilleure sur le sujet. Avec Antoine Sahler sur le clip. J’observe que QPUC est peut-être le seul jeu qui a une image négative en chanson, injustice qui confine à l’ignominie.
Les jeux télé se prêtent à toutes sortes de parodie, voir par exemple le Quiz communiste des Monty Python.
Puisque c’est jeux télé aujourd’hui, je conclus ce billet consacré par Le tango d’Interville de Guy Lux et Léon Zitrone. Bravo les gars.
À propos du jeu de cache-cache, Simon Modeste nous propose un tube des années 1980 un peu oublié… Cache-cache party de Jérôme Pijon. Yeah, ça envoie.
Et Simon Billouet me propose un lien vers de nombreuses chansons sur le jeu de go, ici. Il y a notamment une adaptation au jeu de go d’Il n’y a pas d’amour heureux par Denis Feldman. Le site crédite la musique à « french trad. », alors qu’elle est de Georges Brassens. Cette approximation est sans doute le plus beau des compliments.
Merci à Simon et Simon pour vos commentaires et suggestions. Je n’ai pas la chance de vous connaître, et je m’excuse si à un moment je vous ai confondus dans mes réponses à vos commentaires !
Après le go et le bridge, assez rarement évoqués en chanson, on parle d’un jeu bien de chez nous, présent dans nombreuses chansons, prétendant légitime au titre de jeu le plus cité en chanson, mais un peu derrière le flipper d’après mes statistiques secrètes. Sacha Distel, La pétanque.
Darcelys, Une partie de pétanque.
Les ricounes, Hé Jacques.
La pétanque est même présente dans deux chansons de Georges Brassens, honneur qui n’est réservé à aucun autre jeu me semble-t-il. Voilà donc la réponse à notre troisième devinette (bravo à Simon Billouet et Pierre Delorme). C’est dans Le modeste et dans Vénus callipyge.
Pour conclure ce billet, la partie de boules dans le film Fanny.
On aborde aujourd’hui le jeu de go, que j’ai beaucoup pratiqué et dont j’ai trop rarement l’occasion de parler dans ce blog. Il faut dire que presque aucune chanson n’y fait référence à ma connaissance, en France du moins. Voilà un problème pour un blog de chansons. Le go est le plus vieux jeu du monde, l’un des plus simples par ses règles, et des plus complexes par ses variations. « Le go est une profondeur hermétique » dit un proverbe.
À défaut de chanson française, je vous propose le générique de Hikaru No Go, adaptation en dessin animé d’un manga japonais qui a eu un immense succès et a débarrassé le go de son image vieillotte (au Japon). Il raconte l’histoire de Hikaru, un jeune garçon qui apprend le jeu et gravit tous les échelons jusqu’à devenir joueur professionnel. En français, les paroles sont vraiment exécrables. Comme Pierre Delanoë nous manque… C’est dommage que la chanson ne soit pas à la hauteur, parce que Hikaru No Go est très bien documenté. Toutes les parties ont été visées par des joueurs professionnels, c’est particulièrement crédible quant au jeu (le cas n’est pas si fréquent, voir le premier billet de la série consacré au jeu d’échecs).
En japonais, au moins on ne comprend rien, ça repose.
Tout comme le bridge, le go ne manque pas de poésie. Mais je dirais que la force de ses mots réside plus dans leur exotisme et leur surprenante résonance avec la vie courante que dans la poétique abstraite et mécanique des commentaires de parties de bridge. Aji Keishi, Shibori, Nozoki, Tenuki, Hamete, autant de concepts qui vous seront utiles tous les jours. Allez voir dans un club de go. Ou là.
Lors de stages organisés par la fédération française de go, il y a des concours de Kibitzer. Le kibitzer est un personnage qu’on rencontre dans tous les clubs de jeu : il ne joue pas, mais gâche les parties des autres en les commentant de sa voix forte. À propos, un joueur français connu, Denis Feldman nous propose sur son site des pastiches Jacques Brel, allez-y voir, ici.
Pour en savoir plus sur le go, je vous propose un film de Frédéric Donzet, champion de France 1985.
On aborde aujourd’hui le jeu bourgeois par excellence, le bridge. Avec un petit chef-d’œuvre de Mireille et Jean Nohain, La partie de bridge, par Mireille, Jean Sablon et le duo Pills & Tabet (sur la notion de « petit » chef d’œuvre, voir ici).
Avec Jacqueline Maillan, c’est pas mal aussi. La polyphonie du trio d’hommes (Michel Roux, Philippe Nicaud et Jacques Bodoin) est moins bien réglée que sur le disque, et Mireille est au piano.
Sinon, j’adore lire des commentaires de parties de bridge. Je n’y comprends rien, mais j’aime cette poésie mécanique qu’on ne rencontre plus que là de nos jours, et qui transparaît d’ailleurs dans les paroles de Jean Nohain. Exemple pêché au hasard sur le web. « Dans le silence adverse …».
Après les enchères suivantes, dans le silence adverse : Sud, un cœur – Nord deux carreau – Sud deux cœurs – Nord quatre cœurs, vous entamez du roi de pique, et votre partenaire prend de l’as de pique. Laissez le roi de pique face visible, bloquant ainsi le jeu (vous en avez toujours le droit), et refusant de retourner votre carte jusqu’à ce que vous ayez suffisamment réfléchi à la situation : 1°) Points visibles : 12 + 10 = 22 ; 40 – 22 = 18. Sud a ouvert. Est n’aura donc que 6, maximum 7 points. 2°) L’entame : Sud n’a rien à pique. 3°) Le mort est plat, mais l’impasse au roi de carreau bien placé pour Sud, va réussir.
Tout est noté ? Vous pouvez retourner votre roi de pique. Est repart du valet de pique. Vous ne savez pas s’il est sec ou encore second, vous prenez donc de la dame de pique, et vous rejouez le 10 de pique. Tout le monde fournit. Quelle est maintenant la situation ? Sud avait 3 petits piques, et il a forcément l’as de trèfle et as-roi ou as-roi-dame de cœur pour justifier son ouverture. Il devient donc impossible de trouver une levée mineure. Le seul espoir réside dans la couleur d’atout, cœur. Si Est a la dame de cœur (très peu probable), votre valet de cœur fera chuter. En fait, votre unique solution est d’espérer une promotion d’atout, en jouant le neuf de pique en coupe et défausse : il faut souhaiter qu’Est possède le neuf de cœur, obligeant Sud à surcouper de la dame de cœur, votre seule chance de faire chuter (et si Est a la dame de cœur, c’est encore mieux !). Est-ce que ce plan de jeu, en défense, vous a paru si difficile ?
En préparant cette série, j’ai eu la surprise de constater que la chanson réaliste a peu évoqué la figure du flambeur qui perd tout sur le tapis vert. Pour trouver une chanson, il m’a fallu les lumières de Pierre Delorme, qui m’en a dégotté une, merci. La dernier manche, par Jacqueline Néro, chanson écrite pour le film Bob le flambeur. Malédiction du jeu sans doute, impossible d’incruster la vidéo, suivre ce lien pour écouter cette belle chanson.
À propos du jeu de l’oie, Nadia nous propose la scène du jeu de l’oie dans La belle Hélène d’Offenbach.