Compétitions musicales dans les films américains 7/8 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8
Les rappeurs ont inventé une forme ritualisée de compétition musicale, le « battle », un duel de paroles improvisées. Quelques exemples tirés du film 8 Mile du rappeur Eminem.
On trouve bien avant le rap des « battles » (bien que non improvisés). Par exemple entre la gloire vieillissante Maurice Chevalier et les Chaussettes Noires, premier véritable groupe de rock français (allez donc revoir la série sur les débuts du rock en France, ici) ! Le twist du canotier.
Compétitions musicales dans les films américains 6/8 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8
Un sous-genre classique du duel musical, c’est l’audition, confrontation entre l’élève débutant et le maître. On en trouve pas mal d’exemples, hélas pas toujours disponibles sur youtube. J’ai remarqué que l’élève est souvent une jeune fille et le maître un homme plus âgé. Ici Fred Astaire et Rita Hayworth, dans L’amour vient en dansant de Sidney Lanfield (titre original, You’ll never get rich).
Compétitions musicales dans les films américains 5/8 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8
Une scène de plus qui illustre le goût des cinéastes américains pour les compétitions musicales, John Travolta et Uma Thurman dans Pulp Fiction de Quentin Tarantino, 1994. You never can tell, de Chuck Berry.
Mais cette scène n’est-elle pas une compétition entre John Travolta et lui-même, qui tout vieilli qu’il est, a été le danseur flamboyant des années disco ? En 1978 dans Saturday Night Fever, You Should be Dancing des Bee Gees :
Compétitions musicales dans les films américains 4/8 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8
Il y a des compétitions qui durent toute une vie, comme celle entre Fred Astaire et Gene Kelly, les deux plus grandes vedettes de l’âge d’or des comédies musicales américaines. Lequel des deux était le meilleur ? Le plus célèbre ? Ils n’hésitent pas en débattre eux mêmes dans le film Ziegfeld Follies !
Devinette du jour : qui danse aussi bien que Fred Astaire ? Réponse : Fred Astaire évidemment !
Ce week-end faites d’un pierre deux coups. Vendredi 10 février 2017, allez-voir Alexis HK au Théâtre Théo Argence à Saint-Priest (près de Lyon). Son spectacle Georges et moi, constitué presque exclusivement de reprises de Georges Brassens, est très réjouissant. Le parti-pris est d’insister sur le « Brassens piquant », celui des chansons caustiques ou paillardes.
En avant-concert, vous aurez la joie de découvrir les polyphonie très plaisantes du Trio Cosmos. Réservation, ici.
Compétitions musicales dans les films américains 3/8 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8
Le film Cotton Club de Francis Ford Coppola, connu pour être l’un des moins rentables de l’histoire du cinéma, comporte quelques belles scènes de duel (bien lire ce post jusqu’au bout, le meilleur est à la fin !).
Les deux danseurs de claquettes joués par les frères Hines s’inspirent des Nicholas Brothers, un duo très célèbre. Leur numéro le plus connu, considéré par certains comme la meilleure scène de danse de toute l’histoire du cinéma (au début, c’est Cab Calloway qui chante) : Jumpin Jive, extrait de Stormy Weather, de Andrew L. Stone.
Les frères Hines s’expliquent à propos des Nicholas Brothers :
Pour les amoureux du rythme et des claquettes, un dernier petit duel, entre Gregory Hines et Sammy Davis Jr.
Compétitions musicales dans les films américains 2/8 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8
On continue d’explorer les compétitions musicales dans les films américains. Ici dans un film de Jeremy Kagan consacré au pianiste et compositeur Scott Joplin (qu’on a déjà rencontré dans la série sur les débuts du rock français, ici). Une longue scène de duels d’improvisation au piano.
Compétitions musicales dans les films américains 1/8 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8
On commence aujourd’hui une série sur un aspect curieux du cinéma américain : la musique y est souvent présentée comme une compétition, ou un duel avec un gagnant et un perdant. Rien de très surprenant au pays des winners de challenges me direz-vous… Mais prouvons-le par l’exemple, ce sera l’occasion de voir quelques beaux numéros de musique, chant, danse, etc.
Au début de Délivrance de John Boorman, une scène préfigure tout le film : le duel banjo contre guitare, métaphore de la suite du film, un combat où le plouc des Appalaches écrase (et plus encore) l’aventurier venu de la Ville. Le tournage du film a commencé par cette scène. Dueling Banjos.
Ce duel est devenu un tel standard qu’il est repris par les Toy Dolls !!
Dernier post de cette longue série sur la géopolitique chez Brel !! Avant de le quitter, mentionnons que sa vision du monde ne résiste pas toujours à la vérification factuelle. Par exemple, promenez-vous dans Amsterdam. Vous ne verrez pas tellement de marins qui naissent dans la chaleur épaisse des langueurs océanes ou qui dansent comme des soleils crachés. Comme noté par les gentils garçons du groupe Parabellum, qui vont jusqu’à traiter Brel de « bouché au réel » puis d' »abruti » dans leur version d’Amsterdam ! On ne leur en veut pas… Ilot Amsterdam par Parabellum.
Ce blog n’est ni un journal intime ni un site de critique de spectacles, mais l’actualité récente m’oblige à déroger à quelques principes en vous racontant ma vie.
J’ai commencé (mercredi dernier) par aller voir Jeanne au Bûcher d’Arthur Honegger à l’Opéra de Lyon. Le metteur en scène avait décidé de planquer les chanteurs et le chœur dans les coulisses. On les entendait via une sonorisation médiocre. Si vous ne me croyez pas, lisez l’article dans Diapason, ici.
Puis samedi, je suis allé voir Renaud à la Halle Tony Garnier. Ça faisait plaisir d’apprendre que la chanson de Renaud préférée de Renaud est En cloque, de sentir tout l’amour que lui voue son public et tout et tout. Mais le pauvre n’a plus une once de voix. Heureusement, les spectateurs chantent à sa place.
Enfin, dimanche, je suis allé voir La Tragédie du roi Christophe d’Aimé Césaire au TNP de Villeurbanne : texte peu théâtral. Le metteur en scène et les acteurs font ce qu’ils peuvent, ou peut-être pas, mais comment le savoir ? L’acteur jouant le rôle principal ne vient même pas saluer à la fin. Voilà, trois des plus grandes salles de Lyon, trois spectacles au mieux moyens. Allez donc voir aux Célestins s’il n’y a pas aussi une daube pour compléter le tableau…
Alors ce week-end, dédaignez les grandes salles. Je vous suggère d’aller voir Alex Dandló à l’Obamo Café ce samedi 4 février à 20h30, 124 rue du Dauphiné, Lyon 3. Musique Latino bien ficelée, ambiance garantie !