Les Juifs et la chanson I – La chanson yiddish 11/14
La chanson yiddish qui a connu le plus grand succès est sans doute Bei mir bistu shein, à tel point que le public ignore parfois son origine. Écrite au départ pour une comédie musicale américaine en yiddish en 1932, la chanson reste confidentielle plusieurs années, avant que The Andrews Sisters n’en chantent une version jazzy en 1937. Le titre est germanisé en Bei mir bist du schön, et la chanson obtient un immense succès dans le monde entier, y compris dans l’Allemagne nazie (jusqu’à que l’origine de la chanson conduise à son interdiction).
Je n’ai pas trouvé d’enregistrement antérieur aux Andrew Sisters. Bei mir bistu shein.
Les Juifs et la chanson I – La chanson yiddish 10/14
À partir d’aujourd’hui, on écoute quelques standards de la musique yiddish. Le plus célèbre est probablement A yiddishe mame. La grande Billie Holiday (qui fait son entrée au 934e billet du blog) l’a même chanté. L’enregistrement n’est pas très bon, j’ai l’impression que les paroles sont en anglais.
Charles Aznavour en a chanté une version française.
Les Juifs et la chanson I – La chanson yiddish 8/14
Il y a un répertoire assez abondant de tangos chantés en yiddish. Un exemple, Tangele, par Lloica Czackis.
Si vous voulez entendre un peu de chanson en yiddish, vous pouvez aller au spectacle Oyfn Veg, cabaret yiddish, à l’espace Hillel à Lyon, samedi 9 novembre 2019 à 20h30. Plus d’informations ici.
Les Juifs et la chanson I – La chanson yiddish 7/14
Autre artiste que j’ai découverte dans le coffret consacré à Elesdisc (voir le billet précédent) : Sarah Gorby (que mon correcteur d’orthographe tient à appeler Sarah Groggy !). Autant Dave Cash se rattache au swing, autant Sarah Gorby, qui a connu une longue carrière internationale, me semble plutôt pencher vers la chanson réaliste.
Les Juifs et la chanson I – La chanson yiddish 6/14
On part aujourd’hui à la découverte d’Elesdisc, un label de disques, créé à Paris par Léon Speiser après-guerre (« Eles » = L.S., initiales de Léon Speiser). Récemment, un coffret a été édité par l’Institut Européen des Musiques Juives, dont je recommande la visite du site web.
Ce coffret nous permet de redécouvrir des chanteurs yiddish parisiens de l’époque des cabarets. Comme Dave Cash et son swing à la Trenet. Ich hob schoin aza mazel.
Les Juifs et la chanson I – La chanson yiddish 3/14
La chanson yiddish survit aujourd’hui principalement dans le répertoire klezmer : la musique traditionnelle juive d’Europe de l’Est, teintée d’influences gitane et aujourd’hui de jazz. Le succès du klezmer occulte d’autres courants, le plus important étant peut-être le Yiddish art song. Je suis désolé d’appeler ce mouvement par son nom américain, mais je n’ai pas trouvé de nom français.
Le Yiddish art song a été créé au début XXe siècle à Saint-Petersbourg par quelques musiciens juifs. Son but était de collecter et réarranger le répertoire folklorique et de soutenir la composition ainsi que la mise en musique de la poésie yiddish. Ce dernier point l’apparente à la Mélodie française qui était à son apogée à la même époque.
Je vous propose une vidéo dénichée sur youtube, je n’ai pas retrouvé le titre de la chanson. Youtube indique les noms de Leon Lishner et Lazar Weiner, ce dernier étant probablement le compositeur.
Je vous propose aussi une longue vidéo de musique yiddish. Il s’agit de la captation d’un concert donné au YIVO à New-York (avec notamment Éléonore Biezunski, vue dans le dernier billet). Tout le début est consacré à du répertoire Yiddish art song, chanté par Eliza Bagg.