L’été Gainsbourg 10
On aborde une face plus sombre de Gainsbourg, son activité de plagiaire. Il a piqué quelques musiques par-ci par-là.
On écoute Akiwowo de Babatunde Olatunji, puis New York.
Le jardin aux chansons qui bifurquent
Une chanson par jour !
L’été Gainsbourg 10
On aborde une face plus sombre de Gainsbourg, son activité de plagiaire. Il a piqué quelques musiques par-ci par-là.
On écoute Akiwowo de Babatunde Olatunji, puis New York.
L’été Gainsbourg 9
Le Jardin a consacré plusieurs séries à la question popularisée par Serge Gainsbourg : la chanson est-elle un art majeur ou mineur ? J’ai eu la surprise de découvrir que la toute première chanson de Gainsbourg déposée à la SACEM posait cette question sous l’un de ses avatars : la place du poncif en chanson. Cette chanson-manifeste jette un éclairage intéressant sur l’œuvre de ce sacré Gainsbourg.
On écoute Les mots inutiles.
L’été Gainsbourg 8
Vous connaissez tous Gainsbarre, l’alter ego de Gainsbourg. Mais saviez que Serge Gainsbourg avait des faux papiers au nom de Lucien Guimbard pour échapper aux persécutions antisémites sous l’occupation ? Et ouais, c’est lui, Lucien Guimbard, on le trouve au hasard.
On écoute Ecce Homo.
L’été Gainsbourg 7
Dans la série consacrée aux chanteurs juifs, on notait que la plupart d’entre eux n’évoquaient qu’exceptionnellement leurs origines en chanson. Et quand ils le font, c’est presque toujours sur un mode intime ou allusif. Encore une fois, Gainsbourg fait exception, avec plusieurs chansons qu’on va égrener au long de cette série d’été. La chanson du jour est un reggae, musique du mouvement rastafari inspiré en partie de l’ancien testament.
On écoute Juif et Dieu.
L’été Gainsbourg 6
Un truc étonnant avec Gainsbourg, c’est que quand je prépare une série sur n’importe quel sujet, je trouve toujours une chanson de Gainsbourg. Par exemple, hier, allez savoir pourquoi, je réfléchis à une série sur les tatouages en chanson. Le sujet est vraiment des plus étranges. Paf, une chanson de Gainsbourg.
On écoute Jérémie Tatoué.
L’été Gainsbourg 5
J’ai consacré plusieurs séries à la place des juifs dans la chanson. Notamment une sur la Shoah. Le sujet est difficile à traiter en chanson, mais il y a finalement une discographie assez abondante. Comme sur d’autres sujets, Gainsbourg se distingue. Ce grand provocateur, si explicite quand il s’agit de sexe, recoure là à une approche subtile et contournée. Il glisse au milieu de Rock around the bunker, son concept-album consacré au nazisme, une chanson dont on se demande ce qu’elle fabrique là, puisqu’elle est la seule à ne pas évoquer explicitement la période : Smoke gets in your eyes. Et puis le double-sens des paroles et du titre devient évident. Smokes gets in your eyes, quelle évocation plus discrète et poignante des crématoires et de leurs cheminées ?
So I smile and say
When a lovely flame dies
Smoke gets in your eyes
On écoute Smokes gets in your eyes.
L’été Gainsbourg 4
Pour la série consacrée à l’alcool, j’ai trouvé une chanson de Gainsbourg… ce grand alcoolique n’a pas tellement chanté son plus grand vice. Il y consacre cependant une belle chanson dans le style rive gauche teinté de réalisme de ses débuts.
On écoute L’alcool.
L’été Gainsbourg 3
Le blog a consacré une série à Paul Verlaine, spécifiquement à son nom qui est très souvent cité dans les paroles de chansons. On a tenté quelques explications. Gainsbourg contribue à ce phénomène, un peu mieux que d’autres, tel Pierre Bachelet qui ne trouve rien de mieux que de faire rimer cet amateur d’absinthe avec verveine. Comme souvent, Gainsbourg est précis et ses paroles vont un rien plus loin que celles des confrères. Il ne cite pas Verlaine juste pour une rime ou un vague clin d’œil : il entremêle ses paroles avec d’authentiques vers du maître de la chanson grise. Voyez La chanson d’automne de Verlaine :
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
On écoute Je suis venu te dire que je m’en vais.
L’été Gainsbourg 2
Nos grandes écoles et classes prépa, phénomène social d’importance, ne laissent que peu de traces dans la chanson. Sauf chez Gainsbourg donc (voir le billet précédent). J’ai toujours trouvé amusant ce passage de Tandem, chanson de Gainsbourg écrite pour Vanessa Paradis :
T’es fort en thème,
Math élem,
Mais en maths sup,
Tu deviens blème
On écoute Tandem.
Bon, Gainsbourg n’est pas le seul … Ici et là, d’Alain Souchon.
L’été Gainsbourg 1
Lorsque j’ai commencé ce blog, je n’étais pas spécialement fan de Gainsbourg. J’aimais bien ses chansons les plus connues et je trouvais un peu bidon le personnage de provocateur de sa fin de carrière. Au fil des séries, j’ai eu la surprise de voir que sur presque chaque sujet, important ou futile, il y avait une chanson de Gainsbourg, et souvent originale ou à contre courant des autres. Alors, cet été, je souhaiterais partager cette surprise avec vous : on fait le point sur Gainsbourg.
Le sujet est parmi les plus rabâchés : il y a une foule de podcasts, de livres sur sa vie … Je ne vais pas essayer concurrencer les armées de biographes, et de journalistes qui tentent de percer son mystère. Je vous invite simplement à l’écoute quotidienne d’une chanson, généralement déjà passée dans le blog. Alors, c’est parti pour l’été Gainsbourg, chaque jour une chanson et on se retrouve à la rentrée !
Dès le troisième billet de ce blog, j’ai passé deux chansons de Gainsbourg. Je m’étonnais qu’il recoure à une expression de polytechnicien : « la botte ». Sur Wikipedia, je lis : « La botte désigne les élèves ayant le meilleur classement, susceptibles d’intégrer un corps prestigieux. » L’expression est si peu connue que de nombreux sites de paroles font une erreur en indiquant « mode » à la place de « botte » (tapez juste le titre de la chanson dans votre moteur préféré, vous verrez). Mais écoutez la chanson, c’est bien « botte ».
Jusqu’à neuf, c’est OK, tu es « in »
Après quoi, tu es KO, tu es « out »
C’est idem pour la boxe
Le ciné, la botte et le cash box
On écouté Qui est in, qui est out.