Grave en musique classique

Ambitus, tessiture et notes extrêmes 9/11
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Vous pensez peut-être qu’en chant classique, prétendument plus exigeant, on va trouver des morceaux avec encore plus d’ambitus, de graves et d’aigus ? En fait non, et pour deux raisons. En chant classique, on prête une grande attention au timbre, ce qui fait qu’on y utilise peu les notes extrêmes, jugées peu esthétiques. Ensuite, le chant classique s’est développé sans amplification, le chanteur doit se faire entendre, ce qui est très difficile dans le grave.

Je vous propose tout de même Les vêpres de Rachmaninov. Ça se termine sur un si bémol. C’est grave, mais on est presque une octave au-dessus du Rainbow of love.

Dans la Messe de Notre-Dame de Guillaume de Machaut par le collectif Grain de la voix, on entend un la (ou peut-être même la bémol) trois lignes sous la clef de fa, c’est ce que je connais de plus grave en classique, mais dites-moi… Vous pouvez entendre la note à 58:55, chantée par Jean-Christophe Brizard.

La Messe de Notre-Dame est le plus ancien chœur à quatre voix dont on ait gardé la partition. Il y a des débats sans fin pour savoir comment retrouver les sonorités d’origine, perdues à jamais. J’aime bien cette version… et sa basse incroyablement basse !

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9 commentaires sur “Grave en musique classique

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