Thiéfaine nous confirme aujourd’hui son addiction au nombre. 113ème cigarette sans dormir.
Puisque c’est « addiction au nombre » aujourd’hui, je vous pose une énigme mathématique. Supposez qu’avec trois mégots on puisse reconstituer une cigarette. Un clochard possède dix mégots. Combien peut-il fumer de cigarettes ? Réponse dans le prochain billet.
« Le Wifi , c’est pour les jeunes. Dieu, c’est pour les vieux. Chacun son placebo. » Que serait-on sans Le Wifi ou Dieu pour supporter l’actualité de notre réclusion ?
D’ailleurs, comment, reclus et sans internet, ferait-on même pour écouter Liz van Deuq nous promettre Du léger, le ciel et un ballon ?
Vivement qu’on nous libère, qu’on nous renvoie au travail ou à l’école, que les musiciens en devenir puissent s’éclater Au conservatoire.
… et le Supporter à son match de foot !
Euh ? Non ! Pas sûr. Pas le foot. Vivement les concerts dans les petites salles. En tout cas, pas question de vieillir à tourner en rond chacun dans son bocal même si je me fous de prendre Des rides
Le blog ré-entre en mode pause clope pour quelques jours. Yves Montand chante Fumer le cigare.
Il parait que suite à l’embargo de Cuba, Nixon a demandé à Kissinger de détruire tous les cigares cubains en sa possession. Quelques temps après, il lui a demandé : « Henry, avez-vous bien détruit tous ces cigares ?». Réponse : « Oui monsieur le président. Je les ai brûlés. Un par un. ».
Je vous propose une pub d’une marque bien oubliée, Du Maurier.
Pas de devinette aujourd’hui, simplement la réponse à la devinette d’hier. On demandait quel alexandrin de Brassens est obtenu en recollant les titres de trois chansons.
Dans mon Panthéon inversé (car au Panthéon, des vers bouffent des gens, tandis qu’ici des gens bouffent des vers), il s’agit de son meilleur vers, digne des anthologies :
Bel ami, Seul ce soir, J’ai pleuré sur tes pas
Il vient de la chanson Honte à qui peut chanter, bravo à Arnaud pour l’avoir trouvé dès potron-minet.
Bel ami, par Tino Rossi.
Seul ce soir, par Léo Marjane.
J’ai pleuré sur tes pas, par André Claveau. Ce chanteur était l’un des plus célèbres et appréciés en son temps, avant de sombrer dans un oubli presque complet. Injustice suprême : n’apparaître pour la première fois qu’au 1057e billet de ce blog !
Et puis Honte à qui peut chanter, par Maxime Le Forestier.
Maintenant, la collecte de plus beaux vers de Brassens des lecteurs:
Selon Nadia :
– Aie, vous m’avez fêlé le postérieur en deux !
– Il est morne, il est taciturne, il préside aux choses du temps (super chanson pour se réveiller le matin sous la douche)
– En priant dieu qu’il fit du vent, qu’il fit du vent
Selon Arnaud Chalaud :
Pour le vers, j’aime beaucoup ce qu’il dit de la mort qui mettra Oncle Archibald hors de portée Des chiens, des loups, des hommes et des imbéciles…
une belle gradation…
Pour Patrick Hannais :
Pour la phrase il y a pléthore mais en ce moment j’aime beaucoup « JE NE CROIS PAS UN MOT DE TOUTES CES HISTOIRES… »
Diego68 nous propose: Je reçus de l’amour la première leçon, // Avalai la première arête.
NP nous propose : Il suffit de passer le pont C’est tout de suite l’aventure
Moi je vous l’ai dit, c’est « Bel ami, Seul ce soir, J’ai pleuré sur tes pas ». Et puis j’ai un faible pour ce passage de La femme d’Hector,
Chantons pas la langue des dieux Pour les balourds, les fess’-mathieux, Les paltoquets, ni les bobèches Les foutriquets, ni les pimbêches.
Je vous rappelle que j’attends toujours vos vers préférés chez Brassens ! Je fais le point demain sur les différentes propositions.
Devinette du jour : quel alexandrin de Brassens est obtenu en recollant les titres de trois chansons ?
Réponse à la devinette d’hier. On demandait quelle célébrité a la particularité de voir son nom cité dans des chansons de Adamo, Alizée, Art Mengo, Pierre Bachelet, Barbara, Didier Barbelivien, Claude Barzotti, Bénabar, Benjamin Biolay, Georges Brassens, Jean-Roger Caussimon, Alain Chamfort, Julien Clerc, Vincent Delerm, Bob Dylan, Lara Fabian, Jean Ferrat, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, Mark Knopfler, Serge Lama, Allain Leprest, Yves Montand, Mouloudji, Pascal Obispo, Pierre Perret, Renaud, Yves Simon, Charles Trenet et Zazie.
Il s’agit bien sûr de Paul Verlaine, bravo a Pierre Delorme qui a trouvé la réponse le premier, suivi de près par Patrick Hannais et Nadia (de Meylan). Simon me propose même une chanson à ajouter à la liste, Rive gauche d’Alain Souchon qui n’hésite pas à couper en deux le nom de ce pauvre Verlaine. Vous pouvez retourner voir la série qu’on a consacré à cet étrange phénomène, ici. Je ne vais pas vous passer toutes les chansons… Je me contente d’une des plus inattendues : Bob Dylan, You’re gonna make me lonesome when you go.
Et si vous ne me croyez pas, voici la liste des chansons, allez-y voir !
Pauvre Verlaine, Adamo À cause de l’automne, Alizée L’enterrement de la lune, Art Mengo En ce temps là j’avais 20 ans, Pierre Bachelet La Solitude, Barbara Gottingen, Barbara Hop Là !, Barbara L’absinthe, Barbara Dinky Toys, Didier Barbelivien Quitter l’autoroute, Didier Barbelivien Je ne t’écrirai plus, Claude Barzotti Remember Paris, Bénabar Si tu suis mon regard, Benjamin Biolay À Mireille [parlé, texte de Paul Fort], Georges Brassens L’enterrement de Verlaine [parlé, texte de Paul Fort, mais il existe des versions chantées], Georges Brassens Paris jadis, Jean-Roger Caussimon Jamais je t’aime, Alain Chamfort Hélène, Julien Clerc Les chanteurs sont tous les mêmes, Vincent Delerm You’re gonna make me lonesome when you go, Bob Dylan La différence, Lara Fabian Les poètes, Jean Ferrat Ma môme, Jean Ferrat Blues, Léo Ferré La fortune, Léo Ferré Paris, Léo Ferré À Saint-Germain des Prés, Léo Ferré Monsieur Barclay, de Léo Ferré Je suis venu te dire que je m’en vais, Serge Gainsbourg Metroland, Mark Knopfler Jardins ouvriers, Serge Lama Des éclairs et des révolvers, Serge Lama Neige, Serge Lama Pauvre Lélian, Allain Leprest Ma môme, ma p’tite môme, Yves Montand Rue de Crimée, Marcel Mouloudji Et bleu…, Pascal Obispo Je rentre, Pascal Obispo Ce qu’on voit… allée Rimbaud, Pascal Obispo L’arbre si beau, Pierre Perret T’as pas la couleur, Pierre Perret La femme grillagée, Pierre Perret Peau Aime [parlé], Renaud Mon bistrot préféré, Renaud Les gauloises bleues, Yves Simon Aux fontaines de la cloche, Charles Trenet Ohé Paris, Charles Trenet Adam et Yves, Zazie
Devinette du jour : quelle célébrité a la particularité de voir son nom cité dans des chansons de Adamo, Alizée, Art Mengo, Pierre Bachelet, Barbara, Didier Barbelivien, Claude Barzotti, Bénabar, Benjamin Biolay, Georges Brassens, Jean-Roger Caussimon, Alain Chamfort, Julien Clerc, Vincent Delerm, Bob Dylan, Lara Fabian, Jean Ferrat, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, Mark Knopfler, Serge Lama, Allain Leprest, Yves Montand, Mouloudji, Pascal Obispo, Pierre Perret, Renaud, Yves Simon, Charles Trenet et Zazie ?
Les fidèles du blogs doivent pouvoir trouver facilement. Léo Ferré va jusqu’à citer notre mystérieuse célébrité dans cinq chansons, Barbara dans quatre.
Réponse à la devinette d’hier. On demandait quel toponyme est cité dans le plus grand nombre de chansons de Georges Brassens, après « Paris », « Espagne » et « France ». Bravo à Diego qui a le premier proposé la bonne réponse. Il s’agit de « Cythère », mentionnée dans six chansons. Je plains ceux qui ont cherché la réponse en écoutant systématiquement les douze albums de Brassens dans leur ordre de sortie, parce que la première occurrence de « Cythère » se trouve seulement à la 8e piste du 7e album ! En plus, les suivantes sont dans le 9e album, le 11e, puis dans divers inédits. Je vous passe Les amours d’antan, 8e piste du 7e album donc.
Les autres chansons : Je bivouaque au pays de Cocagne, L’andropause, Le bulletin de santé, Quatre-vingt quinze pour cent et S’faire enculer (où l’on remercie Brassens de ne pas nous avoir gratifié de la rime avec « clystère »).
Réponse à la question subsidiaire. Le seul toponyme désignant un endroit situé en Amérique (Nord et Sud confondus) cité par Brassens est « Pérou », dans Gastibelza, adaptation d’un poème de Victor Hugo. Bravo encore à Diego qui a trouvé le premier. JF nous propose l’Eldorado, qui apparaît dans Le père Noël et la petite fille. Son statut de toponyme est problématique, mais pourquoi pas… il y aurait donc deux toponymes américains chez ce sacré Brassens. Il est aussi question d’un « bar américain » dans Le moyenâgeux et une sorte de scène de western est racontée dans La visite, mais ça ne répond pas vraiment à la question. Sur la vidéo, curieusement Brassens oublie de dire « Pérou », comme s’il rechignait vraiment à nous parler d’Amérique !
Devinette du jour : Brassens cite souvent des toponymes. Environ 170 d’entre eux ont l’honneur de figurer dans au moins l’une de ses chansons. On va d’ailleurs consacrer une série à la géographie de Brassens un de ces jours. Le toponyme le plus cité est bien sûr « Paris » (directement dans 11 chansons, beaucoup plus par allusions), suivi par « Espagne » (9 chansons) et « France » (8 chansons). Mais quel est le quatrième de ce curieux palmarès ? Ce n’est pas facile à deviner, il est bien moins connu…
Question subsidiaire : de tous ces toponymes, un seul est en Amérique (Nord et Sud confondus). Lequel ?
Réponse à la devinette d’hier. On demandait dans quelle chanson Johnny Hallyday tombe dans un repli d’espace-temps. Bravo à Simon qui a trouvé le premier la bonne réponse. Il s’agit des Chiens de paille, où Johnny raconte un truc qui se passe « fin août, début juillet ». Enfin par là quoi, vers la fin du confinement.
En ce moment, le moins que l’on puisse dire est que La ville est tranquille.
Je me souviens, aujourd’hui que tous les jours se ressemblent, de ces Dimanche 18h qui étaient déjà un lundi.
Les occasions ne manquent pas de penser Je me souviens.
Denis Rivet chante les cœurs inaccessibles dans Permafrost…
…et cherche le chemin pour les toucher, du moins l’un d’entre eux, dans Dis-moi comment.
Ça c’est avant. Pendant, on ne sait pas. Puis, il y a l’Après.
Denis Rivet c’est aussi un ciné concert, Vol 404, avec King Kong Vahiné
que je ne peux que vous encourager à aller voir et écouter lorsque les salles
obscures seront rouvertes.