Livraison bakchich prodigieux pour régime de l’Amérique 2bis/8
Pascal de Lyon propose une chanson sur la guerre de sécession. Idée de « ferme à trolls de Poutine » pour reprendre sa propre expression, idée probablement destinée à encore diviser les Américains. When Johnny comes marching home.
Il me signale que recherches sur son moteur de recherche préféré l’ont amené à La chevauchée des Valkyries de Richard Wagner. Woody Allen disait « quand j’écoute trop Wagner, j’ai envie d’envahir la Pologne », alors de grâce, pas de Wagner pour l’hymne national américain. Extrait du film Apocalypse now.
Livraison bakchich prodigieux pour régime de l’Amérique 2/8
On le verra dans cette série, les Américains ont un rapport très fort à leur hymne, et presque chaque chanteur ou chanteuse étasunienne connue a donné sa version de The star-spangled banner. Je vous propose aujourd’hui celle des Jackson 5. Malgré le son pas très bon, je suis comme toujours fasciné par le talent pur du jeune Michael.
Alors pourquoi pas un nouvel hymne national puisé au répertoire de Michael Jackson ? Il n’a pas tellement chanté de chanson politique. They don’t care about us peut-être ?
Je proposerais plutôt ABC, pour sa valeur musicale et sa célébration des valeurs américaines que sont la simplicité et le pragmatisme.
Livraison bakchich prodigieux pour régime de l’Amérique 1/8
Les lecteurs de ce blog ont noté depuis longtemps qu’il ne suit pas l’actualité. Pour s’en réjouir, le regretter, ou bien sûr s’en tamponner. C’est à la fois par parti pris et pour des raisons pratiques : alors que certaines séries sont en préparation pendant des mois ou même des années, comment suivre l’actualité ? Car je n’ai pas que ça à faire…
Mais l’actualité est vraiment brûlante ces temps-ci. Alors, à l’instar de Borat Sagdiyev, je propose une « livraison bakchich prodigieux pour régime de l’Amérique ». Et oui, offrons à l’Amérique rien moins qu’un nouvel hymne national. Elle en a grand besoin, et qui mieux qu’un blog de chansons peut proposer un hymne ? Chères lectrices, chers lecteurs, proposez, proposez : un nouvel hymne national pour l’Amérique ! Si on se dépêche, il sera peut-être chanté à l’investiture du nouveau président, ça ferait de la pub au Jardin, alors merci de vite trouver un truc, n’importe quoi.
En attendant, étudions en détail l’hymne actuel, The star-spangled banner (la bannière étoilée). Sa musique est tirée d’une chanson à boire et ses paroles relatent un épisode héroïque d’une bataille contre les Anglais en 1812. Je ne vais pas recopier plus longuement Wikipedia, écoutons-le dès aujourd’hui. Puisqu’ici les chansons bifurquent, je propose de commencer par la version des Chœurs de l’Armée rouge. Extrait de l’album Les Chœurs de l’Armée rouge en hommage à l’Amérique.
Pour ce dernier billet sur le vin et l’alcool, je vous ai réservé le meilleur poème et la meilleure chanson. Le poison de Charles Baudelaire.
Le vin sait revêtir le plus sordide bouge D’un luxe miraculeux, Et fait surgir plus d’un portique fabuleux Dans l’or de sa vapeur rouge, Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.
L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes, Projette l’illimité, Approfondit le temps, creuse la volupté, Et de plaisirs noirs et mornes Remplit l’âme au-delà de sa capacité.
Tout cela ne vaut pas le poison qui découle De tes yeux, de tes yeux verts, Lacs où mon âme tremble et se voit à l’envers ; — Mes songes viennent en foule Pour se désaltérer à ces gouffres amers.
Tout cela ne vaut pas le terrible prodige De ta salive qui mord, Qui plonge dans l’oubli mon âme sans remord, Et, charriant le vertige, La roule défaillante aux rives de la mort !
Céline Caussimon nous chante Rapporte moi des alcools forts.
Enivrez-vous de Charles Baudelaire.
Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous !
Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront, il est l’heure de s’enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.