Jacques Brel nous a gratifiés de trois chansons avinées. Une pathétique, une comique, et une chanson à boire. À savoir respectivement L’ivrogne, Parfaitement à jeun et Ça sent la bière. Je vous passe L’ivrogne.
Sinon, je me demande qui était le premier artiste alcoolique. Non pas un qui, par coïncidence, serait à la fois artiste et alcoolique. Je veux dire un dont le génie procède de la déchéance et réciproquement. Je vote pour Gérard de Nerval, dont la descendance est prodigieuse, du Cercle des hydropathes au « sex drug and rock’n roll » en passant par Verlaine, Dimey et Gainsbourg. Vous noterez que l’avènement de l’artiste maudit, alcoolique ou drogué, est concomitante de celle du romantisme, qui exaltait les paysages parsemés de ruines. Concomitant aussi du début de la révolution industrielle. L’augmentation des rendements permet de diffuser plus largement le vin, que l’on peut boire pur et non plus coupé d’eau. L’alcool : l’une des drogues les plus dures selon de nombreuses études médicales, et qui permet de supporter le monde nouveau. Le travail, plaie des classes qui boivent comme disait Oscar Wilde.
Petit piqueton de Mareuil, Plus clairet qu’un vin d’Argenteuil, Que ta saveur est souveraine ! Les Romains ne t’ont pas compris Lorsqu’habitant l’ancien Paris Ils te préféraient le Surène.
Ta liqueur rose, ô joli vin ! Semble faite du sang divin De quelque nymphe bocagère ; Tu perles au bord désiré D’un verre à côtes, coloré Par les teintes de la fougère.
Tu me guéris pendant l’été De la soif qu’un vin plus vanté M’avait laissé depuis la veille ; Ton goût suret, mais doux aussi, Happant mon palais épaissi, Me rafraîchit quand je m’éveille.
Eh quoi ! si gai dès le matin, Je foule d’un pied incertain Le sentier où verdit ton pampre !… – Et je n’ai pas de Richelet Pour finir ce docte couplet… Et trouver une rime en ampre.
On aborde aujourd’hui le jeu de go, que j’ai beaucoup pratiqué et dont j’ai trop rarement l’occasion de parler dans ce blog. Il faut dire que presque aucune chanson n’y fait référence à ma connaissance, en France du moins. Voilà un problème pour un blog de chansons. Le go est le plus vieux jeu du monde, l’un des plus simples par ses règles, et des plus complexes par ses variations. « Le go est une profondeur hermétique » dit un proverbe.
À défaut de chanson française, je vous propose le générique de Hikaru No Go, adaptation en dessin animé d’un manga japonais qui a eu un immense succès et a débarrassé le go de son image vieillotte (au Japon). Il raconte l’histoire de Hikaru, un jeune garçon qui apprend le jeu et gravit tous les échelons jusqu’à devenir joueur professionnel. En français, les paroles sont vraiment exécrables. Comme Pierre Delanoë nous manque… C’est dommage que la chanson ne soit pas à la hauteur, parce que Hikaru No Go est très bien documenté. Toutes les parties ont été visées par des joueurs professionnels, c’est particulièrement crédible quant au jeu (le cas n’est pas si fréquent, voir le premier billet de la série consacré au jeu d’échecs).
En japonais, au moins on ne comprend rien, ça repose.
Tout comme le bridge, le go ne manque pas de poésie. Mais je dirais que la force de ses mots réside plus dans leur exotisme et leur surprenante résonance avec la vie courante que dans la poétique abstraite et mécanique des commentaires de parties de bridge. Aji Keishi, Shibori, Nozoki, Tenuki, Hamete, autant de concepts qui vous seront utiles tous les jours. Allez voir dans un club de go. Ou là.
Lors de stages organisés par la fédération française de go, il y a des concours de Kibitzer. Le kibitzer est un personnage qu’on rencontre dans tous les clubs de jeu : il ne joue pas, mais gâche les parties des autres en les commentant de sa voix forte. À propos, un joueur français connu, Denis Feldman nous propose sur son site des pastiches Jacques Brel, allez-y voir, ici.
Pour en savoir plus sur le go, je vous propose un film de Frédéric Donzet, champion de France 1985.
Les Juifs et la chanson V – Chansons de Corvol 7/10
Le village de Corvol l’Orgueilleux se trouve tout près de la ville de Clamecy, patrie de Claude Tillier, un écrivain peu connu du XIXe siècle. Il se trouve que son roman Mon oncle Benjamin était l’un des livres préférés de Georges Brassens, et aussi de Jacques Brel qui tient le rôle principal dans son adaptation au cinéma. Pour en savoir plus, regardez cette vidéo très intéressante de Georges Brassens et René Fallet, interviewés par Michel Polac.
Un personnage important du roman est le Docteur Minxit, apparemment inspiré de l’authentique médecin corvolois Thomas-François Belin. Je vous propose un extrait du film d’Édouard Molinaro avec Jacques Brel, et un peu de chanson à boire au début. Écoutez bien au début de la vidéo : « Vous docteur Minxit, mon respecté confrère de Corvol ».
Malheureusement, cette connexion entre la grande chanson française et le village de Corvol l’Orgueilleux ne transparait dans aucune chanson chantée aux colonies du CLEJ. Je lance un appel aux responsables de la commission pédagogique pour réparer d’urgence cette lacune ! Je propose Mourir pour mourir.
Le billet d’hier a suscité plusieurs commentaires d’anciens de Corvol. Je disais que la Shoah y était rarement évoqué en chanson. Rosette me signale Zog Nit Keynmol, chanté à certaines époques et qui a déjà été passé deux fois dans blog, ici et ici. Mathilde cite la même chanson, ainsi que le Chant des marais, passé dans le blog ici.
Les Juifs et la chanson IV – Image des juifs dans la chanson 2/19
Quand le mot « juif » apparaît dans une chanson, c’est rarement pour désigner un personnage particulier, ou pour souligner une qualité prêtée aux juifs. On va le voir dans ce billet, le « juif » dans la chanson est souvent abstrait, insipide, à l’antipode du « gitan », personnage récurrent à la personnalité forte et affublé de nombreuses qualités (voir ici). Il y a peu d’exceptions, retournez voir le billet consacré à Georges Moustaki pour en trouver une (ici).
« Juif » apparaît donc souvent dans des chansons énumératives, avec d’autres peuples, ou simplement adossé au nom d’une autre ethnie, comme pour se mettre à distance d’un antagonisme ou pour dissiper toute suspicion de racisme. Dans ce contexte, « juif » et « arabe » sont souvent cités ensemble, l’un justifiant l’autre et inversement, ou l’excusant. Les exemples sont assez nombreux et chacun peut interpréter le phénomène selon sa paranoïa propre, je vous laisse à vos méditations.
Plus belle chanson de la collection, Claude Nougaro, Sonnet à Mouloudji. Vous noterez que techniquement, il ne s’agit pas d’un sonnet, puisque l’avant-dernière strophe contient quatre vers, et que dans la dernière un vers ne rime avec aucun autre, sans que cela ne produise aucune gêne à l’écoute, c’est le génie créatif de Nougaro.
On me prend pour vous On vous prend pour moi Ressemblance féconde Du Juif et de l’Arabe
Kabyle de la Butte Sarrazin de Toulouse Ainsi se répercutent Dans du noir et du rouge
Je serais anarchiste Comme vous, cher frangin, S’il n’y avait là, qui geint Dans ma vierge âme bistre
Un ange, qu’on ne peut nier Et qui tient à nous mettre Dans le même panier
Chanson la plus surprenante dans notre étude, magnifique exemple de chanson énumérative : Le zizi de Pierre Perret, seul tube que j’ai trouvé pour cette série (et en sens seul véritable « tube » de toute la chanson française).
Celui d’un marin breton Qui avait perdu ses pompons Et celui d’un juif cossu Qui mesurait le tissu Celui d’un infirmier d’ambulance Qui clignotait dans les cas d’urgence
Le mot « juif » apparaît parfois dans des listes de victimes du racisme, comme dans Monsieur Machin de Nino Ferrer.
Vous n’aimez pas les nègres Vous n’aimez pas les juifs Vous aimez les gueuletons Dimanche après la messe Monsieur Machin, vous êtes mort en naissant
Ou encore, Cannabis, toujours de Nino Ferrer.
La crasse et le vide La gueule et l’angoisse La guerre aux métèques Nègres, Juifs ou chiens Ça n’fait rien
Pour dénoncer la télé-poubelle, Louis Chedid va même jusqu’à mettre dans le même sac racistes et victimes du racisme, dans Reality-Show.
Je m’adresse à tous les charognards Qui tirent sur la corde sensible Les chasseurs de sensationnel Vautours de la télé-poubelle Qui mélangent dans le même shaker Juifs, skins, nazis, beurs
Plus positivement, les juifs sont souvent cités dans des chansons célébrant l’unité du genre humain. Par exemple dans Mélangez-vous Pierre Perret.
Femme pleine de grâce Quand l’étranger à l’entour de ta maison passe Noir, Blanc, Juif ou Berbère Laisse ton cœur désigner celui qu’il préfère
Ou encore dans J’ai embrassé un flic de Renaud.
Nous étions des millions Entre République et Nation Protestants et catholiques Musulmans, juifs et laïcs Sous le regard bienveillant De quelques milliers de flics
Ou encore dans Oye Sapapaya de Doc Gyneco
Je suis nègre, juif et communiste Allez leur dire aux lepénistes
Dans la géographie imaginaire de Jacques Brel (voir ici), il y a une petite place pour les juifs et les noirs. « Ni le courage d’être juif, ni l’élégance d’être nègre » dit-il dans Voir un ami pleurer. J’observe que le judaïsme est très discret dans l’œuvre de Brel, mais s’il respecte la règle non-écrite consistant à toujours évoquer « juif » avec un autre peuple, il est aussi le seul de tout ce billet qui n’est pas dans une neutralité complète, puisque fidèle à son habitude de prêter une personnalité à tel ou tel peuple, il associe « juif » à une qualité.
Hubert-Félix Thiéfaine utilise aussi le mot juif dans une chanson énumérative. Le titre de la chanson est peut-être une provocation (Je suis partout était un journal antisémite sous l’occupation)… mais peut-être pas, à partir d’une certaine dose de THC dans le sang, c’est difficile de savoir. La chanson aurait eu sa place dans la série sur la Shoah si je l’avais trouvée à temps. Je suis partout.
je suis partout dans le héros, dans le vainqueur le médaillé qui fait son beurre dans la fille tondue qu’on trimbale à poil devant les cannibales dans le train Paris-gare d’Auschwitz entre les corps des amants juifs dans ces millions d’enfants gazés qu’on voudrait me faire oublier je suis partout partout partouze tendresse en s.o.s. eros über alles
Pour conclure ce billet, Philippe Katerine, dont je réalise petit à petit en travaillant à mon blog que toute l’œuvre est une sorte d’analyse critique de la chanson, pousse le dispositif jusqu’à l’absurde dans Juifs Arabes.
Suite à la série sur les pastiches d’écrivains (voir ici), plus lecteurs et lectrices m’ont envoyé divers pastiches de chansons (merci à Françoise, Hélène, Sylvette, Henri et Pascal).
D’abord, à la Brassens, le finement ne fait rien à l’affaire ! Isa Rety, Le con finement.
Ensuite à la Brel. Chauffe Les Goguettes ! T’as voulu voir le salon.
Pour finir mon préféré, de profundis coronavirus, Motet pour le temps de confinement, par Benoit Dumon.
Sinon, à partir de demain, il y a énigme, alors pour vous mettre en jambes, donnez-moi le secret caché derrière le titre de ce billet !!
Bienvenu sur le blog Le jardin aux chansons qui bifurquent : le blog qui explore la chanson à travers des séries thématiques ! Jacques Brel et Léo Ferré étaient d’authentiques misogynes, il n’y a aucun doute là-dessus. Pour Georges Brassens, la question est autrement plus complexe. Je vous propose un florilège de ses chansons les plus féministes et les plus misogynes.
Quand Brassens raconte l’histoire d’une blonde, il l’appelle Bécassine, mauvais point de départ. Mais la chanson est plutôt féministe.
Dans La complainte des filles de joie, il parle des putains sans misérabilisme ni complaisance, c’est plutôt rare en chanson, voir la série du blog sur la prostitution en chanson, ici.
Une difficulté de notre question, c’est l’anachronisme. On juge un chanteur né il y a presque un siècle sur des critères actuels, on tombe vite dans les débats stériles du type « Tintin est-il raciste ? ». Brassens est original de ce point de vue : homme du passé profond, ou même de sa réinvention, qui chante les dieux grecs, le moyen-âge, le cocu, la bergère ou le curé du village… mais qui chante aussi des chansons qui semblent en avance sur leur temps, comme Les croquants, qu’on appellerait aujourd’hui une chanson sur le « consentement » (tout comme Bécassine d’ailleurs).
Passons aux chansons misogynes. Tout d’abord, Misogynie à part. Le mot est dans le titre, c’est assez rare. Elle l’emmerde, on a compris.
Dans Une jolie fleur, il explique qu’en amour, on ne demande pas aux filles d’avoir inventé la poudre. Peut-être, mais aux hommes non plus en fait.
Une petite dernière, Les casseuses. Prenez garde au placement rythmique des paroles, c’est assez curieux et original.
Bon voilà, trois chansons partout, match nul. Pour faire avancer le débat à charge, on peut noter que tous les personnages féminins des chansons de Brassens sont toujours là pour dispenser de l’amour d’une manière ou d’une autre (comme mère, épouse, amante, putains, etc), il n’y a presque aucune exception (je mets le « presque » par pure précaution, je n’ai pas d’exception en tête… allez, peut-être les marchandes d’oignons du marché de Brive-La-Gaillarde). Alors que ses personnages masculins ont des rôles plus variés. Mais on peut probablement dire ça de toutes les chansons de son époque, voire même de celles d’aujourd’hui. Je note cependant que dans ses chansons féministes, Brassens recourt un peu plus à la généralisation que dans ses chansons machistes. L’existence même de chansons féministes est significative : quel chanteur de sa génération a chanté des chansons féministes ? Ma conclusion : ce bon Georges n’est pas du tout misogyne !
À ceux et celles qui voudraient malgré tout lui intenter un procès et obtenir que ses chansons soit à nouveau censurées, je vous donne une combine (mais je demande un pourcentage des dommages et intérêts) : donnez quelques échantillons de ce qu’on appellerait aujourd’hui la « culture du viol ». Dans La chasse aux papillons :
Sur sa bouche en feu qui criait: « sois sage » Il posa sa bouche en guis’ de bâillon Et c’fut l’plus charmant des remue-ménage Qu’on ait vu d’mémoire de papillons
Dans Le moyenâgeux :
Après une franche repue J’eusse aimé, toute honte bue Aller courir le cotillon Sur les pas de François Villon
Troussant la gueuse et la forçant Au cimetière des Innocents Mes amours de ce siècle-ci N’en aient aucune jalousie
Dans Je suis un voyou :
C’était une fille sage À bouche, que veux-tu J’ai croqué dans son corsage Les fruits défendus Elle m’a dit d’un ton sévère Qu’est-ce que tu fais là Mais elle m’a laissé faire Les filles, c’est comme ça
Puis, j’ai déchiré sa robe Sans l’avoir voulu Le bon Dieu me le pardonne Je n’y tenais plus
Jacques Brel est bien connu pour son « problème » avec les femmes, problème plus facile à mesurer (il est très gros) qu’à définir. Il avait toutes sortes de théories sur « l’homme » et « la femme », exposées très clairement dans la vidéo à suivre.
Une autre interview, avec Denise Glaser.
Dans ses chansons, Brel nous livre parfois de véritables exposés de doctrine misogyne. Les filles et les chiens.
Autre exemple dans son album testament, Les Marquises, sa chanson La ville s’endormait :
Mais les femmes toujours Ne ressemblent qu’aux femmes Et d’entre elles les connes Ne ressemblent qu’aux connes Et je ne suis pas bien sûr Comme chante un certain Qu’elles soient l’avenir de l’homme
Dans ce contexte globalement misogyne, on peut pour la défense de Brel noter son rapport original au sexe. Il en fait beaucoup moins mention que bien d’autres chanteurs comme Brassens, Gainsbourg ou Ferré, et presque jamais selon les modalités classiques : on ne retrouve ni le paillard, ni le graveleux, ni même la simple célébration du plaisir (en particulier du plaisir de l’homme). Brel qui avait une écriture pourtant très originale (une série sur son usage de la métonymie est en préparation) utilise souvent des métaphores assez banales quand il se situe à la frontière de l’amour et de la sensualité (« On a vu souvent rejaillir le feu / De l’ancien volcan qu’on croyait trop vieux » dans Ne me quitte pas, « Les garçons dans leurs rêves / Les filles dans leurs frissons » dans Les bergers, etc).
Lorsqu’il parle de sexe plus explicitement, c’est avec un point de vue qui détonne un peu. Dans Grand-mère, il évoque des amours lesbiennes (« grand-mère se tape la bonne »). Dans Le gaz, chanson un peu énigmatique, une sorte de maison close est évoquée, mais sans détails explicites. Dans Jef, Knokke-le-Zoute tango et Au suivant (sa seule chanson sur un sujet principalement sexuel), le point de vue est celui d’un homme faible, ou ridicule, ou moqué, et qui ne tire ni gloire ni plaisir de ses ébats effectifs ou projetés. Dans Parfaitement à jeun, une relation adultère ridiculise le narrateur, qui à son tour envisage de cocufier (« gnougnougnafer la femme d’André ») son chef par vengeance.
Une chanson intéressante : Les jardins du casino. Là encore le sexe est plutôt envisagé sous l’angle du sarcasme, mais cette fois, c’est la sexualité féminine :
Où glandouillent en papotant De vieilles vieilles qui ont la gratouille Et de moins vieilles qui ont la chatouille Et des messieurs qui ont le temps
Plus loin dans la chanson, on voit que la question est avant tout envisagé d’un point de vue social ou simplement reproductif :
Les jeunes filles rentrent aux tanières Sans ce jeune homme ou sans ce veuf Qui devait leur offrir la litière Où elles auraient pondu leur œuf
Dans La Chanson des vieux amants, le sexe n’est explicité que pour la femme, et du point de vue de son plaisir :
Bien sûr tu pris quelques amants Il fallait bien passer le temps Il faut bien que le corps exulte.
La seule mention un tant soit peu érotique que j’ai pu trouvé dans une chanson de Brel, c’est dans J’arrive :
J’arrive, j’arrive Mais qu’est-ce que j’aurais bien aimé Encore une fois remplir d’étoiles Un corps qui tremble et tomber mort Brûlé d’amour, le cœur en cendres
Là encore, Brel évoque le sexe du point de vue du plaisir de sa partenaire, manière bien peu machiste d’envisager la question. À l’heure où les débats féministes portent beaucoup sur la drague lourde, le harcèlement voire le viol, un regard sur Brel à travers ce seul prisme donnerait plutôt l’image d’un chanteur féministe …